KAMPAI « COWBOY BEBOP »!!! La série méga-ultra-giga-culte de Shin’ichirō Watanabe fête ses 20 ans cette année!!

En effet, le 23 octobre 1998, un petit événement débarque sur les écrans japonais. Une série d’animation SF, sur fond de jazz avec un style western, un gloubiboulga magnifique où se mêlent psychologie et action décomplexée, dans lequel évoluent des personnages pourtant clichés mais tout aussi atypiques. Bref, un OVNI qui, depuis maintenant 2 décennies, termine dans les 5 premiers de n’importe quel TOP des meilleures séries d’animation au monde. POINT!

Comme j’aime bie… comme j’ado… comme je suis un FAN INCONTESTÉ de cette magnifique série, je profite qu’elle fête ses 20 ans cette année pour vous donner non pas 1, ni 2, ni 5, ni 10, mais bien 20 raisons d’aller mâter les 26 épisodes illico-prestement!!

1- Pour « TANK! » un générique d’intro aussi culte que la série !

Quelqu’un vous a dit que le jazz c’était ringard ? Lui passer le générique de « Cowboy Bebop » suffira à lui faire fermer son caquet !! Un style graphique simple mais ultra-efficace, une présentation stylée des personnages sur un rythme super entraînant… La coolitude à son summum !

2- Pour le contexte : L’humanité à la conquête du système solaire.

2021. Alors que l’humanité a commencé la fabrication de portails permettant les voyages hyperespaces appelés Gates, leurs créateurs ont ignoré l’instabilité que leur fonctionnement provoquait. En 2022, l’une des Gates a fini par exploser et provoquer la destruction d’un morceau de la Lune, causant la chute de nombreuses météorites sur Terre. Cet incident, connu sous le nom d’ « Accident de la Gate » provoqua la mort de 4.7 milliard d’habitants, forçant les humains à partir coloniser les autres planètes du système solaire. Un pur contexte post-apo SF !

3- Pour l’histoire : « See you space cowboy »…

L’histoire se situe en 2071. On y suit un équipage de chasseurs de prime traversant le système solaire à bord du vaisseau « BEBOP » à la recherche des personnes recherchées avec les primes les plus élevées. Enchaînant les missions avec plus ou moins de succès, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux losers dans leurs aventures trépidantes et à apprendre à les connaître au fil des épisodes.

4- Pour l’équipage du BEBOP qu’on adore!

L’équipage du « Bebop » au grand complet! © Sunrise/Bandai Visual

L’équipage du Bebop s’apparente à ce que l’on appelle une bande de « losers magnifiques », des types qui foirent presque tout ce qu’ils font mais qui n’en restent pas moins talentueux à leur façon et surtout ultra-attachants (un bon exemple de losers magnifiques : Les Gardiens de la Galaxie). Ils sont d’ailleurs assez souvent en galère d’argent et à la limite de la famine.
De gauche à droite ci-dessus, on a Jet Black l’ancien flic armoire à glace au bras bionique et au grand cœur, Spike Spiegel l’ex-mafieux solitaire adepte de la castagne, Faye Valentine l’escroqueuse vénale amnésique accro aux courses, Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky IV (alias « Ed » ou « La Mouflette ») la jeune hackeuse androgyne sur-excitée, et enfin Ein le « chien data » doté d’une intelligence hors du commun mais qui ne fait jamais rien de spécial…
Bien qu’il règne une ambiance plutôt joviale entre eux malgré le nombre de vacheries qu’ils s’envoient à la figure, ils cachent néanmoins tous un passé douloureux qui les a profondément marqués.

5- Pour les persos secondaires : Joyeuse bande de personnalités en tout genre.

Nos amis vont rencontrer un bon nombre de personnages très différents lors de leurs chasses aux primes. Outre Vicious, l’antagoniste principal de la série (et malheureusement l’un des plus manichéen), l’équipage du Bebop affrontera aussi bien des génies du crime (Hex, le maître d’échec), des ennemis loufoques (un dealer de champignons hallucinogènes) ou encore de véritables psychopathes (Pierrot le fou). A côté d’eux, de nombreux protagonistes secondaires aux histoires glaçantes ou touchantes laissent leur marque.
Ce patchwork de personnalités offre des challenges bien différents aux héros à chaque épisode, sans compter ceux du fil rouge de la série.

6- Pour le fil rouge de la série : Triangle amoureux sur fond mafieux…

L’histoire principale de la série se joue sur 5 épisodes et place Spike au centre de l’intrigue. On y découvre son passé en tant qu’agent du syndicat du « Dragon Rouge » ainsi que la rivalité qui l’oppose à Vicious, son ancien camarade devenu ennemi, et son lien avec une certaine Julia.
Bien qu’assez simple et courte, cette trame principale se suit avec plaisir et offre une intrigue assez dramatique à la série, délivrant au passage plusieurs des moments les plus marquants du show !

Cowboy Bebop

L’ombre du syndicat du « Dragon Rouge » plane sur toute la série… © Sunrise/Bandai Visual

7- Pour les épisodes stand-alone : Bijoux de diversité !

Parce qu’à la manière d’un « X-Files », même si la mythologie reste intéressante, ce sont les épisodes stand-alone qui apportent les moments les plus jouissifs de la série. La diversité des histoires permet au show de tester de nombreux styles avec brio, allant de la comédie de boulevard au western, en passant par le récit psychologique, le film noir et même la parodie d’horreur.
C’est par le biais de ces petites histoires qu’on apprend à connaitre nos héros et l’univers ultra-riche de la série.

8- Pour la musique : Le jazz/blues comme allié.

Parce que Cowboy Bebop a été élu comme étant l’animé avec la meilleure bande-originale de tous les temps par IGN en 2006, soit 7 ans après la fin de la série! Tout est dit, non?! Composée par Yoko Kanno et son groupe The Seatbelts, la musique berce les épisodes et donne son sens à de nombreuses scènes, ainsi qu’à l’état d’esprit des personnages.

9- Pour l’animation : Merveille de fluidité !

Bien qu’ayant un peu vécue, l’animation de la série accuse encore très bien son âge aujourd’hui. Il faut dire qu’à l’époque, on avait rarement vu un animé aussi bien dessiné ! L’animation ne souffre d’aucun défaut majeur, les personnages sont un exemple de chara-design et les combats spatiaux sont de toute beauté !!!

Cowboy bebop

© Sunrise/Bandai Visual

© Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

10- Pour le doublage : Honneur à la France pour une fois !

Bien que la version japonaise soit comme toujours excellente, le doublage français est juste parfait ! Les voix de chaque personnage collent parfaitement et sont servis par des dialogues aux petits oignons. Parce qu’il n’y a pas de meilleur moyen pour donner vie à ses personnages que de leur donner de la voix.

11- Pour l’ambiance : Constat sur une humanité désabusée…

Les humains ayant été forcés de quitter la Terre, ils ont installés de nombreuses colonies dans le système, la plus importante étant celle de Mars. Bien que l’ancien mode de vie semble avoir été conservé, on sent que chaque être dans cette série a sa part de vécu dont il cherche à s’échapper, que ce soit par la reconnaissance, par le crime ou même la mort. Cette dernière est un thème omniprésent dans la série sur lequel elle tire un constat amère mais aussi mélancolique.

12- Pour le thème des Chasseurs de primes : Western Spaghetti du futur!

Parce que les chasseurs de prime sont cool (dans les fictions, bien sûr)! Ils tiennent une importance primordiale dans « Cowboy Bebop » puisque notre équipage, en plus de se démener à capturer des mis à prix, doivent aussi faire face à la concurrence qui ne lâchera rien. Cela donne droit à des affrontements sortant parfois de nulle part et assez jouissifs. Et les deux présentateurs de « Big Shot », l’émission qui fourni des infos sur les primes en cours, sont tellement à fond que ça en devient comique.

L’émission « Big Shot » © Sunrise/Bandai Visual

13- Pour la criminalité : Parce que le crime paiera toujours.

L’univers de la série souffre des mêmes travers que le nôtre, exacerbés au possible vu que l’équipage du Bebop est en première ligne. On a droit à de grands classiques (magouilles mafieuses, dealers de drogue, assassins…) mais aussi des criminels moins conventionnels (hackeurs, terrorisme high-tech, gourou de secte…). Le tout restant souvent hors de portée de la police, d’où la présence importante de chasseurs de primes.

14- Pour les vaisseaux : L’homme et la machine…

Chaque personnage important dans cette série possède son propre vaisseau. Le plus souvent monoplace, le design de ces derniers est très recherché et s’apparente beaucoup à son pilote (le Hammerhead de Jet est un vaisseau de sauvetage équipé d’un harpon, symbolisant son bras mécanique). Quant au combat entre vaisseaux, ceux-ci sont stylés et souvent à couteaux tirés, ce qui les rend encore meilleurs à regarder!

Cowboy Bebop

Le vaisseau « Bebop » © Sunrise/Bandai Visual

Cowboy Bebop

Le « Swordfish » de Spike © Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

15- Pour les gunfight : Dégaines cowboy!!!

On ne peut pas parler de mafieux et de cowboys de l’espace sans avoir quelques échanges de tirs ! Et là croyez-moi, on est servi niveau gunfight ! Ceux-ci sont assez dispersés dans la série pour que ça ne deviennent pas redondant et ça nous permet de les apprécier d’autant plus. On adore sentir que les flingues sont prêts à être dégainés par nos trois as de la gâchette, dans la pure tradition d’un bon western.

16- Pour le corps-à-corps : Bruce Lee est parmi nous!

Il fallait bien qu’il y est un peu de castagne! Ici point de pouvoir cheatés ou de grands stratagèmes, on se met de bonnes tatanes des familles tant que ça passe et que ça fait mal. Parce que mâter Spike, adepte ultra efficace du Jeet Kune Do, se la mettre avec une dizaine de gars avec style et panache, ça n’a pas de prix…

17- Pour les 3 vieux : Les vieux fourneaux dans l’espace…

Dans plusieurs épisodes, vous croiserez parfois trois petits vieux attablés au bar, refaisant le monde et se vantant de leurs exploits dans les guerres d’antan. Ils n’hésiteront d’ailleurs jamais à se moquer de la situation actuelle de l’épisode, amenant à des dialogues assez savoureux avec les protagonistes.

Les 3 petits vieux © Sunrise/Bandai Visual

18- Pour le film : L’essence de la série en 2h!

Bon ok, je triche un peu ici, mais le film de 2001 tiré de la série vaut lui aussi le coup d’œil et je me devais d’en parler. Suivant l’équipage du Bebop sur la trace d’un terroriste nommé Vincent, le film fera la part belle aux personnages secondaires tout en gardant ce qui fait le sel de la série: l’ambiance jazzy, les gunfight, les combats de vaisseaux et les bastons. Le combat final entre Vincent et Spike est une merveille d’animation!

19- Pour son héritage : La mère d’une tendance…

En plus d’être culte en soi, « Cowboy Bebop » a imposé un style, une nouvelle façon de raconter des histoires, de mélanger les styles. On a vu beaucoup de récits types SF avec des ambiances rock (« Gardiens de la Galaxie », encore une fois) ou même fantasy sur fond pop (le récent « King Arthur – Legend of the sword »). N’oublions pas non plus son descendant direct « Samurai Champloo » créé par Shin’ichirō Watanabe, suivant un groupe à la recherche d’un assassin dans le Japon de l’ère Edo, rythmé par un style Hip-hop américain (série dont, bien évidemment, je vous recommande le visionnage). Par ailleurs, on ne peut nier un certain avant-gardiste de la part de la série qui ne se privera pas pour démocratiser le fait de montrer dans un animé des personnages homosexuels, transgenres et androgynes, sans pour autant en faire un sujet en soi, ce qui reste encore assez compliqué pour beaucoup de médias de notre époque. Chapeau !

20- Pour « The Real Folk Blues » le générique de fin !

Bien qu’il soit moins culte que l’opening, le générique de fin de chaque épisode de « Cowboy Bebop » (excepté celui de mi-saison et le dernier) est une petite perle de jazz/blues. Là où « Tank! » définissait l’aspect fun et cool de la série, « The Real Folk Blues » représente toute la mélancolie omniprésente du show, illustré par de superbes images fixes de Spike prenant la pose sous la pluie…

Si après tout ça, vous n’avez pas envie de dévorer cette série, je ne peux plus rien pour vous !!

(Tous les extraits, images, photos et musiques présentes dans cette articles sont la propriété de Sunrise et Bandai Visual. La série est éditée par Dybex en France.)

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

KAMPAI "COWBOY BEBOP"!!! La série méga-ultra-giga-culte de Shin'ichirō Watanabe fête ses 20 ans cette année!!

En effet, le 23 octobre 1998, un petit événement débarque sur les écrans japonais. Une série d'animation SF, sur fond de jazz avec un style western, un gloubiboulga magnifique où se mêlent psychologie et action décomplexée, dans lequel évoluent des personnages pourtant clichés mais tout aussi atypiques. Bref, un OVNI qui, depuis maintenant 2 décennies, termine dans les 5 premiers de n'importe quel TOP des meilleures séries d'animation au monde. POINT!

Comme j'aime bie... comme j'ado... comme je suis un FAN INCONTESTÉ de cette magnifique série, je profite qu'elle fête ses 20 ans cette année pour vous donner non pas 1, ni 2, ni 5, ni 10, mais bien 20 raisons d'aller mâter les 26 épisodes illico-prestement!!

1- Pour "TANK!" un générique d'intro aussi culte que la série !

Quelqu'un vous a dit que le jazz c'était ringard ? Lui passer le générique de "Cowboy Bebop" suffira à lui faire fermer son caquet !! Un style graphique simple mais ultra-efficace, une présentation stylée des personnages sur un rythme super entraînant... La coolitude à son summum !

2- Pour le contexte : L'humanité à la conquête du système solaire.

2021. Alors que l'humanité a commencé la fabrication de portails permettant les voyages hyperespaces appelés Gates, leurs créateurs ont ignoré l'instabilité que leur fonctionnement provoquait. En 2022, l'une des Gates a fini par exploser et provoquer la destruction d'un morceau de la Lune, causant la chute de nombreuses météorites sur Terre. Cet incident, connu sous le nom d' "Accident de la Gate" provoqua la mort de 4.7 milliard d'habitants, forçant les humains à partir coloniser les autres planètes du système solaire. Un pur contexte post-apo SF !

3- Pour l'histoire : "See you space cowboy"...

L'histoire se situe en 2071. On y suit un équipage de chasseurs de prime traversant le système solaire à bord du vaisseau "BEBOP" à la recherche des personnes recherchées avec les primes les plus élevées. Enchaînant les missions avec plus ou moins de succès, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux losers dans leurs aventures trépidantes et à apprendre à les connaître au fil des épisodes.

4- Pour l'équipage du BEBOP qu'on adore!

L'équipage du "Bebop" au grand complet! © Sunrise/Bandai Visual

L'équipage du Bebop s'apparente à ce que l'on appelle une bande de "losers magnifiques", des types qui foirent presque tout ce qu'ils font mais qui n'en restent pas moins talentueux à leur façon et surtout ultra-attachants (un bon exemple de losers magnifiques : Les Gardiens de la Galaxie). Ils sont d'ailleurs assez souvent en galère d'argent et à la limite de la famine.
De gauche à droite ci-dessus, on a Jet Black l'ancien flic armoire à glace au bras bionique et au grand cœur, Spike Spiegel l'ex-mafieux solitaire adepte de la castagne, Faye Valentine l'escroqueuse vénale amnésique accro aux courses, Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky IV (alias "Ed" ou "La Mouflette") la jeune hackeuse androgyne sur-excitée, et enfin Ein le "chien data" doté d'une intelligence hors du commun mais qui ne fait jamais rien de spécial...
Bien qu'il règne une ambiance plutôt joviale entre eux malgré le nombre de vacheries qu'ils s'envoient à la figure, ils cachent néanmoins tous un passé douloureux qui les a profondément marqués.

5- Pour les persos secondaires : Joyeuse bande de personnalités en tout genre.

Nos amis vont rencontrer un bon nombre de personnages très différents lors de leurs chasses aux primes. Outre Vicious, l'antagoniste principal de la série (et malheureusement l'un des plus manichéen), l'équipage du Bebop affrontera aussi bien des génies du crime (Hex, le maître d'échec), des ennemis loufoques (un dealer de champignons hallucinogènes) ou encore de véritables psychopathes (Pierrot le fou). A côté d'eux, de nombreux protagonistes secondaires aux histoires glaçantes ou touchantes laissent leur marque.
Ce patchwork de personnalités offre des challenges bien différents aux héros à chaque épisode, sans compter ceux du fil rouge de la série.

6- Pour le fil rouge de la série : Triangle amoureux sur fond mafieux...

L'histoire principale de la série se joue sur 5 épisodes et place Spike au centre de l'intrigue. On y découvre son passé en tant qu'agent du syndicat du "Dragon Rouge" ainsi que la rivalité qui l'oppose à Vicious, son ancien camarade devenu ennemi, et son lien avec une certaine Julia.
Bien qu'assez simple et courte, cette trame principale se suit avec plaisir et offre une intrigue assez dramatique à la série, délivrant au passage plusieurs des moments les plus marquants du show !

Cowboy Bebop

L'ombre du syndicat du "Dragon Rouge" plane sur toute la série... © Sunrise/Bandai Visual

7- Pour les épisodes stand-alone : Bijoux de diversité !

Parce qu'à la manière d'un "X-Files", même si la mythologie reste intéressante, ce sont les épisodes stand-alone qui apportent les moments les plus jouissifs de la série. La diversité des histoires permet au show de tester de nombreux styles avec brio, allant de la comédie de boulevard au western, en passant par le récit psychologique, le film noir et même la parodie d'horreur.
C'est par le biais de ces petites histoires qu'on apprend à connaitre nos héros et l'univers ultra-riche de la série.

8- Pour la musique : Le jazz/blues comme allié.

Parce que Cowboy Bebop a été élu comme étant l'animé avec la meilleure bande-originale de tous les temps par IGN en 2006, soit 7 ans après la fin de la série! Tout est dit, non?! Composée par Yoko Kanno et son groupe The Seatbelts, la musique berce les épisodes et donne son sens à de nombreuses scènes, ainsi qu'à l'état d'esprit des personnages.

9- Pour l'animation : Merveille de fluidité !

Bien qu'ayant un peu vécue, l'animation de la série accuse encore très bien son âge aujourd'hui. Il faut dire qu'à l'époque, on avait rarement vu un animé aussi bien dessiné ! L'animation ne souffre d'aucun défaut majeur, les personnages sont un exemple de chara-design et les combats spatiaux sont de toute beauté !!!

Cowboy bebop

© Sunrise/Bandai Visual

© Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

10- Pour le doublage : Honneur à la France pour une fois !

Bien que la version japonaise soit comme toujours excellente, le doublage français est juste parfait ! Les voix de chaque personnage collent parfaitement et sont servis par des dialogues aux petits oignons. Parce qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour donner vie à ses personnages que de leur donner de la voix.

11- Pour l'ambiance : Constat sur une humanité désabusée...

Les humains ayant été forcés de quitter la Terre, ils ont installés de nombreuses colonies dans le système, la plus importante étant celle de Mars. Bien que l'ancien mode de vie semble avoir été conservé, on sent que chaque être dans cette série a sa part de vécu dont il cherche à s'échapper, que ce soit par la reconnaissance, par le crime ou même la mort. Cette dernière est un thème omniprésent dans la série sur lequel elle tire un constat amère mais aussi mélancolique.

12- Pour le thème des Chasseurs de primes : Western Spaghetti du futur!

Parce que les chasseurs de prime sont cool (dans les fictions, bien sûr)! Ils tiennent une importance primordiale dans "Cowboy Bebop" puisque notre équipage, en plus de se démener à capturer des mis à prix, doivent aussi faire face à la concurrence qui ne lâchera rien. Cela donne droit à des affrontements sortant parfois de nulle part et assez jouissifs. Et les deux présentateurs de "Big Shot", l'émission qui fourni des infos sur les primes en cours, sont tellement à fond que ça en devient comique.

L'émission "Big Shot" © Sunrise/Bandai Visual

13- Pour la criminalité : Parce que le crime paiera toujours.

L'univers de la série souffre des mêmes travers que le nôtre, exacerbés au possible vu que l'équipage du Bebop est en première ligne. On a droit à de grands classiques (magouilles mafieuses, dealers de drogue, assassins...) mais aussi des criminels moins conventionnels (hackeurs, terrorisme high-tech, gourou de secte...). Le tout restant souvent hors de portée de la police, d'où la présence importante de chasseurs de primes.

14- Pour les vaisseaux : L'homme et la machine...

Chaque personnage important dans cette série possède son propre vaisseau. Le plus souvent monoplace, le design de ces derniers est très recherché et s'apparente beaucoup à son pilote (le Hammerhead de Jet est un vaisseau de sauvetage équipé d'un harpon, symbolisant son bras mécanique). Quant au combat entre vaisseaux, ceux-ci sont stylés et souvent à couteaux tirés, ce qui les rend encore meilleurs à regarder!

Cowboy Bebop

Le vaisseau "Bebop" © Sunrise/Bandai Visual

Cowboy Bebop

Le "Swordfish" de Spike © Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

15- Pour les gunfight : Dégaines cowboy!!!

On ne peut pas parler de mafieux et de cowboys de l'espace sans avoir quelques échanges de tirs ! Et là croyez-moi, on est servi niveau gunfight ! Ceux-ci sont assez dispersés dans la série pour que ça ne deviennent pas redondant et ça nous permet de les apprécier d'autant plus. On adore sentir que les flingues sont prêts à être dégainés par nos trois as de la gâchette, dans la pure tradition d'un bon western.

16- Pour le corps-à-corps : Bruce Lee est parmi nous!

Il fallait bien qu'il y est un peu de castagne! Ici point de pouvoir cheatés ou de grands stratagèmes, on se met de bonnes tatanes des familles tant que ça passe et que ça fait mal. Parce que mâter Spike, adepte ultra efficace du Jeet Kune Do, se la mettre avec une dizaine de gars avec style et panache, ça n'a pas de prix...

17- Pour les 3 vieux : Les vieux fourneaux dans l'espace...

Dans plusieurs épisodes, vous croiserez parfois trois petits vieux attablés au bar, refaisant le monde et se vantant de leurs exploits dans les guerres d’antan. Ils n'hésiteront d'ailleurs jamais à se moquer de la situation actuelle de l'épisode, amenant à des dialogues assez savoureux avec les protagonistes.

Les 3 petits vieux © Sunrise/Bandai Visual

18- Pour le film : L'essence de la série en 2h!

Bon ok, je triche un peu ici, mais le film de 2001 tiré de la série vaut lui aussi le coup d’œil et je me devais d'en parler. Suivant l'équipage du Bebop sur la trace d'un terroriste nommé Vincent, le film fera la part belle aux personnages secondaires tout en gardant ce qui fait le sel de la série: l'ambiance jazzy, les gunfight, les combats de vaisseaux et les bastons. Le combat final entre Vincent et Spike est une merveille d'animation!

19- Pour son héritage : La mère d'une tendance...

En plus d'être culte en soi, "Cowboy Bebop" a imposé un style, une nouvelle façon de raconter des histoires, de mélanger les styles. On a vu beaucoup de récits types SF avec des ambiances rock ("Gardiens de la Galaxie", encore une fois) ou même fantasy sur fond pop (le récent "King Arthur - Legend of the sword"). N'oublions pas non plus son descendant direct "Samurai Champloo" créé par Shin'ichirō Watanabe, suivant un groupe à la recherche d'un assassin dans le Japon de l'ère Edo, rythmé par un style Hip-hop américain (série dont, bien évidemment, je vous recommande le visionnage). Par ailleurs, on ne peut nier un certain avant-gardiste de la part de la série qui ne se privera pas pour démocratiser le fait de montrer dans un animé des personnages homosexuels, transgenres et androgynes, sans pour autant en faire un sujet en soi, ce qui reste encore assez compliqué pour beaucoup de médias de notre époque. Chapeau !

20- Pour "The Real Folk Blues" le générique de fin !

Bien qu'il soit moins culte que l'opening, le générique de fin de chaque épisode de "Cowboy Bebop" (excepté celui de mi-saison et le dernier) est une petite perle de jazz/blues. Là où "Tank!" définissait l'aspect fun et cool de la série, "The Real Folk Blues" représente toute la mélancolie omniprésente du show, illustré par de superbes images fixes de Spike prenant la pose sous la pluie...

Si après tout ça, vous n'avez pas envie de dévorer cette série, je ne peux plus rien pour vous !!

(Tous les extraits, images, photos et musiques présentes dans cette articles sont la propriété de Sunrise et Bandai Visual. La série est éditée par Dybex en France.)
Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

KAMPAI "COWBOY BEBOP"!!! La série méga-ultra-giga-culte de Shin'ichirō Watanabe fête ses 20 ans cette année!!

En effet, le 23 octobre 1998, un petit événement débarque sur les écrans japonais. Une série d'animation SF, sur fond de jazz avec un style western, un gloubiboulga magnifique où se mêlent psychologie et action décomplexée, dans lequel évoluent des personnages pourtant clichés mais tout aussi atypiques. Bref, un OVNI qui, depuis maintenant 2 décennies, termine dans les 5 premiers de n'importe quel TOP des meilleures séries d'animation au monde. POINT!

Comme j'aime bie... comme j'ado... comme je suis un FAN INCONTESTÉ de cette magnifique série, je profite qu'elle fête ses 20 ans cette année pour vous donner non pas 1, ni 2, ni 5, ni 10, mais bien 20 raisons d'aller mâter les 26 épisodes illico-prestement!!

1- Pour "TANK!" un générique d'intro aussi culte que la série !

Quelqu'un vous a dit que le jazz c'était ringard ? Lui passer le générique de "Cowboy Bebop" suffira à lui faire fermer son caquet !! Un style graphique simple mais ultra-efficace, une présentation stylée des personnages sur un rythme super entraînant... La coolitude à son summum !

2- Pour le contexte : L'humanité à la conquête du système solaire.

2021. Alors que l'humanité a commencé la fabrication de portails permettant les voyages hyperespaces appelés Gates, leurs créateurs ont ignoré l'instabilité que leur fonctionnement provoquait. En 2022, l'une des Gates a fini par exploser et provoquer la destruction d'un morceau de la Lune, causant la chute de nombreuses météorites sur Terre. Cet incident, connu sous le nom d' "Accident de la Gate" provoqua la mort de 4.7 milliard d'habitants, forçant les humains à partir coloniser les autres planètes du système solaire. Un pur contexte post-apo SF !

3- Pour l'histoire : "See you space cowboy"...

L'histoire se situe en 2071. On y suit un équipage de chasseurs de prime traversant le système solaire à bord du vaisseau "BEBOP" à la recherche des personnes recherchées avec les primes les plus élevées. Enchaînant les missions avec plus ou moins de succès, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux losers dans leurs aventures trépidantes et à apprendre à les connaître au fil des épisodes.

4- Pour l'équipage du BEBOP qu'on adore!

L'équipage du "Bebop" au grand complet! © Sunrise/Bandai Visual

L'équipage du Bebop s'apparente à ce que l'on appelle une bande de "losers magnifiques", des types qui foirent presque tout ce qu'ils font mais qui n'en restent pas moins talentueux à leur façon et surtout ultra-attachants (un bon exemple de losers magnifiques : Les Gardiens de la Galaxie). Ils sont d'ailleurs assez souvent en galère d'argent et à la limite de la famine.
De gauche à droite ci-dessus, on a Jet Black l'ancien flic armoire à glace au bras bionique et au grand cœur, Spike Spiegel l'ex-mafieux solitaire adepte de la castagne, Faye Valentine l'escroqueuse vénale amnésique accro aux courses, Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky IV (alias "Ed" ou "La Mouflette") la jeune hackeuse androgyne sur-excitée, et enfin Ein le "chien data" doté d'une intelligence hors du commun mais qui ne fait jamais rien de spécial...
Bien qu'il règne une ambiance plutôt joviale entre eux malgré le nombre de vacheries qu'ils s'envoient à la figure, ils cachent néanmoins tous un passé douloureux qui les a profondément marqués.

5- Pour les persos secondaires : Joyeuse bande de personnalités en tout genre.

Nos amis vont rencontrer un bon nombre de personnages très différents lors de leurs chasses aux primes. Outre Vicious, l'antagoniste principal de la série (et malheureusement l'un des plus manichéen), l'équipage du Bebop affrontera aussi bien des génies du crime (Hex, le maître d'échec), des ennemis loufoques (un dealer de champignons hallucinogènes) ou encore de véritables psychopathes (Pierrot le fou). A côté d'eux, de nombreux protagonistes secondaires aux histoires glaçantes ou touchantes laissent leur marque.
Ce patchwork de personnalités offre des challenges bien différents aux héros à chaque épisode, sans compter ceux du fil rouge de la série.

6- Pour le fil rouge de la série : Triangle amoureux sur fond mafieux...

L'histoire principale de la série se joue sur 5 épisodes et place Spike au centre de l'intrigue. On y découvre son passé en tant qu'agent du syndicat du "Dragon Rouge" ainsi que la rivalité qui l'oppose à Vicious, son ancien camarade devenu ennemi, et son lien avec une certaine Julia.
Bien qu'assez simple et courte, cette trame principale se suit avec plaisir et offre une intrigue assez dramatique à la série, délivrant au passage plusieurs des moments les plus marquants du show !

Cowboy Bebop

L'ombre du syndicat du "Dragon Rouge" plane sur toute la série... © Sunrise/Bandai Visual

7- Pour les épisodes stand-alone : Bijoux de diversité !

Parce qu'à la manière d'un "X-Files", même si la mythologie reste intéressante, ce sont les épisodes stand-alone qui apportent les moments les plus jouissifs de la série. La diversité des histoires permet au show de tester de nombreux styles avec brio, allant de la comédie de boulevard au western, en passant par le récit psychologique, le film noir et même la parodie d'horreur.
C'est par le biais de ces petites histoires qu'on apprend à connaitre nos héros et l'univers ultra-riche de la série.

8- Pour la musique : Le jazz/blues comme allié.

Parce que Cowboy Bebop a été élu comme étant l'animé avec la meilleure bande-originale de tous les temps par IGN en 2006, soit 7 ans après la fin de la série! Tout est dit, non?! Composée par Yoko Kanno et son groupe The Seatbelts, la musique berce les épisodes et donne son sens à de nombreuses scènes, ainsi qu'à l'état d'esprit des personnages.

9- Pour l'animation : Merveille de fluidité !

Bien qu'ayant un peu vécue, l'animation de la série accuse encore très bien son âge aujourd'hui. Il faut dire qu'à l'époque, on avait rarement vu un animé aussi bien dessiné ! L'animation ne souffre d'aucun défaut majeur, les personnages sont un exemple de chara-design et les combats spatiaux sont de toute beauté !!!

Cowboy bebop

© Sunrise/Bandai Visual

© Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

10- Pour le doublage : Honneur à la France pour une fois !

Bien que la version japonaise soit comme toujours excellente, le doublage français est juste parfait ! Les voix de chaque personnage collent parfaitement et sont servis par des dialogues aux petits oignons. Parce qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour donner vie à ses personnages que de leur donner de la voix.

11- Pour l'ambiance : Constat sur une humanité désabusée...

Les humains ayant été forcés de quitter la Terre, ils ont installés de nombreuses colonies dans le système, la plus importante étant celle de Mars. Bien que l'ancien mode de vie semble avoir été conservé, on sent que chaque être dans cette série a sa part de vécu dont il cherche à s'échapper, que ce soit par la reconnaissance, par le crime ou même la mort. Cette dernière est un thème omniprésent dans la série sur lequel elle tire un constat amère mais aussi mélancolique.

12- Pour le thème des Chasseurs de primes : Western Spaghetti du futur!

Parce que les chasseurs de prime sont cool (dans les fictions, bien sûr)! Ils tiennent une importance primordiale dans "Cowboy Bebop" puisque notre équipage, en plus de se démener à capturer des mis à prix, doivent aussi faire face à la concurrence qui ne lâchera rien. Cela donne droit à des affrontements sortant parfois de nulle part et assez jouissifs. Et les deux présentateurs de "Big Shot", l'émission qui fourni des infos sur les primes en cours, sont tellement à fond que ça en devient comique.

L'émission "Big Shot" © Sunrise/Bandai Visual

13- Pour la criminalité : Parce que le crime paiera toujours.

L'univers de la série souffre des mêmes travers que le nôtre, exacerbés au possible vu que l'équipage du Bebop est en première ligne. On a droit à de grands classiques (magouilles mafieuses, dealers de drogue, assassins...) mais aussi des criminels moins conventionnels (hackeurs, terrorisme high-tech, gourou de secte...). Le tout restant souvent hors de portée de la police, d'où la présence importante de chasseurs de primes.

14- Pour les vaisseaux : L'homme et la machine...

Chaque personnage important dans cette série possède son propre vaisseau. Le plus souvent monoplace, le design de ces derniers est très recherché et s'apparente beaucoup à son pilote (le Hammerhead de Jet est un vaisseau de sauvetage équipé d'un harpon, symbolisant son bras mécanique). Quant au combat entre vaisseaux, ceux-ci sont stylés et souvent à couteaux tirés, ce qui les rend encore meilleurs à regarder!

Cowboy Bebop

Le vaisseau "Bebop" © Sunrise/Bandai Visual

Cowboy Bebop

Le "Swordfish" de Spike © Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

15- Pour les gunfight : Dégaines cowboy!!!

On ne peut pas parler de mafieux et de cowboys de l'espace sans avoir quelques échanges de tirs ! Et là croyez-moi, on est servi niveau gunfight ! Ceux-ci sont assez dispersés dans la série pour que ça ne deviennent pas redondant et ça nous permet de les apprécier d'autant plus. On adore sentir que les flingues sont prêts à être dégainés par nos trois as de la gâchette, dans la pure tradition d'un bon western.

16- Pour le corps-à-corps : Bruce Lee est parmi nous!

Il fallait bien qu'il y est un peu de castagne! Ici point de pouvoir cheatés ou de grands stratagèmes, on se met de bonnes tatanes des familles tant que ça passe et que ça fait mal. Parce que mâter Spike, adepte ultra efficace du Jeet Kune Do, se la mettre avec une dizaine de gars avec style et panache, ça n'a pas de prix...

17- Pour les 3 vieux : Les vieux fourneaux dans l'espace...

Dans plusieurs épisodes, vous croiserez parfois trois petits vieux attablés au bar, refaisant le monde et se vantant de leurs exploits dans les guerres d’antan. Ils n'hésiteront d'ailleurs jamais à se moquer de la situation actuelle de l'épisode, amenant à des dialogues assez savoureux avec les protagonistes.

Les 3 petits vieux © Sunrise/Bandai Visual

18- Pour le film : L'essence de la série en 2h!

Bon ok, je triche un peu ici, mais le film de 2001 tiré de la série vaut lui aussi le coup d’œil et je me devais d'en parler. Suivant l'équipage du Bebop sur la trace d'un terroriste nommé Vincent, le film fera la part belle aux personnages secondaires tout en gardant ce qui fait le sel de la série: l'ambiance jazzy, les gunfight, les combats de vaisseaux et les bastons. Le combat final entre Vincent et Spike est une merveille d'animation!

19- Pour son héritage : La mère d'une tendance...

En plus d'être culte en soi, "Cowboy Bebop" a imposé un style, une nouvelle façon de raconter des histoires, de mélanger les styles. On a vu beaucoup de récits types SF avec des ambiances rock ("Gardiens de la Galaxie", encore une fois) ou même fantasy sur fond pop (le récent "King Arthur - Legend of the sword"). N'oublions pas non plus son descendant direct "Samurai Champloo" créé par Shin'ichirō Watanabe, suivant un groupe à la recherche d'un assassin dans le Japon de l'ère Edo, rythmé par un style Hip-hop américain (série dont, bien évidemment, je vous recommande le visionnage). Par ailleurs, on ne peut nier un certain avant-gardiste de la part de la série qui ne se privera pas pour démocratiser le fait de montrer dans un animé des personnages homosexuels, transgenres et androgynes, sans pour autant en faire un sujet en soi, ce qui reste encore assez compliqué pour beaucoup de médias de notre époque. Chapeau !

20- Pour "The Real Folk Blues" le générique de fin !

Bien qu'il soit moins culte que l'opening, le générique de fin de chaque épisode de "Cowboy Bebop" (excepté celui de mi-saison et le dernier) est une petite perle de jazz/blues. Là où "Tank!" définissait l'aspect fun et cool de la série, "The Real Folk Blues" représente toute la mélancolie omniprésente du show, illustré par de superbes images fixes de Spike prenant la pose sous la pluie...

Si après tout ça, vous n'avez pas envie de dévorer cette série, je ne peux plus rien pour vous !!

(Tous les extraits, images, photos et musiques présentes dans cette articles sont la propriété de Sunrise et Bandai Visual. La série est éditée par Dybex en France.)
Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

KAMPAI "COWBOY BEBOP"!!! La série méga-ultra-giga-culte de Shin'ichirō Watanabe fête ses 20 ans cette année!!

En effet, le 23 octobre 1998, un petit événement débarque sur les écrans japonais. Une série d'animation SF, sur fond de jazz avec un style western, un gloubiboulga magnifique où se mêlent psychologie et action décomplexée, dans lequel évoluent des personnages pourtant clichés mais tout aussi atypiques. Bref, un OVNI qui, depuis maintenant 2 décennies, termine dans les 5 premiers de n'importe quel TOP des meilleures séries d'animation au monde. POINT!

Comme j'aime bie... comme j'ado... comme je suis un FAN INCONTESTÉ de cette magnifique série, je profite qu'elle fête ses 20 ans cette année pour vous donner non pas 1, ni 2, ni 5, ni 10, mais bien 20 raisons d'aller mâter les 26 épisodes illico-prestement!!

1- Pour "TANK!" un générique d'intro aussi culte que la série !

Quelqu'un vous a dit que le jazz c'était ringard ? Lui passer le générique de "Cowboy Bebop" suffira à lui faire fermer son caquet !! Un style graphique simple mais ultra-efficace, une présentation stylée des personnages sur un rythme super entraînant... La coolitude à son summum !

2- Pour le contexte : L'humanité à la conquête du système solaire.

2021. Alors que l'humanité a commencé la fabrication de portails permettant les voyages hyperespaces appelés Gates, leurs créateurs ont ignoré l'instabilité que leur fonctionnement provoquait. En 2022, l'une des Gates a fini par exploser et provoquer la destruction d'un morceau de la Lune, causant la chute de nombreuses météorites sur Terre. Cet incident, connu sous le nom d' "Accident de la Gate" provoqua la mort de 4.7 milliard d'habitants, forçant les humains à partir coloniser les autres planètes du système solaire. Un pur contexte post-apo SF !

3- Pour l'histoire : "See you space cowboy"...

L'histoire se situe en 2071. On y suit un équipage de chasseurs de prime traversant le système solaire à bord du vaisseau "BEBOP" à la recherche des personnes recherchées avec les primes les plus élevées. Enchaînant les missions avec plus ou moins de succès, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux losers dans leurs aventures trépidantes et à apprendre à les connaître au fil des épisodes.

4- Pour l'équipage du BEBOP qu'on adore!

L'équipage du "Bebop" au grand complet! © Sunrise/Bandai Visual

L'équipage du Bebop s'apparente à ce que l'on appelle une bande de "losers magnifiques", des types qui foirent presque tout ce qu'ils font mais qui n'en restent pas moins talentueux à leur façon et surtout ultra-attachants (un bon exemple de losers magnifiques : Les Gardiens de la Galaxie). Ils sont d'ailleurs assez souvent en galère d'argent et à la limite de la famine.
De gauche à droite ci-dessus, on a Jet Black l'ancien flic armoire à glace au bras bionique et au grand cœur, Spike Spiegel l'ex-mafieux solitaire adepte de la castagne, Faye Valentine l'escroqueuse vénale amnésique accro aux courses, Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky IV (alias "Ed" ou "La Mouflette") la jeune hackeuse androgyne sur-excitée, et enfin Ein le "chien data" doté d'une intelligence hors du commun mais qui ne fait jamais rien de spécial...
Bien qu'il règne une ambiance plutôt joviale entre eux malgré le nombre de vacheries qu'ils s'envoient à la figure, ils cachent néanmoins tous un passé douloureux qui les a profondément marqués.

5- Pour les persos secondaires : Joyeuse bande de personnalités en tout genre.

Nos amis vont rencontrer un bon nombre de personnages très différents lors de leurs chasses aux primes. Outre Vicious, l'antagoniste principal de la série (et malheureusement l'un des plus manichéen), l'équipage du Bebop affrontera aussi bien des génies du crime (Hex, le maître d'échec), des ennemis loufoques (un dealer de champignons hallucinogènes) ou encore de véritables psychopathes (Pierrot le fou). A côté d'eux, de nombreux protagonistes secondaires aux histoires glaçantes ou touchantes laissent leur marque.
Ce patchwork de personnalités offre des challenges bien différents aux héros à chaque épisode, sans compter ceux du fil rouge de la série.

6- Pour le fil rouge de la série : Triangle amoureux sur fond mafieux...

L'histoire principale de la série se joue sur 5 épisodes et place Spike au centre de l'intrigue. On y découvre son passé en tant qu'agent du syndicat du "Dragon Rouge" ainsi que la rivalité qui l'oppose à Vicious, son ancien camarade devenu ennemi, et son lien avec une certaine Julia.
Bien qu'assez simple et courte, cette trame principale se suit avec plaisir et offre une intrigue assez dramatique à la série, délivrant au passage plusieurs des moments les plus marquants du show !

Cowboy Bebop

L'ombre du syndicat du "Dragon Rouge" plane sur toute la série... © Sunrise/Bandai Visual

7- Pour les épisodes stand-alone : Bijoux de diversité !

Parce qu'à la manière d'un "X-Files", même si la mythologie reste intéressante, ce sont les épisodes stand-alone qui apportent les moments les plus jouissifs de la série. La diversité des histoires permet au show de tester de nombreux styles avec brio, allant de la comédie de boulevard au western, en passant par le récit psychologique, le film noir et même la parodie d'horreur.
C'est par le biais de ces petites histoires qu'on apprend à connaitre nos héros et l'univers ultra-riche de la série.

8- Pour la musique : Le jazz/blues comme allié.

Parce que Cowboy Bebop a été élu comme étant l'animé avec la meilleure bande-originale de tous les temps par IGN en 2006, soit 7 ans après la fin de la série! Tout est dit, non?! Composée par Yoko Kanno et son groupe The Seatbelts, la musique berce les épisodes et donne son sens à de nombreuses scènes, ainsi qu'à l'état d'esprit des personnages.

9- Pour l'animation : Merveille de fluidité !

Bien qu'ayant un peu vécue, l'animation de la série accuse encore très bien son âge aujourd'hui. Il faut dire qu'à l'époque, on avait rarement vu un animé aussi bien dessiné ! L'animation ne souffre d'aucun défaut majeur, les personnages sont un exemple de chara-design et les combats spatiaux sont de toute beauté !!!

Cowboy bebop

© Sunrise/Bandai Visual

© Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

10- Pour le doublage : Honneur à la France pour une fois !

Bien que la version japonaise soit comme toujours excellente, le doublage français est juste parfait ! Les voix de chaque personnage collent parfaitement et sont servis par des dialogues aux petits oignons. Parce qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour donner vie à ses personnages que de leur donner de la voix.

11- Pour l'ambiance : Constat sur une humanité désabusée...

Les humains ayant été forcés de quitter la Terre, ils ont installés de nombreuses colonies dans le système, la plus importante étant celle de Mars. Bien que l'ancien mode de vie semble avoir été conservé, on sent que chaque être dans cette série a sa part de vécu dont il cherche à s'échapper, que ce soit par la reconnaissance, par le crime ou même la mort. Cette dernière est un thème omniprésent dans la série sur lequel elle tire un constat amère mais aussi mélancolique.

12- Pour le thème des Chasseurs de primes : Western Spaghetti du futur!

Parce que les chasseurs de prime sont cool (dans les fictions, bien sûr)! Ils tiennent une importance primordiale dans "Cowboy Bebop" puisque notre équipage, en plus de se démener à capturer des mis à prix, doivent aussi faire face à la concurrence qui ne lâchera rien. Cela donne droit à des affrontements sortant parfois de nulle part et assez jouissifs. Et les deux présentateurs de "Big Shot", l'émission qui fourni des infos sur les primes en cours, sont tellement à fond que ça en devient comique.

L'émission "Big Shot" © Sunrise/Bandai Visual

13- Pour la criminalité : Parce que le crime paiera toujours.

L'univers de la série souffre des mêmes travers que le nôtre, exacerbés au possible vu que l'équipage du Bebop est en première ligne. On a droit à de grands classiques (magouilles mafieuses, dealers de drogue, assassins...) mais aussi des criminels moins conventionnels (hackeurs, terrorisme high-tech, gourou de secte...). Le tout restant souvent hors de portée de la police, d'où la présence importante de chasseurs de primes.

14- Pour les vaisseaux : L'homme et la machine...

Chaque personnage important dans cette série possède son propre vaisseau. Le plus souvent monoplace, le design de ces derniers est très recherché et s'apparente beaucoup à son pilote (le Hammerhead de Jet est un vaisseau de sauvetage équipé d'un harpon, symbolisant son bras mécanique). Quant au combat entre vaisseaux, ceux-ci sont stylés et souvent à couteaux tirés, ce qui les rend encore meilleurs à regarder!

Cowboy Bebop

Le vaisseau "Bebop" © Sunrise/Bandai Visual

Cowboy Bebop

Le "Swordfish" de Spike © Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

15- Pour les gunfight : Dégaines cowboy!!!

On ne peut pas parler de mafieux et de cowboys de l'espace sans avoir quelques échanges de tirs ! Et là croyez-moi, on est servi niveau gunfight ! Ceux-ci sont assez dispersés dans la série pour que ça ne deviennent pas redondant et ça nous permet de les apprécier d'autant plus. On adore sentir que les flingues sont prêts à être dégainés par nos trois as de la gâchette, dans la pure tradition d'un bon western.

16- Pour le corps-à-corps : Bruce Lee est parmi nous!

Il fallait bien qu'il y est un peu de castagne! Ici point de pouvoir cheatés ou de grands stratagèmes, on se met de bonnes tatanes des familles tant que ça passe et que ça fait mal. Parce que mâter Spike, adepte ultra efficace du Jeet Kune Do, se la mettre avec une dizaine de gars avec style et panache, ça n'a pas de prix...

17- Pour les 3 vieux : Les vieux fourneaux dans l'espace...

Dans plusieurs épisodes, vous croiserez parfois trois petits vieux attablés au bar, refaisant le monde et se vantant de leurs exploits dans les guerres d’antan. Ils n'hésiteront d'ailleurs jamais à se moquer de la situation actuelle de l'épisode, amenant à des dialogues assez savoureux avec les protagonistes.

Les 3 petits vieux © Sunrise/Bandai Visual

18- Pour le film : L'essence de la série en 2h!

Bon ok, je triche un peu ici, mais le film de 2001 tiré de la série vaut lui aussi le coup d’œil et je me devais d'en parler. Suivant l'équipage du Bebop sur la trace d'un terroriste nommé Vincent, le film fera la part belle aux personnages secondaires tout en gardant ce qui fait le sel de la série: l'ambiance jazzy, les gunfight, les combats de vaisseaux et les bastons. Le combat final entre Vincent et Spike est une merveille d'animation!

19- Pour son héritage : La mère d'une tendance...

En plus d'être culte en soi, "Cowboy Bebop" a imposé un style, une nouvelle façon de raconter des histoires, de mélanger les styles. On a vu beaucoup de récits types SF avec des ambiances rock ("Gardiens de la Galaxie", encore une fois) ou même fantasy sur fond pop (le récent "King Arthur - Legend of the sword"). N'oublions pas non plus son descendant direct "Samurai Champloo" créé par Shin'ichirō Watanabe, suivant un groupe à la recherche d'un assassin dans le Japon de l'ère Edo, rythmé par un style Hip-hop américain (série dont, bien évidemment, je vous recommande le visionnage). Par ailleurs, on ne peut nier un certain avant-gardiste de la part de la série qui ne se privera pas pour démocratiser le fait de montrer dans un animé des personnages homosexuels, transgenres et androgynes, sans pour autant en faire un sujet en soi, ce qui reste encore assez compliqué pour beaucoup de médias de notre époque. Chapeau !

20- Pour "The Real Folk Blues" le générique de fin !

Bien qu'il soit moins culte que l'opening, le générique de fin de chaque épisode de "Cowboy Bebop" (excepté celui de mi-saison et le dernier) est une petite perle de jazz/blues. Là où "Tank!" définissait l'aspect fun et cool de la série, "The Real Folk Blues" représente toute la mélancolie omniprésente du show, illustré par de superbes images fixes de Spike prenant la pose sous la pluie...

Si après tout ça, vous n'avez pas envie de dévorer cette série, je ne peux plus rien pour vous !!

(Tous les extraits, images, photos et musiques présentes dans cette articles sont la propriété de Sunrise et Bandai Visual. La série est éditée par Dybex en France.)
Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

KAMPAI "COWBOY BEBOP"!!! La série méga-ultra-giga-culte de Shin'ichirō Watanabe fête ses 20 ans cette année!!

En effet, le 23 octobre 1998, un petit événement débarque sur les écrans japonais. Une série d'animation SF, sur fond de jazz avec un style western, un gloubiboulga magnifique où se mêlent psychologie et action décomplexée, dans lequel évoluent des personnages pourtant clichés mais tout aussi atypiques. Bref, un OVNI qui, depuis maintenant 2 décennies, termine dans les 5 premiers de n'importe quel TOP des meilleures séries d'animation au monde. POINT!

Comme j'aime bie... comme j'ado... comme je suis un FAN INCONTESTÉ de cette magnifique série, je profite qu'elle fête ses 20 ans cette année pour vous donner non pas 1, ni 2, ni 5, ni 10, mais bien 20 raisons d'aller mâter les 26 épisodes illico-prestement!!

1- Pour "TANK!" un générique d'intro aussi culte que la série !

Quelqu'un vous a dit que le jazz c'était ringard ? Lui passer le générique de "Cowboy Bebop" suffira à lui faire fermer son caquet !! Un style graphique simple mais ultra-efficace, une présentation stylée des personnages sur un rythme super entraînant... La coolitude à son summum !

2- Pour le contexte : L'humanité à la conquête du système solaire.

2021. Alors que l'humanité a commencé la fabrication de portails permettant les voyages hyperespaces appelés Gates, leurs créateurs ont ignoré l'instabilité que leur fonctionnement provoquait. En 2022, l'une des Gates a fini par exploser et provoquer la destruction d'un morceau de la Lune, causant la chute de nombreuses météorites sur Terre. Cet incident, connu sous le nom d' "Accident de la Gate" provoqua la mort de 4.7 milliard d'habitants, forçant les humains à partir coloniser les autres planètes du système solaire. Un pur contexte post-apo SF !

3- Pour l'histoire : "See you space cowboy"...

L'histoire se situe en 2071. On y suit un équipage de chasseurs de prime traversant le système solaire à bord du vaisseau "BEBOP" à la recherche des personnes recherchées avec les primes les plus élevées. Enchaînant les missions avec plus ou moins de succès, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette bande de joyeux losers dans leurs aventures trépidantes et à apprendre à les connaître au fil des épisodes.

4- Pour l'équipage du BEBOP qu'on adore!

L'équipage du "Bebop" au grand complet! © Sunrise/Bandai Visual

L'équipage du Bebop s'apparente à ce que l'on appelle une bande de "losers magnifiques", des types qui foirent presque tout ce qu'ils font mais qui n'en restent pas moins talentueux à leur façon et surtout ultra-attachants (un bon exemple de losers magnifiques : Les Gardiens de la Galaxie). Ils sont d'ailleurs assez souvent en galère d'argent et à la limite de la famine.
De gauche à droite ci-dessus, on a Jet Black l'ancien flic armoire à glace au bras bionique et au grand cœur, Spike Spiegel l'ex-mafieux solitaire adepte de la castagne, Faye Valentine l'escroqueuse vénale amnésique accro aux courses, Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky IV (alias "Ed" ou "La Mouflette") la jeune hackeuse androgyne sur-excitée, et enfin Ein le "chien data" doté d'une intelligence hors du commun mais qui ne fait jamais rien de spécial...
Bien qu'il règne une ambiance plutôt joviale entre eux malgré le nombre de vacheries qu'ils s'envoient à la figure, ils cachent néanmoins tous un passé douloureux qui les a profondément marqués.

5- Pour les persos secondaires : Joyeuse bande de personnalités en tout genre.

Nos amis vont rencontrer un bon nombre de personnages très différents lors de leurs chasses aux primes. Outre Vicious, l'antagoniste principal de la série (et malheureusement l'un des plus manichéen), l'équipage du Bebop affrontera aussi bien des génies du crime (Hex, le maître d'échec), des ennemis loufoques (un dealer de champignons hallucinogènes) ou encore de véritables psychopathes (Pierrot le fou). A côté d'eux, de nombreux protagonistes secondaires aux histoires glaçantes ou touchantes laissent leur marque.
Ce patchwork de personnalités offre des challenges bien différents aux héros à chaque épisode, sans compter ceux du fil rouge de la série.

6- Pour le fil rouge de la série : Triangle amoureux sur fond mafieux...

L'histoire principale de la série se joue sur 5 épisodes et place Spike au centre de l'intrigue. On y découvre son passé en tant qu'agent du syndicat du "Dragon Rouge" ainsi que la rivalité qui l'oppose à Vicious, son ancien camarade devenu ennemi, et son lien avec une certaine Julia.
Bien qu'assez simple et courte, cette trame principale se suit avec plaisir et offre une intrigue assez dramatique à la série, délivrant au passage plusieurs des moments les plus marquants du show !

Cowboy Bebop

L'ombre du syndicat du "Dragon Rouge" plane sur toute la série... © Sunrise/Bandai Visual

7- Pour les épisodes stand-alone : Bijoux de diversité !

Parce qu'à la manière d'un "X-Files", même si la mythologie reste intéressante, ce sont les épisodes stand-alone qui apportent les moments les plus jouissifs de la série. La diversité des histoires permet au show de tester de nombreux styles avec brio, allant de la comédie de boulevard au western, en passant par le récit psychologique, le film noir et même la parodie d'horreur.
C'est par le biais de ces petites histoires qu'on apprend à connaitre nos héros et l'univers ultra-riche de la série.

8- Pour la musique : Le jazz/blues comme allié.

Parce que Cowboy Bebop a été élu comme étant l'animé avec la meilleure bande-originale de tous les temps par IGN en 2006, soit 7 ans après la fin de la série! Tout est dit, non?! Composée par Yoko Kanno et son groupe The Seatbelts, la musique berce les épisodes et donne son sens à de nombreuses scènes, ainsi qu'à l'état d'esprit des personnages.

9- Pour l'animation : Merveille de fluidité !

Bien qu'ayant un peu vécue, l'animation de la série accuse encore très bien son âge aujourd'hui. Il faut dire qu'à l'époque, on avait rarement vu un animé aussi bien dessiné ! L'animation ne souffre d'aucun défaut majeur, les personnages sont un exemple de chara-design et les combats spatiaux sont de toute beauté !!!

Cowboy bebop

© Sunrise/Bandai Visual

© Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

10- Pour le doublage : Honneur à la France pour une fois !

Bien que la version japonaise soit comme toujours excellente, le doublage français est juste parfait ! Les voix de chaque personnage collent parfaitement et sont servis par des dialogues aux petits oignons. Parce qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour donner vie à ses personnages que de leur donner de la voix.

11- Pour l'ambiance : Constat sur une humanité désabusée...

Les humains ayant été forcés de quitter la Terre, ils ont installés de nombreuses colonies dans le système, la plus importante étant celle de Mars. Bien que l'ancien mode de vie semble avoir été conservé, on sent que chaque être dans cette série a sa part de vécu dont il cherche à s'échapper, que ce soit par la reconnaissance, par le crime ou même la mort. Cette dernière est un thème omniprésent dans la série sur lequel elle tire un constat amère mais aussi mélancolique.

12- Pour le thème des Chasseurs de primes : Western Spaghetti du futur!

Parce que les chasseurs de prime sont cool (dans les fictions, bien sûr)! Ils tiennent une importance primordiale dans "Cowboy Bebop" puisque notre équipage, en plus de se démener à capturer des mis à prix, doivent aussi faire face à la concurrence qui ne lâchera rien. Cela donne droit à des affrontements sortant parfois de nulle part et assez jouissifs. Et les deux présentateurs de "Big Shot", l'émission qui fourni des infos sur les primes en cours, sont tellement à fond que ça en devient comique.

L'émission "Big Shot" © Sunrise/Bandai Visual

13- Pour la criminalité : Parce que le crime paiera toujours.

L'univers de la série souffre des mêmes travers que le nôtre, exacerbés au possible vu que l'équipage du Bebop est en première ligne. On a droit à de grands classiques (magouilles mafieuses, dealers de drogue, assassins...) mais aussi des criminels moins conventionnels (hackeurs, terrorisme high-tech, gourou de secte...). Le tout restant souvent hors de portée de la police, d'où la présence importante de chasseurs de primes.

14- Pour les vaisseaux : L'homme et la machine...

Chaque personnage important dans cette série possède son propre vaisseau. Le plus souvent monoplace, le design de ces derniers est très recherché et s'apparente beaucoup à son pilote (le Hammerhead de Jet est un vaisseau de sauvetage équipé d'un harpon, symbolisant son bras mécanique). Quant au combat entre vaisseaux, ceux-ci sont stylés et souvent à couteaux tirés, ce qui les rend encore meilleurs à regarder!

Cowboy Bebop

Le vaisseau "Bebop" © Sunrise/Bandai Visual

Cowboy Bebop

Le "Swordfish" de Spike © Sunrise/Bandai Visual

 

 

 

 

 

15- Pour les gunfight : Dégaines cowboy!!!

On ne peut pas parler de mafieux et de cowboys de l'espace sans avoir quelques échanges de tirs ! Et là croyez-moi, on est servi niveau gunfight ! Ceux-ci sont assez dispersés dans la série pour que ça ne deviennent pas redondant et ça nous permet de les apprécier d'autant plus. On adore sentir que les flingues sont prêts à être dégainés par nos trois as de la gâchette, dans la pure tradition d'un bon western.

16- Pour le corps-à-corps : Bruce Lee est parmi nous!

Il fallait bien qu'il y est un peu de castagne! Ici point de pouvoir cheatés ou de grands stratagèmes, on se met de bonnes tatanes des familles tant que ça passe et que ça fait mal. Parce que mâter Spike, adepte ultra efficace du Jeet Kune Do, se la mettre avec une dizaine de gars avec style et panache, ça n'a pas de prix...

17- Pour les 3 vieux : Les vieux fourneaux dans l'espace...

Dans plusieurs épisodes, vous croiserez parfois trois petits vieux attablés au bar, refaisant le monde et se vantant de leurs exploits dans les guerres d’antan. Ils n'hésiteront d'ailleurs jamais à se moquer de la situation actuelle de l'épisode, amenant à des dialogues assez savoureux avec les protagonistes.

Les 3 petits vieux © Sunrise/Bandai Visual

18- Pour le film : L'essence de la série en 2h!

Bon ok, je triche un peu ici, mais le film de 2001 tiré de la série vaut lui aussi le coup d’œil et je me devais d'en parler. Suivant l'équipage du Bebop sur la trace d'un terroriste nommé Vincent, le film fera la part belle aux personnages secondaires tout en gardant ce qui fait le sel de la série: l'ambiance jazzy, les gunfight, les combats de vaisseaux et les bastons. Le combat final entre Vincent et Spike est une merveille d'animation!

19- Pour son héritage : La mère d'une tendance...

En plus d'être culte en soi, "Cowboy Bebop" a imposé un style, une nouvelle façon de raconter des histoires, de mélanger les styles. On a vu beaucoup de récits types SF avec des ambiances rock ("Gardiens de la Galaxie", encore une fois) ou même fantasy sur fond pop (le récent "King Arthur - Legend of the sword"). N'oublions pas non plus son descendant direct "Samurai Champloo" créé par Shin'ichirō Watanabe, suivant un groupe à la recherche d'un assassin dans le Japon de l'ère Edo, rythmé par un style Hip-hop américain (série dont, bien évidemment, je vous recommande le visionnage). Par ailleurs, on ne peut nier un certain avant-gardiste de la part de la série qui ne se privera pas pour démocratiser le fait de montrer dans un animé des personnages homosexuels, transgenres et androgynes, sans pour autant en faire un sujet en soi, ce qui reste encore assez compliqué pour beaucoup de médias de notre époque. Chapeau !

20- Pour "The Real Folk Blues" le générique de fin !

Bien qu'il soit moins culte que l'opening, le générique de fin de chaque épisode de "Cowboy Bebop" (excepté celui de mi-saison et le dernier) est une petite perle de jazz/blues. Là où "Tank!" définissait l'aspect fun et cool de la série, "The Real Folk Blues" représente toute la mélancolie omniprésente du show, illustré par de superbes images fixes de Spike prenant la pose sous la pluie...

Si après tout ça, vous n'avez pas envie de dévorer cette série, je ne peux plus rien pour vous !!

(Tous les extraits, images, photos et musiques présentes dans cette articles sont la propriété de Sunrise et Bandai Visual. La série est éditée par Dybex en France.)
Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

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