Il paraît qu’inconsciemment on pense tous au moins une fois par jour à 2 choses: le sexe et la mort. La première, d’abord tabou, n’a plus grand chose d’inconnu une fois l’adolescence passée. Mais la deuxième, tout au long de notre vie, nous fascine autant qu’elle nous effraie, à tel point que beaucoup aujourd’hui cherchent le moyen de la repousser au maximum, voire même de l’annihiler définitivement… Mais si on y parvenait, à quoi ressemblerait notre monde? Comment les nouveaux venus trouveraient leur place dans notre société, face à des adultes qui ne vieilliront jamais? Thomas Cailley, réalisateur du film « Les Combattants » s’est posé la question. Sa réponse, c’est la série « Ad Vitam »!

Un contexte d’éternité sur thème de mort…

Dans cette série, l’humanité a réussi à vaincre la mort grâce au procédé de la « régénération », qui permet aux cellules de se régénérer et donc d’éradiquer les maladies dégénératives et, par la même occasion, le vieillissement du corps. Darius, flic à l’aube de ses 120 ans, enquête sur une série de suicides de mineurs. Pour l’épauler, il fait appel aux services de Christa, jeune femme faisant autrefois partie d’un groupe qui causa une vague de suicides collectifs 10 ans plus tôt. Ayant des avis très divergents sur le fonctionnement du monde actuel, ils vont devoir apprendre l’un de l’autre pour tenter de trouver ce qui se cache derrière ces morts.

Ad Vitam

L’ambiance est parfois presque onirique ©Arte

Nouvelle création originale de la chaîne ARTE, « Ad Vitam » est un thriller policier sur fond de science-fiction dystopique. Le futur qui nous est dépeint est très semblable à notre société actuelle à la seule différence que, s’il est apte, un humain peut choisir dès ses 30 ans d’avoir recours à la « régénération » pour ne plus vieillir. On se rapproche assez d’un scénario à la « Black Mirror« , et ce concept est tout aussi simple qu’il en devient génial! Car en parallèle de la thématique de la vie éternelle, le film pousse à fond le conflit générationnel entre les mineurs (personnes de moins de 30 ans) et les régénérés. Thomas Cailley aborde avec justesse plusieurs sujets très actuels et qui parlent à tous: la détresse de la jeunesse face au manque d’emploi et de considération, la difficulté pour les personnes plus âgées de se reconvertir professionnellement, la responsabilité de faire un enfant dans un monde de plus en plus compliqué, le suicide des adolescents, la marginalisation des gens qui refusent le système… De près ou de loin, ces thématiques nous parlent et nous permettent de facilement nous identifier aux personnages.

Une mise en scène vivante pour des acteurs mortels…

Bien qu’on pourrait penser au premier abord que la réalisation est un peu fade, celle-ci fourmille d’idées brillantes et d’imageries assez fascinantes parsemées tout au long des 6 épisodes. Le réalisateur a fait le choix de troquer les effets spéciaux numériques contre une mise en scène ultra-sensorielle. Merci pour ça Thomas! Parce qu’en faisant ce choix, il peut jouer sur plusieurs tableaux: thriller, mélodrame, contemplatif… On y retrouve aussi un contraste permanent entre des lieux plein de vie (qui regroupent pourtant des gens qui acceptent leur mortalité) et les lieux aseptisés ou vivent les régénérés. Contraste qu’on retrouve jusque dans la symbolique des couleurs (l’opposition du rose et du bleu) et l’omniprésence de la méduse, animal démesuré servant au processus de « régénération » qui ne peut que subir le courant qui l’emporte.

Garrence Marillier est impressionnante d’intensité ©Arte

Mais « Ad Vitam » c’est aussi un parcours de personnages. Celui d’un flic centenaire désabusé proche d’une reconversion forcée et d’une jeune femme en quête de sens à sa vie dans une société qui n’a plus besoin des jeunes. Yvan Attal donne à Darius ce côté blasé qu’on lui connaît, avec une touche de subtilité qui donne une présence indéniable à l’inspecteur. Mais aussi bon qu’il soit, c’est bien sa jeune partenaire qui tire son épingle du jeu! Garance Marrillier confirme ici après « Grave » son attirance pour les rôles intenses, en apportant à Christa son magnétisme naturel couplé à un regard presque sauvage. Et les second rôles, Niels Schneider en tête, font tous preuve de talent pour rendre cette épopée saisissante.

En défruinitive, « Ad Vitam » est une petite pépite de série made in France! La série étant disponible en intégralité en VOD sur le site d’ARTE , ne passez surtout pas à côté!! C’est là que ça se passe 😉

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Il paraît qu'inconsciemment on pense tous au moins une fois par jour à 2 choses: le sexe et la mort. La première, d'abord tabou, n'a plus grand chose d'inconnu une fois l'adolescence passée. Mais la deuxième, tout au long de notre vie, nous fascine autant qu'elle nous effraie, à tel point que beaucoup aujourd'hui cherchent le moyen de la repousser au maximum, voire même de l'annihiler définitivement... Mais si on y parvenait, à quoi ressemblerait notre monde? Comment les nouveaux venus trouveraient leur place dans notre société, face à des adultes qui ne vieilliront jamais? Thomas Cailley, réalisateur du film "Les Combattants" s'est posé la question. Sa réponse, c'est la série "Ad Vitam"!

Un contexte d'éternité sur thème de mort...

Dans cette série, l'humanité a réussi à vaincre la mort grâce au procédé de la "régénération", qui permet aux cellules de se régénérer et donc d'éradiquer les maladies dégénératives et, par la même occasion, le vieillissement du corps. Darius, flic à l'aube de ses 120 ans, enquête sur une série de suicides de mineurs. Pour l'épauler, il fait appel aux services de Christa, jeune femme faisant autrefois partie d'un groupe qui causa une vague de suicides collectifs 10 ans plus tôt. Ayant des avis très divergents sur le fonctionnement du monde actuel, ils vont devoir apprendre l'un de l'autre pour tenter de trouver ce qui se cache derrière ces morts.

Ad Vitam

L'ambiance est parfois presque onirique ©Arte

Nouvelle création originale de la chaîne ARTE, "Ad Vitam" est un thriller policier sur fond de science-fiction dystopique. Le futur qui nous est dépeint est très semblable à notre société actuelle à la seule différence que, s'il est apte, un humain peut choisir dès ses 30 ans d'avoir recours à la "régénération" pour ne plus vieillir. On se rapproche assez d'un scénario à la "Black Mirror", et ce concept est tout aussi simple qu'il en devient génial! Car en parallèle de la thématique de la vie éternelle, le film pousse à fond le conflit générationnel entre les mineurs (personnes de moins de 30 ans) et les régénérés. Thomas Cailley aborde avec justesse plusieurs sujets très actuels et qui parlent à tous: la détresse de la jeunesse face au manque d'emploi et de considération, la difficulté pour les personnes plus âgées de se reconvertir professionnellement, la responsabilité de faire un enfant dans un monde de plus en plus compliqué, le suicide des adolescents, la marginalisation des gens qui refusent le système... De près ou de loin, ces thématiques nous parlent et nous permettent de facilement nous identifier aux personnages.

Une mise en scène vivante pour des acteurs mortels...

Bien qu'on pourrait penser au premier abord que la réalisation est un peu fade, celle-ci fourmille d'idées brillantes et d'imageries assez fascinantes parsemées tout au long des 6 épisodes. Le réalisateur a fait le choix de troquer les effets spéciaux numériques contre une mise en scène ultra-sensorielle. Merci pour ça Thomas! Parce qu'en faisant ce choix, il peut jouer sur plusieurs tableaux: thriller, mélodrame, contemplatif... On y retrouve aussi un contraste permanent entre des lieux plein de vie (qui regroupent pourtant des gens qui acceptent leur mortalité) et les lieux aseptisés ou vivent les régénérés. Contraste qu'on retrouve jusque dans la symbolique des couleurs (l'opposition du rose et du bleu) et l'omniprésence de la méduse, animal démesuré servant au processus de "régénération" qui ne peut que subir le courant qui l'emporte.

Garrence Marillier est impressionnante d'intensité ©Arte

Mais "Ad Vitam" c'est aussi un parcours de personnages. Celui d'un flic centenaire désabusé proche d'une reconversion forcée et d'une jeune femme en quête de sens à sa vie dans une société qui n'a plus besoin des jeunes. Yvan Attal donne à Darius ce côté blasé qu'on lui connaît, avec une touche de subtilité qui donne une présence indéniable à l'inspecteur. Mais aussi bon qu'il soit, c'est bien sa jeune partenaire qui tire son épingle du jeu! Garance Marrillier confirme ici après "Grave" son attirance pour les rôles intenses, en apportant à Christa son magnétisme naturel couplé à un regard presque sauvage. Et les second rôles, Niels Schneider en tête, font tous preuve de talent pour rendre cette épopée saisissante.

En défruinitive, "Ad Vitam" est une petite pépite de série made in France! La série étant disponible en intégralité en VOD sur le site d'ARTE , ne passez surtout pas à côté!! C'est là que ça se passe ;)

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Il paraît qu'inconsciemment on pense tous au moins une fois par jour à 2 choses: le sexe et la mort. La première, d'abord tabou, n'a plus grand chose d'inconnu une fois l'adolescence passée. Mais la deuxième, tout au long de notre vie, nous fascine autant qu'elle nous effraie, à tel point que beaucoup aujourd'hui cherchent le moyen de la repousser au maximum, voire même de l'annihiler définitivement... Mais si on y parvenait, à quoi ressemblerait notre monde? Comment les nouveaux venus trouveraient leur place dans notre société, face à des adultes qui ne vieilliront jamais? Thomas Cailley, réalisateur du film "Les Combattants" s'est posé la question. Sa réponse, c'est la série "Ad Vitam"!

Un contexte d'éternité sur thème de mort...

Dans cette série, l'humanité a réussi à vaincre la mort grâce au procédé de la "régénération", qui permet aux cellules de se régénérer et donc d'éradiquer les maladies dégénératives et, par la même occasion, le vieillissement du corps. Darius, flic à l'aube de ses 120 ans, enquête sur une série de suicides de mineurs. Pour l'épauler, il fait appel aux services de Christa, jeune femme faisant autrefois partie d'un groupe qui causa une vague de suicides collectifs 10 ans plus tôt. Ayant des avis très divergents sur le fonctionnement du monde actuel, ils vont devoir apprendre l'un de l'autre pour tenter de trouver ce qui se cache derrière ces morts.

Ad Vitam

L'ambiance est parfois presque onirique ©Arte

Nouvelle création originale de la chaîne ARTE, "Ad Vitam" est un thriller policier sur fond de science-fiction dystopique. Le futur qui nous est dépeint est très semblable à notre société actuelle à la seule différence que, s'il est apte, un humain peut choisir dès ses 30 ans d'avoir recours à la "régénération" pour ne plus vieillir. On se rapproche assez d'un scénario à la "Black Mirror", et ce concept est tout aussi simple qu'il en devient génial! Car en parallèle de la thématique de la vie éternelle, le film pousse à fond le conflit générationnel entre les mineurs (personnes de moins de 30 ans) et les régénérés. Thomas Cailley aborde avec justesse plusieurs sujets très actuels et qui parlent à tous: la détresse de la jeunesse face au manque d'emploi et de considération, la difficulté pour les personnes plus âgées de se reconvertir professionnellement, la responsabilité de faire un enfant dans un monde de plus en plus compliqué, le suicide des adolescents, la marginalisation des gens qui refusent le système... De près ou de loin, ces thématiques nous parlent et nous permettent de facilement nous identifier aux personnages.

Une mise en scène vivante pour des acteurs mortels...

Bien qu'on pourrait penser au premier abord que la réalisation est un peu fade, celle-ci fourmille d'idées brillantes et d'imageries assez fascinantes parsemées tout au long des 6 épisodes. Le réalisateur a fait le choix de troquer les effets spéciaux numériques contre une mise en scène ultra-sensorielle. Merci pour ça Thomas! Parce qu'en faisant ce choix, il peut jouer sur plusieurs tableaux: thriller, mélodrame, contemplatif... On y retrouve aussi un contraste permanent entre des lieux plein de vie (qui regroupent pourtant des gens qui acceptent leur mortalité) et les lieux aseptisés ou vivent les régénérés. Contraste qu'on retrouve jusque dans la symbolique des couleurs (l'opposition du rose et du bleu) et l'omniprésence de la méduse, animal démesuré servant au processus de "régénération" qui ne peut que subir le courant qui l'emporte.

Garrence Marillier est impressionnante d'intensité ©Arte

Mais "Ad Vitam" c'est aussi un parcours de personnages. Celui d'un flic centenaire désabusé proche d'une reconversion forcée et d'une jeune femme en quête de sens à sa vie dans une société qui n'a plus besoin des jeunes. Yvan Attal donne à Darius ce côté blasé qu'on lui connaît, avec une touche de subtilité qui donne une présence indéniable à l'inspecteur. Mais aussi bon qu'il soit, c'est bien sa jeune partenaire qui tire son épingle du jeu! Garance Marrillier confirme ici après "Grave" son attirance pour les rôles intenses, en apportant à Christa son magnétisme naturel couplé à un regard presque sauvage. Et les second rôles, Niels Schneider en tête, font tous preuve de talent pour rendre cette épopée saisissante.

En défruinitive, "Ad Vitam" est une petite pépite de série made in France! La série étant disponible en intégralité en VOD sur le site d'ARTE , ne passez surtout pas à côté!! C'est là que ça se passe ;)

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Il paraît qu'inconsciemment on pense tous au moins une fois par jour à 2 choses: le sexe et la mort. La première, d'abord tabou, n'a plus grand chose d'inconnu une fois l'adolescence passée. Mais la deuxième, tout au long de notre vie, nous fascine autant qu'elle nous effraie, à tel point que beaucoup aujourd'hui cherchent le moyen de la repousser au maximum, voire même de l'annihiler définitivement... Mais si on y parvenait, à quoi ressemblerait notre monde? Comment les nouveaux venus trouveraient leur place dans notre société, face à des adultes qui ne vieilliront jamais? Thomas Cailley, réalisateur du film "Les Combattants" s'est posé la question. Sa réponse, c'est la série "Ad Vitam"!

Un contexte d'éternité sur thème de mort...

Dans cette série, l'humanité a réussi à vaincre la mort grâce au procédé de la "régénération", qui permet aux cellules de se régénérer et donc d'éradiquer les maladies dégénératives et, par la même occasion, le vieillissement du corps. Darius, flic à l'aube de ses 120 ans, enquête sur une série de suicides de mineurs. Pour l'épauler, il fait appel aux services de Christa, jeune femme faisant autrefois partie d'un groupe qui causa une vague de suicides collectifs 10 ans plus tôt. Ayant des avis très divergents sur le fonctionnement du monde actuel, ils vont devoir apprendre l'un de l'autre pour tenter de trouver ce qui se cache derrière ces morts.

Ad Vitam

L'ambiance est parfois presque onirique ©Arte

Nouvelle création originale de la chaîne ARTE, "Ad Vitam" est un thriller policier sur fond de science-fiction dystopique. Le futur qui nous est dépeint est très semblable à notre société actuelle à la seule différence que, s'il est apte, un humain peut choisir dès ses 30 ans d'avoir recours à la "régénération" pour ne plus vieillir. On se rapproche assez d'un scénario à la "Black Mirror", et ce concept est tout aussi simple qu'il en devient génial! Car en parallèle de la thématique de la vie éternelle, le film pousse à fond le conflit générationnel entre les mineurs (personnes de moins de 30 ans) et les régénérés. Thomas Cailley aborde avec justesse plusieurs sujets très actuels et qui parlent à tous: la détresse de la jeunesse face au manque d'emploi et de considération, la difficulté pour les personnes plus âgées de se reconvertir professionnellement, la responsabilité de faire un enfant dans un monde de plus en plus compliqué, le suicide des adolescents, la marginalisation des gens qui refusent le système... De près ou de loin, ces thématiques nous parlent et nous permettent de facilement nous identifier aux personnages.

Une mise en scène vivante pour des acteurs mortels...

Bien qu'on pourrait penser au premier abord que la réalisation est un peu fade, celle-ci fourmille d'idées brillantes et d'imageries assez fascinantes parsemées tout au long des 6 épisodes. Le réalisateur a fait le choix de troquer les effets spéciaux numériques contre une mise en scène ultra-sensorielle. Merci pour ça Thomas! Parce qu'en faisant ce choix, il peut jouer sur plusieurs tableaux: thriller, mélodrame, contemplatif... On y retrouve aussi un contraste permanent entre des lieux plein de vie (qui regroupent pourtant des gens qui acceptent leur mortalité) et les lieux aseptisés ou vivent les régénérés. Contraste qu'on retrouve jusque dans la symbolique des couleurs (l'opposition du rose et du bleu) et l'omniprésence de la méduse, animal démesuré servant au processus de "régénération" qui ne peut que subir le courant qui l'emporte.

Garrence Marillier est impressionnante d'intensité ©Arte

Mais "Ad Vitam" c'est aussi un parcours de personnages. Celui d'un flic centenaire désabusé proche d'une reconversion forcée et d'une jeune femme en quête de sens à sa vie dans une société qui n'a plus besoin des jeunes. Yvan Attal donne à Darius ce côté blasé qu'on lui connaît, avec une touche de subtilité qui donne une présence indéniable à l'inspecteur. Mais aussi bon qu'il soit, c'est bien sa jeune partenaire qui tire son épingle du jeu! Garance Marrillier confirme ici après "Grave" son attirance pour les rôles intenses, en apportant à Christa son magnétisme naturel couplé à un regard presque sauvage. Et les second rôles, Niels Schneider en tête, font tous preuve de talent pour rendre cette épopée saisissante.

En défruinitive, "Ad Vitam" est une petite pépite de série made in France! La série étant disponible en intégralité en VOD sur le site d'ARTE , ne passez surtout pas à côté!! C'est là que ça se passe ;)

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Il paraît qu'inconsciemment on pense tous au moins une fois par jour à 2 choses: le sexe et la mort. La première, d'abord tabou, n'a plus grand chose d'inconnu une fois l'adolescence passée. Mais la deuxième, tout au long de notre vie, nous fascine autant qu'elle nous effraie, à tel point que beaucoup aujourd'hui cherchent le moyen de la repousser au maximum, voire même de l'annihiler définitivement... Mais si on y parvenait, à quoi ressemblerait notre monde? Comment les nouveaux venus trouveraient leur place dans notre société, face à des adultes qui ne vieilliront jamais? Thomas Cailley, réalisateur du film "Les Combattants" s'est posé la question. Sa réponse, c'est la série "Ad Vitam"!

Un contexte d'éternité sur thème de mort...

Dans cette série, l'humanité a réussi à vaincre la mort grâce au procédé de la "régénération", qui permet aux cellules de se régénérer et donc d'éradiquer les maladies dégénératives et, par la même occasion, le vieillissement du corps. Darius, flic à l'aube de ses 120 ans, enquête sur une série de suicides de mineurs. Pour l'épauler, il fait appel aux services de Christa, jeune femme faisant autrefois partie d'un groupe qui causa une vague de suicides collectifs 10 ans plus tôt. Ayant des avis très divergents sur le fonctionnement du monde actuel, ils vont devoir apprendre l'un de l'autre pour tenter de trouver ce qui se cache derrière ces morts.

Ad Vitam

L'ambiance est parfois presque onirique ©Arte

Nouvelle création originale de la chaîne ARTE, "Ad Vitam" est un thriller policier sur fond de science-fiction dystopique. Le futur qui nous est dépeint est très semblable à notre société actuelle à la seule différence que, s'il est apte, un humain peut choisir dès ses 30 ans d'avoir recours à la "régénération" pour ne plus vieillir. On se rapproche assez d'un scénario à la "Black Mirror", et ce concept est tout aussi simple qu'il en devient génial! Car en parallèle de la thématique de la vie éternelle, le film pousse à fond le conflit générationnel entre les mineurs (personnes de moins de 30 ans) et les régénérés. Thomas Cailley aborde avec justesse plusieurs sujets très actuels et qui parlent à tous: la détresse de la jeunesse face au manque d'emploi et de considération, la difficulté pour les personnes plus âgées de se reconvertir professionnellement, la responsabilité de faire un enfant dans un monde de plus en plus compliqué, le suicide des adolescents, la marginalisation des gens qui refusent le système... De près ou de loin, ces thématiques nous parlent et nous permettent de facilement nous identifier aux personnages.

Une mise en scène vivante pour des acteurs mortels...

Bien qu'on pourrait penser au premier abord que la réalisation est un peu fade, celle-ci fourmille d'idées brillantes et d'imageries assez fascinantes parsemées tout au long des 6 épisodes. Le réalisateur a fait le choix de troquer les effets spéciaux numériques contre une mise en scène ultra-sensorielle. Merci pour ça Thomas! Parce qu'en faisant ce choix, il peut jouer sur plusieurs tableaux: thriller, mélodrame, contemplatif... On y retrouve aussi un contraste permanent entre des lieux plein de vie (qui regroupent pourtant des gens qui acceptent leur mortalité) et les lieux aseptisés ou vivent les régénérés. Contraste qu'on retrouve jusque dans la symbolique des couleurs (l'opposition du rose et du bleu) et l'omniprésence de la méduse, animal démesuré servant au processus de "régénération" qui ne peut que subir le courant qui l'emporte.

Garrence Marillier est impressionnante d'intensité ©Arte

Mais "Ad Vitam" c'est aussi un parcours de personnages. Celui d'un flic centenaire désabusé proche d'une reconversion forcée et d'une jeune femme en quête de sens à sa vie dans une société qui n'a plus besoin des jeunes. Yvan Attal donne à Darius ce côté blasé qu'on lui connaît, avec une touche de subtilité qui donne une présence indéniable à l'inspecteur. Mais aussi bon qu'il soit, c'est bien sa jeune partenaire qui tire son épingle du jeu! Garance Marrillier confirme ici après "Grave" son attirance pour les rôles intenses, en apportant à Christa son magnétisme naturel couplé à un regard presque sauvage. Et les second rôles, Niels Schneider en tête, font tous preuve de talent pour rendre cette épopée saisissante.

En défruinitive, "Ad Vitam" est une petite pépite de série made in France! La série étant disponible en intégralité en VOD sur le site d'ARTE , ne passez surtout pas à côté!! C'est là que ça se passe ;)

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?