fbpx

 

Vous n’en avez pas marre de ces personnages stéréotypés et idéalisés dans nos films et séries ? De ces femmes bimbos au corps de Barbie, élégantes, habillées en marques luxueuses et ultra érotisées, qu’elles soient ados ou adultes ?

Dans les années 2000, on avait des séries comme Desperate Houswives, Gossip Girl, Californication… Aujourd’hui, nous avons Riverdale ou Dynastie qui racontent toujours la même histoire : de jeunes riches ultras beaux qui se battent pour leur richesse et leur réputation. Mon résumé est réducteur. Ces séries ne sont totalement sexistes car les personnages évoluent fortement au fil des saisons, mais avouons-le, notre cerveau est pourri par ses clichés qui ne reflètent pas forcément la réalité de Monsieur et Madame tout le monde :

> la mère de famille débordée par les tâches ménagères mais qui est toujours tirée à quatre épingles avec brushing et manucure impeccables

> l’addict au shopping qui peut vider son compte en banque dans des vêtements de luxe

> la bimbo qui est simplement là pour un coup d’un soir

> la brune ultra sophistiquée et ultra bitch

> sans oublier la petite fille modèle, blonde et parfaite en apparence…

Dans la vraie vie, la femme ne ressemble pas à ça. C’est pourquoi, en cette journée du 8 mars 2019, j’ai décidé de vous parler de quatre personnages féminins décomplexés, profondément réalistes qui nous font du bien.

Hannah Horvath dans la série Girls (HBO)

via GIPHY

Girls, c’est le portrait de quatre jeunes femmes qui se lancent dans la vie active. Amitié, amour, sexualité, travail, famille… Chaque personnage est détaillé, exposé, trituré dans différentes situations et avec de nombreux personnages secondaires, de façon à proposer au spectateur une magnifique photographie de la féminité dans tous ses états.  

On doit ce petit bijou à Lena Dunham, scénariste, réalisatrice et actrice principale de Girls ; qui, à l’âge de 25 ans seulement, a bouleversé la vision de la femme grâce à son personnage Hannah.

Hannah ne correspond pas au canon hollywoodien. Hannah est spontanée, drôle, intelligente et ambitieuse ; mais elle est aussi égoïste, maladroite, parfois insupportable. Hannah se la joue Basic Instinct même si elle n’est pas épilée, met des T-shirts moulants même si elle a de la brioche et parle ouvertement de ses cystites.  

Dans ce sens, Hannah est mon héroïne moderne puisqu’elle s’assume telle qu’elle est, va à contre-courant des stéréotypes et veille à son épanouissement malgré les imprévus et le regard des autres. Savoir assumer son corps, savoir s’entourer des bonnes personnes, faire des choix… c’est l’histoire de la vraie vie et on s’y identifie avec bonheur.

Pari réussi pour Lena Dunham qui souhaitait « nous renvoyer une image réaliste de notre quotidien » !

 

Chris dans I love Dick (Prime Video)

i love chris enfin une série sur le désir féminin

Copyright Amazon Original | Kathryn Hahn, Kevin Bacon | I Love Dick – Saison 1

Bien souvent au petit et grand écran, la femme a un rôle : séduire l’homme. Belle, sensuelle, pulpeuse… Le corps féminin (ou femme objet) est un fantasme courant dans les films et séries, et les hommes ont ce but ultime dans les scénarios : assouvir leur désir.

Et si pour une fois, on prenait l’histoire à l’envers ? Si on racontait le désir d’une femme pour le corps d’un homme ? Car oui, une femme sait fantasmer. Très très bien, même.

I Love Dick, c’est l’histoire de Chris, artiste new-yorkaise qui vit avec son mari dans les collines Texanes. Chris rencontre (grâce à son mari) un cow-boy sexy et mystérieux : Dick. Elle se laisse alors porter par son désir fou et lui écrit des lettres enflammées.

I Love Dick est issu d’un roman épistolaire et féministe de Chris Kraus. Avec talent, originalité et peps, la série expose sans filtre l’immensité du désir féminin. L’actrice Kathryn Hahn est fabuleuse, délurée, hystérique dirait Freud, et transmet si bien à l’écran cette chose mystérieuse, encore tabou et impalpable : le désir féminin.

 

Joy Richards dans Wanderlust (Netflix)

Copyright Amanda Searle/Netflix | Paul Kaye, Toni Collette | Wanderlust – Saison 1

Joy est thérapeute pour couples. Elle approche de la cinquantaine, a deux enfants, un mari aimant, une belle maison… Sa vie semble parfaite, mais en vérité son couple est aussi bancal que celui de ces clients. « Je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi » dit-elle à son mari. Ce n’est pas une fin en soi puisque l’amour est toujours là. Le couple décide alors d’avoir l’un et l’autre des amants pour mieux se retrouver.

Cette crise de la cinquantaine met en avant un personnage féminin libéré, à la recherche du bonheur et de l’équilibre de son couple. Joy s’assume pleinement jusqu’à avouer son aventure à ses enfants. Cette quête du bonheur sexuel va à l’encontre des bonnes manières et du couple socialement accepté. Une ouverture d’esprit et des mœurs qui fait du bien au moral !

Le petit bonus : il y a cette longue scène silencieuse où Joy dévore un plat de muffins, en soutien-gorge toute seule dans la cuisine. Un moment dérisoire mais qui symbolise l’abandon, le laisser-aller, le plaisir et l’intimité de la femme. (Oui, je peux me goinfrer de gâteaux à poil en m’en mettant partout quitte à prendre 4 kilos, je m’en bats les ovaires.)

Gemma Foster dans Dr. Foster (Netflix)

Copyright Drama Republic 2015/Des Willie/BBC | Suranne Jones, Tom Taylor | Docteur Foster – Saison 1

Restons dans la même veine avec cet incroyable personnage qu’est Gemma dans Dr. Foster. Cette femme va vivre les pire drames familiaux, les pires humiliations et déceptions, jusqu’à découvrir le visage caché de son mari après tant d’années de vie commune.

Des découvertes à glacer le sang qui vous embarqueront dans un thriller psychologique et virevoltant ; et qui feront rugir le ou la féministe qui est en vous. Mais sans vouloir coller des étiquettes, Dr. Foster n’est pas une série féministe, mais l’histoire d’une femme qui va se battre pour son fils, son travail et son bonheur malgré toutes les épreuves et souffrances endurées. J’irai même jusqu’à dire que c’est un thriller digne d’un Villeneuve (un Enemy sans les bizarreries, ou un Prisoners sans la violence). En défruinitive, Dr. Foster est une série qui prouve qu’une femme aussi peut avoir des couilles.

 

Fiona Gallagher dans Shameless (version US dispo sur Prime Video)

via GIPHY

Fiona Gallagher est l’archétype de la femme qui en bave. Elle est l’aînée d’une tribu de six enfants. Sa mère absente, son père alcoolique et chômeur, elle n’a pas d’autres solutions que de s’occuper de cette famille. La série Shameless a le mérite de proposer aux spectateurs un personnage riche et réaliste : le rôle de Fiona ne se limite pas qu’aux tâches ménagères ! On la découvre au travail, avec ses amis et ses amours. Elle refuse même l’aide du petit ami riche et parfait qui la couvre régulièrement de cadeaux ; et même si elle accepte de lâcher prise dans les bras d’un homme, elle place toujours sa famille et son épanouissement en premier.

 

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées de séries. Puisque les clichés et le sexisme ne touche pas uniquement les femmes, Fruits qu’on fit reviendra bientôt avec un nouvel article : les personnages masculins décomplexés qui nous font du bien ! (Parce que l’ami Gay ou le super-héros viril, on en a notre dose !).

 

Clichés sexistes dans les séries : 4 personnages féminins décomplexés qui font du bien !

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

 

Vous n’en avez pas marre de ces personnages stéréotypés et idéalisés dans nos films et séries ? De ces femmes bimbos au corps de Barbie, élégantes, habillées en marques luxueuses et ultra érotisées, qu’elles soient ados ou adultes ?

Dans les années 2000, on avait des séries comme Desperate Houswives, Gossip Girl, Californication... Aujourd’hui, nous avons Riverdale ou Dynastie qui racontent toujours la même histoire : de jeunes riches ultras beaux qui se battent pour leur richesse et leur réputation. Mon résumé est réducteur. Ces séries ne sont totalement sexistes car les personnages évoluent fortement au fil des saisons, mais avouons-le, notre cerveau est pourri par ses clichés qui ne reflètent pas forcément la réalité de Monsieur et Madame tout le monde :

> la mère de famille débordée par les tâches ménagères mais qui est toujours tirée à quatre épingles avec brushing et manucure impeccables

> l’addict au shopping qui peut vider son compte en banque dans des vêtements de luxe

> la bimbo qui est simplement là pour un coup d’un soir

> la brune ultra sophistiquée et ultra bitch

> sans oublier la petite fille modèle, blonde et parfaite en apparence…

Dans la vraie vie, la femme ne ressemble pas à ça. C’est pourquoi, en cette journée du 8 mars 2019, j’ai décidé de vous parler de quatre personnages féminins décomplexés, profondément réalistes qui nous font du bien.

Hannah Horvath dans la série Girls (HBO)

via GIPHY

Girls, c’est le portrait de quatre jeunes femmes qui se lancent dans la vie active. Amitié, amour, sexualité, travail, famille… Chaque personnage est détaillé, exposé, trituré dans différentes situations et avec de nombreux personnages secondaires, de façon à proposer au spectateur une magnifique photographie de la féminité dans tous ses états.  

On doit ce petit bijou à Lena Dunham, scénariste, réalisatrice et actrice principale de Girls ; qui, à l’âge de 25 ans seulement, a bouleversé la vision de la femme grâce à son personnage Hannah.

Hannah ne correspond pas au canon hollywoodien. Hannah est spontanée, drôle, intelligente et ambitieuse ; mais elle est aussi égoïste, maladroite, parfois insupportable. Hannah se la joue Basic Instinct même si elle n’est pas épilée, met des T-shirts moulants même si elle a de la brioche et parle ouvertement de ses cystites.  

Dans ce sens, Hannah est mon héroïne moderne puisqu’elle s’assume telle qu’elle est, va à contre-courant des stéréotypes et veille à son épanouissement malgré les imprévus et le regard des autres. Savoir assumer son corps, savoir s’entourer des bonnes personnes, faire des choix… c’est l’histoire de la vraie vie et on s’y identifie avec bonheur.

Pari réussi pour Lena Dunham qui souhaitait « nous renvoyer une image réaliste de notre quotidien » !

 

Chris dans I love Dick (Prime Video)

i love chris enfin une série sur le désir féminin

Copyright Amazon Original | Kathryn Hahn, Kevin Bacon | I Love Dick - Saison 1

Bien souvent au petit et grand écran, la femme a un rôle : séduire l’homme. Belle, sensuelle, pulpeuse… Le corps féminin (ou femme objet) est un fantasme courant dans les films et séries, et les hommes ont ce but ultime dans les scénarios : assouvir leur désir.

Et si pour une fois, on prenait l’histoire à l’envers ? Si on racontait le désir d’une femme pour le corps d’un homme ? Car oui, une femme sait fantasmer. Très très bien, même.

I Love Dick, c’est l’histoire de Chris, artiste new-yorkaise qui vit avec son mari dans les collines Texanes. Chris rencontre (grâce à son mari) un cow-boy sexy et mystérieux : Dick. Elle se laisse alors porter par son désir fou et lui écrit des lettres enflammées.

I Love Dick est issu d’un roman épistolaire et féministe de Chris Kraus. Avec talent, originalité et peps, la série expose sans filtre l’immensité du désir féminin. L’actrice Kathryn Hahn est fabuleuse, délurée, hystérique dirait Freud, et transmet si bien à l’écran cette chose mystérieuse, encore tabou et impalpable : le désir féminin.

 

Joy Richards dans Wanderlust (Netflix)

Copyright Amanda Searle/Netflix | Paul Kaye, Toni Collette | Wanderlust - Saison 1

Joy est thérapeute pour couples. Elle approche de la cinquantaine, a deux enfants, un mari aimant, une belle maison… Sa vie semble parfaite, mais en vérité son couple est aussi bancal que celui de ces clients. « Je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi » dit-elle à son mari. Ce n’est pas une fin en soi puisque l’amour est toujours là. Le couple décide alors d’avoir l’un et l’autre des amants pour mieux se retrouver.

Cette crise de la cinquantaine met en avant un personnage féminin libéré, à la recherche du bonheur et de l’équilibre de son couple. Joy s’assume pleinement jusqu’à avouer son aventure à ses enfants. Cette quête du bonheur sexuel va à l’encontre des bonnes manières et du couple socialement accepté. Une ouverture d’esprit et des mœurs qui fait du bien au moral !

Le petit bonus : il y a cette longue scène silencieuse où Joy dévore un plat de muffins, en soutien-gorge toute seule dans la cuisine. Un moment dérisoire mais qui symbolise l’abandon, le laisser-aller, le plaisir et l’intimité de la femme. (Oui, je peux me goinfrer de gâteaux à poil en m’en mettant partout quitte à prendre 4 kilos, je m’en bats les ovaires.)

Gemma Foster dans Dr. Foster (Netflix)

Copyright Drama Republic 2015/Des Willie/BBC | Suranne Jones, Tom Taylor | Docteur Foster - Saison 1

Restons dans la même veine avec cet incroyable personnage qu’est Gemma dans Dr. Foster. Cette femme va vivre les pire drames familiaux, les pires humiliations et déceptions, jusqu’à découvrir le visage caché de son mari après tant d’années de vie commune.

Des découvertes à glacer le sang qui vous embarqueront dans un thriller psychologique et virevoltant ; et qui feront rugir le ou la féministe qui est en vous. Mais sans vouloir coller des étiquettes, Dr. Foster n’est pas une série féministe, mais l’histoire d’une femme qui va se battre pour son fils, son travail et son bonheur malgré toutes les épreuves et souffrances endurées. J’irai même jusqu’à dire que c’est un thriller digne d’un Villeneuve (un Enemy sans les bizarreries, ou un Prisoners sans la violence). En défruinitive, Dr. Foster est une série qui prouve qu’une femme aussi peut avoir des couilles.

 

Fiona Gallagher dans Shameless (version US dispo sur Prime Video)

via GIPHY

Fiona Gallagher est l’archétype de la femme qui en bave. Elle est l’aînée d’une tribu de six enfants. Sa mère absente, son père alcoolique et chômeur, elle n’a pas d’autres solutions que de s’occuper de cette famille. La série Shameless a le mérite de proposer aux spectateurs un personnage riche et réaliste : le rôle de Fiona ne se limite pas qu’aux tâches ménagères ! On la découvre au travail, avec ses amis et ses amours. Elle refuse même l’aide du petit ami riche et parfait qui la couvre régulièrement de cadeaux ; et même si elle accepte de lâcher prise dans les bras d’un homme, elle place toujours sa famille et son épanouissement en premier.

 

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées de séries. Puisque les clichés et le sexisme ne touche pas uniquement les femmes, Fruits qu’on fit reviendra bientôt avec un nouvel article : les personnages masculins décomplexés qui nous font du bien ! (Parce que l’ami Gay ou le super-héros viril, on en a notre dose !).

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

 

Vous n’en avez pas marre de ces personnages stéréotypés et idéalisés dans nos films et séries ? De ces femmes bimbos au corps de Barbie, élégantes, habillées en marques luxueuses et ultra érotisées, qu’elles soient ados ou adultes ?

Dans les années 2000, on avait des séries comme Desperate Houswives, Gossip Girl, Californication... Aujourd’hui, nous avons Riverdale ou Dynastie qui racontent toujours la même histoire : de jeunes riches ultras beaux qui se battent pour leur richesse et leur réputation. Mon résumé est réducteur. Ces séries ne sont totalement sexistes car les personnages évoluent fortement au fil des saisons, mais avouons-le, notre cerveau est pourri par ses clichés qui ne reflètent pas forcément la réalité de Monsieur et Madame tout le monde :

> la mère de famille débordée par les tâches ménagères mais qui est toujours tirée à quatre épingles avec brushing et manucure impeccables

> l’addict au shopping qui peut vider son compte en banque dans des vêtements de luxe

> la bimbo qui est simplement là pour un coup d’un soir

> la brune ultra sophistiquée et ultra bitch

> sans oublier la petite fille modèle, blonde et parfaite en apparence…

Dans la vraie vie, la femme ne ressemble pas à ça. C’est pourquoi, en cette journée du 8 mars 2019, j’ai décidé de vous parler de quatre personnages féminins décomplexés, profondément réalistes qui nous font du bien.

Hannah Horvath dans la série Girls (HBO)

via GIPHY

Girls, c’est le portrait de quatre jeunes femmes qui se lancent dans la vie active. Amitié, amour, sexualité, travail, famille… Chaque personnage est détaillé, exposé, trituré dans différentes situations et avec de nombreux personnages secondaires, de façon à proposer au spectateur une magnifique photographie de la féminité dans tous ses états.  

On doit ce petit bijou à Lena Dunham, scénariste, réalisatrice et actrice principale de Girls ; qui, à l’âge de 25 ans seulement, a bouleversé la vision de la femme grâce à son personnage Hannah.

Hannah ne correspond pas au canon hollywoodien. Hannah est spontanée, drôle, intelligente et ambitieuse ; mais elle est aussi égoïste, maladroite, parfois insupportable. Hannah se la joue Basic Instinct même si elle n’est pas épilée, met des T-shirts moulants même si elle a de la brioche et parle ouvertement de ses cystites.  

Dans ce sens, Hannah est mon héroïne moderne puisqu’elle s’assume telle qu’elle est, va à contre-courant des stéréotypes et veille à son épanouissement malgré les imprévus et le regard des autres. Savoir assumer son corps, savoir s’entourer des bonnes personnes, faire des choix… c’est l’histoire de la vraie vie et on s’y identifie avec bonheur.

Pari réussi pour Lena Dunham qui souhaitait « nous renvoyer une image réaliste de notre quotidien » !

 

Chris dans I love Dick (Prime Video)

i love chris enfin une série sur le désir féminin

Copyright Amazon Original | Kathryn Hahn, Kevin Bacon | I Love Dick - Saison 1

Bien souvent au petit et grand écran, la femme a un rôle : séduire l’homme. Belle, sensuelle, pulpeuse… Le corps féminin (ou femme objet) est un fantasme courant dans les films et séries, et les hommes ont ce but ultime dans les scénarios : assouvir leur désir.

Et si pour une fois, on prenait l’histoire à l’envers ? Si on racontait le désir d’une femme pour le corps d’un homme ? Car oui, une femme sait fantasmer. Très très bien, même.

I Love Dick, c’est l’histoire de Chris, artiste new-yorkaise qui vit avec son mari dans les collines Texanes. Chris rencontre (grâce à son mari) un cow-boy sexy et mystérieux : Dick. Elle se laisse alors porter par son désir fou et lui écrit des lettres enflammées.

I Love Dick est issu d’un roman épistolaire et féministe de Chris Kraus. Avec talent, originalité et peps, la série expose sans filtre l’immensité du désir féminin. L’actrice Kathryn Hahn est fabuleuse, délurée, hystérique dirait Freud, et transmet si bien à l’écran cette chose mystérieuse, encore tabou et impalpable : le désir féminin.

 

Joy Richards dans Wanderlust (Netflix)

Copyright Amanda Searle/Netflix | Paul Kaye, Toni Collette | Wanderlust - Saison 1

Joy est thérapeute pour couples. Elle approche de la cinquantaine, a deux enfants, un mari aimant, une belle maison… Sa vie semble parfaite, mais en vérité son couple est aussi bancal que celui de ces clients. « Je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi » dit-elle à son mari. Ce n’est pas une fin en soi puisque l’amour est toujours là. Le couple décide alors d’avoir l’un et l’autre des amants pour mieux se retrouver.

Cette crise de la cinquantaine met en avant un personnage féminin libéré, à la recherche du bonheur et de l’équilibre de son couple. Joy s’assume pleinement jusqu’à avouer son aventure à ses enfants. Cette quête du bonheur sexuel va à l’encontre des bonnes manières et du couple socialement accepté. Une ouverture d’esprit et des mœurs qui fait du bien au moral !

Le petit bonus : il y a cette longue scène silencieuse où Joy dévore un plat de muffins, en soutien-gorge toute seule dans la cuisine. Un moment dérisoire mais qui symbolise l’abandon, le laisser-aller, le plaisir et l’intimité de la femme. (Oui, je peux me goinfrer de gâteaux à poil en m’en mettant partout quitte à prendre 4 kilos, je m’en bats les ovaires.)

Gemma Foster dans Dr. Foster (Netflix)

Copyright Drama Republic 2015/Des Willie/BBC | Suranne Jones, Tom Taylor | Docteur Foster - Saison 1

Restons dans la même veine avec cet incroyable personnage qu’est Gemma dans Dr. Foster. Cette femme va vivre les pire drames familiaux, les pires humiliations et déceptions, jusqu’à découvrir le visage caché de son mari après tant d’années de vie commune.

Des découvertes à glacer le sang qui vous embarqueront dans un thriller psychologique et virevoltant ; et qui feront rugir le ou la féministe qui est en vous. Mais sans vouloir coller des étiquettes, Dr. Foster n’est pas une série féministe, mais l’histoire d’une femme qui va se battre pour son fils, son travail et son bonheur malgré toutes les épreuves et souffrances endurées. J’irai même jusqu’à dire que c’est un thriller digne d’un Villeneuve (un Enemy sans les bizarreries, ou un Prisoners sans la violence). En défruinitive, Dr. Foster est une série qui prouve qu’une femme aussi peut avoir des couilles.

 

Fiona Gallagher dans Shameless (version US dispo sur Prime Video)

via GIPHY

Fiona Gallagher est l’archétype de la femme qui en bave. Elle est l’aînée d’une tribu de six enfants. Sa mère absente, son père alcoolique et chômeur, elle n’a pas d’autres solutions que de s’occuper de cette famille. La série Shameless a le mérite de proposer aux spectateurs un personnage riche et réaliste : le rôle de Fiona ne se limite pas qu’aux tâches ménagères ! On la découvre au travail, avec ses amis et ses amours. Elle refuse même l’aide du petit ami riche et parfait qui la couvre régulièrement de cadeaux ; et même si elle accepte de lâcher prise dans les bras d’un homme, elle place toujours sa famille et son épanouissement en premier.

 

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées de séries. Puisque les clichés et le sexisme ne touche pas uniquement les femmes, Fruits qu’on fit reviendra bientôt avec un nouvel article : les personnages masculins décomplexés qui nous font du bien ! (Parce que l’ami Gay ou le super-héros viril, on en a notre dose !).

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Clichés sexistes dans les séries : 4 personnages féminins décomplexés qui font du bien !

 

Vous n’en avez pas marre de ces personnages stéréotypés et idéalisés dans nos films et séries ? De ces femmes bimbos au corps de Barbie, élégantes, habillées en marques luxueuses et ultra érotisées, qu’elles soient ados ou adultes ?

Dans les années 2000, on avait des séries comme Desperate Houswives, Gossip Girl, Californication... Aujourd’hui, nous avons Riverdale ou Dynastie qui racontent toujours la même histoire : de jeunes riches ultras beaux qui se battent pour leur richesse et leur réputation. Mon résumé est réducteur. Ces séries ne sont totalement sexistes car les personnages évoluent fortement au fil des saisons, mais avouons-le, notre cerveau est pourri par ses clichés qui ne reflètent pas forcément la réalité de Monsieur et Madame tout le monde :

> la mère de famille débordée par les tâches ménagères mais qui est toujours tirée à quatre épingles avec brushing et manucure impeccables

> l’addict au shopping qui peut vider son compte en banque dans des vêtements de luxe

> la bimbo qui est simplement là pour un coup d’un soir

> la brune ultra sophistiquée et ultra bitch

> sans oublier la petite fille modèle, blonde et parfaite en apparence…

Dans la vraie vie, la femme ne ressemble pas à ça. C’est pourquoi, en cette journée du 8 mars 2019, j’ai décidé de vous parler de quatre personnages féminins décomplexés, profondément réalistes qui nous font du bien.

Hannah Horvath dans la série Girls (HBO)

via GIPHY

Girls, c’est le portrait de quatre jeunes femmes qui se lancent dans la vie active. Amitié, amour, sexualité, travail, famille… Chaque personnage est détaillé, exposé, trituré dans différentes situations et avec de nombreux personnages secondaires, de façon à proposer au spectateur une magnifique photographie de la féminité dans tous ses états.  

On doit ce petit bijou à Lena Dunham, scénariste, réalisatrice et actrice principale de Girls ; qui, à l’âge de 25 ans seulement, a bouleversé la vision de la femme grâce à son personnage Hannah.

Hannah ne correspond pas au canon hollywoodien. Hannah est spontanée, drôle, intelligente et ambitieuse ; mais elle est aussi égoïste, maladroite, parfois insupportable. Hannah se la joue Basic Instinct même si elle n’est pas épilée, met des T-shirts moulants même si elle a de la brioche et parle ouvertement de ses cystites.  

Dans ce sens, Hannah est mon héroïne moderne puisqu’elle s’assume telle qu’elle est, va à contre-courant des stéréotypes et veille à son épanouissement malgré les imprévus et le regard des autres. Savoir assumer son corps, savoir s’entourer des bonnes personnes, faire des choix… c’est l’histoire de la vraie vie et on s’y identifie avec bonheur.

Pari réussi pour Lena Dunham qui souhaitait « nous renvoyer une image réaliste de notre quotidien » !

 

Chris dans I love Dick (Prime Video)

i love chris enfin une série sur le désir féminin

Copyright Amazon Original | Kathryn Hahn, Kevin Bacon | I Love Dick - Saison 1

Bien souvent au petit et grand écran, la femme a un rôle : séduire l’homme. Belle, sensuelle, pulpeuse… Le corps féminin (ou femme objet) est un fantasme courant dans les films et séries, et les hommes ont ce but ultime dans les scénarios : assouvir leur désir.

Et si pour une fois, on prenait l’histoire à l’envers ? Si on racontait le désir d’une femme pour le corps d’un homme ? Car oui, une femme sait fantasmer. Très très bien, même.

I Love Dick, c’est l’histoire de Chris, artiste new-yorkaise qui vit avec son mari dans les collines Texanes. Chris rencontre (grâce à son mari) un cow-boy sexy et mystérieux : Dick. Elle se laisse alors porter par son désir fou et lui écrit des lettres enflammées.

I Love Dick est issu d’un roman épistolaire et féministe de Chris Kraus. Avec talent, originalité et peps, la série expose sans filtre l’immensité du désir féminin. L’actrice Kathryn Hahn est fabuleuse, délurée, hystérique dirait Freud, et transmet si bien à l’écran cette chose mystérieuse, encore tabou et impalpable : le désir féminin.

 

Joy Richards dans Wanderlust (Netflix)

Copyright Amanda Searle/Netflix | Paul Kaye, Toni Collette | Wanderlust - Saison 1

Joy est thérapeute pour couples. Elle approche de la cinquantaine, a deux enfants, un mari aimant, une belle maison… Sa vie semble parfaite, mais en vérité son couple est aussi bancal que celui de ces clients. « Je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi » dit-elle à son mari. Ce n’est pas une fin en soi puisque l’amour est toujours là. Le couple décide alors d’avoir l’un et l’autre des amants pour mieux se retrouver.

Cette crise de la cinquantaine met en avant un personnage féminin libéré, à la recherche du bonheur et de l’équilibre de son couple. Joy s’assume pleinement jusqu’à avouer son aventure à ses enfants. Cette quête du bonheur sexuel va à l’encontre des bonnes manières et du couple socialement accepté. Une ouverture d’esprit et des mœurs qui fait du bien au moral !

Le petit bonus : il y a cette longue scène silencieuse où Joy dévore un plat de muffins, en soutien-gorge toute seule dans la cuisine. Un moment dérisoire mais qui symbolise l’abandon, le laisser-aller, le plaisir et l’intimité de la femme. (Oui, je peux me goinfrer de gâteaux à poil en m’en mettant partout quitte à prendre 4 kilos, je m’en bats les ovaires.)

Gemma Foster dans Dr. Foster (Netflix)

Copyright Drama Republic 2015/Des Willie/BBC | Suranne Jones, Tom Taylor | Docteur Foster - Saison 1

Restons dans la même veine avec cet incroyable personnage qu’est Gemma dans Dr. Foster. Cette femme va vivre les pire drames familiaux, les pires humiliations et déceptions, jusqu’à découvrir le visage caché de son mari après tant d’années de vie commune.

Des découvertes à glacer le sang qui vous embarqueront dans un thriller psychologique et virevoltant ; et qui feront rugir le ou la féministe qui est en vous. Mais sans vouloir coller des étiquettes, Dr. Foster n’est pas une série féministe, mais l’histoire d’une femme qui va se battre pour son fils, son travail et son bonheur malgré toutes les épreuves et souffrances endurées. J’irai même jusqu’à dire que c’est un thriller digne d’un Villeneuve (un Enemy sans les bizarreries, ou un Prisoners sans la violence). En défruinitive, Dr. Foster est une série qui prouve qu’une femme aussi peut avoir des couilles.

 

Fiona Gallagher dans Shameless (version US dispo sur Prime Video)

via GIPHY

Fiona Gallagher est l’archétype de la femme qui en bave. Elle est l’aînée d’une tribu de six enfants. Sa mère absente, son père alcoolique et chômeur, elle n’a pas d’autres solutions que de s’occuper de cette famille. La série Shameless a le mérite de proposer aux spectateurs un personnage riche et réaliste : le rôle de Fiona ne se limite pas qu’aux tâches ménagères ! On la découvre au travail, avec ses amis et ses amours. Elle refuse même l’aide du petit ami riche et parfait qui la couvre régulièrement de cadeaux ; et même si elle accepte de lâcher prise dans les bras d’un homme, elle place toujours sa famille et son épanouissement en premier.

 

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées de séries. Puisque les clichés et le sexisme ne touche pas uniquement les femmes, Fruits qu’on fit reviendra bientôt avec un nouvel article : les personnages masculins décomplexés qui nous font du bien ! (Parce que l’ami Gay ou le super-héros viril, on en a notre dose !).

 

Pas encore rassasiés ?