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Macbeth, chef des armées d’Ecosse, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Je dois vous l’avouer, je ne fais pas le malin en débutant cette critique. Autant le dire tout de suite, je ne connaissais absolument rien de l’œuvre de Shakespeare avant de visionner ce film. Néanmoins, je voyais ce manque flagrant de culture littéraire comme un bon moyen d’appréhender ce film tel quel et non comme une adaptation, ce qui rendait mon point de vue assez objectif selon moi. Du moins c’est ce que je croyais, mais ce film m’a bien eu derrière ses airs de nouveau « Braveheart ». Car croyez-moi, il n’a absolument rien à voir avec ça…

Apprends à parler l’english very bien avec Tonton Macbeth

Naïvement, je m’attendais à visionner un film dans la lignée des biopics historiques qu’on nous a servis dans les années 90 et début 2000. L’histoire du général devenant roi et s’enfonçant dans la folie se prêtait assez bien à ce type de film. Pourtant, après une dizaine de minutes, je comprends que je suis tombé dans un véritable traquenard ! Nous sommes ici devant le même exercice que « Roméo + Juliette » de Baz Lhurmann : le film ne se contente pas d’adapter le récit de Shakespeare, mais en reprend mot pour mot chaque ligne et chaque dialogue !

Le roi Macbeth et sa Lady©StudioCanal

C’est là que je comprends que la prochaine heure et demie risque d’être très longue et difficile pour moi qui, histoire d’ajouter du délire à l’expérience, regarde le long-métrage en version originale. De quoi me faire regretter Dora l’exploratrice… Qu’à cela ne tienne, cela me permet d’apprécier pleinement les performances des acteurs qui sont juste excellents. Fassbender est complètement habité par son personnage de roi fou perdant la raison, et son alchimie avec Marion Cotillard alias Lady Macbeth est palpable et prenante.

Remarque amusante : vu la nature des dialogues très anciens et élaborés, je me suis demandé pendant le film si la franchouillarde Marion (malgré son anglais quasi-parfait, il faut l’avouer) comprenait vraiment tout ce qu’elle récitait à l’écran… Mais que je sois de mauvaise foi ou non, celle-ci tient son rôle à la perfection et retranscrit parfaitement la malice et les tourments de son personnage.

Les 3 coups, c’est pas qu’au théâtre

Parlons donc des dialogues, histoire de me faire quelques ennemis parmi les adorateurs de l’œuvre originale et de la bonne littérature. Je veux bien croire qu’ils font mouche sur le papier ou en pièce de théâtre car le format s’y prête bien. Mais ici, soyons honnête, ils sont juste pompeux et très difficiles à suivre.

La légende du roi fou©StudioCanal

C’est même un miracle de voir à quel point les acteurs s’en sortent bien tellement leurs dialogues sonnent faux. De nombreux monologues de Macbeth et sa Lady font aussi très artificiels, brisant volontairement le 4ème mur quand ils sont récités face caméra. Alors oui, ce procédé est très souvent utilisé au théâtre, où les comédiens s’adressent directement aux spectateurs. Mais là nous sommes au cinéma, et il est déjà assez dur de rentrer dans ce film sans qu’on nous rappelle constamment qu’il s’agît d’une fiction.

Réalisé par un artiste peintre

Ce côté fictif nous est retranscrit également par ce qui est sans doute le point fort du film : sa mise en scène. La réalisation de Justin Kurzel (au commande de la future adaptation d’« Assassin’s Creed » avec les mêmes acteurs) est en effet d’une beauté saisissante. A grand renfort de lumières hypnotiques et de ralentis stylisés mettant à l’honneur la magnificence de l’Ecosse, chaque plan du film représente une œuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher d’admirer comme un tableau ayant sa place dans une galerie renommée.

Macbeth

Un film ouvert à la contemplation©StudioCanal

Mais ce côté contemplatif, associé au problème venant des longues scènes de dialogues, participe à créer le plus gros défaut de ce film qui n’est autre que son rythme, bien trop lent pour accrocher les spectateurs sur la durée. Du coup, malgré la beauté de l’ensemble et la volonté de bien faire du réalisateur et des acteurs, le constat est sans appel : je me suis ennuyé ferme devant « Macbeth » ! Seules les fulgurances de mise en scène, la direction artistique et les performances de Cotillard et Fassbender maintiennent l’intérêt, mais ne suffisent pas à faire de ce film ce qu’il aurait dû être, la parfaite œuvre d’art Shakespearienne.

En défruinitive, « Macbeth » est une expérience particulière, une pièce de théâtre sur pellicule, qui ne plaira qu’aux initiés du genre.

Focus sur : Macbeth (Ou du Shakespeare sous anxiogènes)

Macbeth, chef des armées d'Ecosse, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Je dois vous l’avouer, je ne fais pas le malin en débutant cette critique. Autant le dire tout de suite, je ne connaissais absolument rien de l’œuvre de Shakespeare avant de visionner ce film. Néanmoins, je voyais ce manque flagrant de culture littéraire comme un bon moyen d’appréhender ce film tel quel et non comme une adaptation, ce qui rendait mon point de vue assez objectif selon moi. Du moins c’est ce que je croyais, mais ce film m’a bien eu derrière ses airs de nouveau « Braveheart ». Car croyez-moi, il n’a absolument rien à voir avec ça…

Apprends à parler l'english very bien avec Tonton Macbeth

Naïvement, je m’attendais à visionner un film dans la lignée des biopics historiques qu’on nous a servis dans les années 90 et début 2000. L’histoire du général devenant roi et s’enfonçant dans la folie se prêtait assez bien à ce type de film. Pourtant, après une dizaine de minutes, je comprends que je suis tombé dans un véritable traquenard ! Nous sommes ici devant le même exercice que « Roméo + Juliette » de Baz Lhurmann : le film ne se contente pas d’adapter le récit de Shakespeare, mais en reprend mot pour mot chaque ligne et chaque dialogue !

Le roi Macbeth et sa Lady©StudioCanal

C’est là que je comprends que la prochaine heure et demie risque d’être très longue et difficile pour moi qui, histoire d’ajouter du délire à l’expérience, regarde le long-métrage en version originale. De quoi me faire regretter Dora l’exploratrice… Qu’à cela ne tienne, cela me permet d’apprécier pleinement les performances des acteurs qui sont juste excellents. Fassbender est complètement habité par son personnage de roi fou perdant la raison, et son alchimie avec Marion Cotillard alias Lady Macbeth est palpable et prenante.

Remarque amusante : vu la nature des dialogues très anciens et élaborés, je me suis demandé pendant le film si la franchouillarde Marion (malgré son anglais quasi-parfait, il faut l’avouer) comprenait vraiment tout ce qu’elle récitait à l’écran… Mais que je sois de mauvaise foi ou non, celle-ci tient son rôle à la perfection et retranscrit parfaitement la malice et les tourments de son personnage.

Les 3 coups, c'est pas qu'au théâtre

Parlons donc des dialogues, histoire de me faire quelques ennemis parmi les adorateurs de l’œuvre originale et de la bonne littérature. Je veux bien croire qu’ils font mouche sur le papier ou en pièce de théâtre car le format s’y prête bien. Mais ici, soyons honnête, ils sont juste pompeux et très difficiles à suivre.

La légende du roi fou©StudioCanal

C’est même un miracle de voir à quel point les acteurs s’en sortent bien tellement leurs dialogues sonnent faux. De nombreux monologues de Macbeth et sa Lady font aussi très artificiels, brisant volontairement le 4ème mur quand ils sont récités face caméra. Alors oui, ce procédé est très souvent utilisé au théâtre, où les comédiens s’adressent directement aux spectateurs. Mais là nous sommes au cinéma, et il est déjà assez dur de rentrer dans ce film sans qu’on nous rappelle constamment qu’il s’agît d’une fiction.

Réalisé par un artiste peintre

Ce côté fictif nous est retranscrit également par ce qui est sans doute le point fort du film : sa mise en scène. La réalisation de Justin Kurzel (au commande de la future adaptation d’« Assassin’s Creed » avec les mêmes acteurs) est en effet d’une beauté saisissante. A grand renfort de lumières hypnotiques et de ralentis stylisés mettant à l’honneur la magnificence de l’Ecosse, chaque plan du film représente une œuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher d’admirer comme un tableau ayant sa place dans une galerie renommée.

Macbeth

Un film ouvert à la contemplation©StudioCanal

Mais ce côté contemplatif, associé au problème venant des longues scènes de dialogues, participe à créer le plus gros défaut de ce film qui n’est autre que son rythme, bien trop lent pour accrocher les spectateurs sur la durée. Du coup, malgré la beauté de l’ensemble et la volonté de bien faire du réalisateur et des acteurs, le constat est sans appel : je me suis ennuyé ferme devant « Macbeth » ! Seules les fulgurances de mise en scène, la direction artistique et les performances de Cotillard et Fassbender maintiennent l’intérêt, mais ne suffisent pas à faire de ce film ce qu’il aurait dû être, la parfaite œuvre d’art Shakespearienne.

En défruinitive, « Macbeth » est une expérience particulière, une pièce de théâtre sur pellicule, qui ne plaira qu’aux initiés du genre.

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Macbeth, chef des armées d'Ecosse, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Je dois vous l’avouer, je ne fais pas le malin en débutant cette critique. Autant le dire tout de suite, je ne connaissais absolument rien de l’œuvre de Shakespeare avant de visionner ce film. Néanmoins, je voyais ce manque flagrant de culture littéraire comme un bon moyen d’appréhender ce film tel quel et non comme une adaptation, ce qui rendait mon point de vue assez objectif selon moi. Du moins c’est ce que je croyais, mais ce film m’a bien eu derrière ses airs de nouveau « Braveheart ». Car croyez-moi, il n’a absolument rien à voir avec ça…

Apprends à parler l'english very bien avec Tonton Macbeth

Naïvement, je m’attendais à visionner un film dans la lignée des biopics historiques qu’on nous a servis dans les années 90 et début 2000. L’histoire du général devenant roi et s’enfonçant dans la folie se prêtait assez bien à ce type de film. Pourtant, après une dizaine de minutes, je comprends que je suis tombé dans un véritable traquenard ! Nous sommes ici devant le même exercice que « Roméo + Juliette » de Baz Lhurmann : le film ne se contente pas d’adapter le récit de Shakespeare, mais en reprend mot pour mot chaque ligne et chaque dialogue !

Le roi Macbeth et sa Lady©StudioCanal

C’est là que je comprends que la prochaine heure et demie risque d’être très longue et difficile pour moi qui, histoire d’ajouter du délire à l’expérience, regarde le long-métrage en version originale. De quoi me faire regretter Dora l’exploratrice… Qu’à cela ne tienne, cela me permet d’apprécier pleinement les performances des acteurs qui sont juste excellents. Fassbender est complètement habité par son personnage de roi fou perdant la raison, et son alchimie avec Marion Cotillard alias Lady Macbeth est palpable et prenante.

Remarque amusante : vu la nature des dialogues très anciens et élaborés, je me suis demandé pendant le film si la franchouillarde Marion (malgré son anglais quasi-parfait, il faut l’avouer) comprenait vraiment tout ce qu’elle récitait à l’écran… Mais que je sois de mauvaise foi ou non, celle-ci tient son rôle à la perfection et retranscrit parfaitement la malice et les tourments de son personnage.

Les 3 coups, c'est pas qu'au théâtre

Parlons donc des dialogues, histoire de me faire quelques ennemis parmi les adorateurs de l’œuvre originale et de la bonne littérature. Je veux bien croire qu’ils font mouche sur le papier ou en pièce de théâtre car le format s’y prête bien. Mais ici, soyons honnête, ils sont juste pompeux et très difficiles à suivre.

La légende du roi fou©StudioCanal

C’est même un miracle de voir à quel point les acteurs s’en sortent bien tellement leurs dialogues sonnent faux. De nombreux monologues de Macbeth et sa Lady font aussi très artificiels, brisant volontairement le 4ème mur quand ils sont récités face caméra. Alors oui, ce procédé est très souvent utilisé au théâtre, où les comédiens s’adressent directement aux spectateurs. Mais là nous sommes au cinéma, et il est déjà assez dur de rentrer dans ce film sans qu’on nous rappelle constamment qu’il s’agît d’une fiction.

Réalisé par un artiste peintre

Ce côté fictif nous est retranscrit également par ce qui est sans doute le point fort du film : sa mise en scène. La réalisation de Justin Kurzel (au commande de la future adaptation d’« Assassin’s Creed » avec les mêmes acteurs) est en effet d’une beauté saisissante. A grand renfort de lumières hypnotiques et de ralentis stylisés mettant à l’honneur la magnificence de l’Ecosse, chaque plan du film représente une œuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher d’admirer comme un tableau ayant sa place dans une galerie renommée.

Macbeth

Un film ouvert à la contemplation©StudioCanal

Mais ce côté contemplatif, associé au problème venant des longues scènes de dialogues, participe à créer le plus gros défaut de ce film qui n’est autre que son rythme, bien trop lent pour accrocher les spectateurs sur la durée. Du coup, malgré la beauté de l’ensemble et la volonté de bien faire du réalisateur et des acteurs, le constat est sans appel : je me suis ennuyé ferme devant « Macbeth » ! Seules les fulgurances de mise en scène, la direction artistique et les performances de Cotillard et Fassbender maintiennent l’intérêt, mais ne suffisent pas à faire de ce film ce qu’il aurait dû être, la parfaite œuvre d’art Shakespearienne.

En défruinitive, « Macbeth » est une expérience particulière, une pièce de théâtre sur pellicule, qui ne plaira qu’aux initiés du genre.

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Focus sur : Macbeth (Ou du Shakespeare sous anxiogènes)

Macbeth, chef des armées d'Ecosse, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Je dois vous l’avouer, je ne fais pas le malin en débutant cette critique. Autant le dire tout de suite, je ne connaissais absolument rien de l’œuvre de Shakespeare avant de visionner ce film. Néanmoins, je voyais ce manque flagrant de culture littéraire comme un bon moyen d’appréhender ce film tel quel et non comme une adaptation, ce qui rendait mon point de vue assez objectif selon moi. Du moins c’est ce que je croyais, mais ce film m’a bien eu derrière ses airs de nouveau « Braveheart ». Car croyez-moi, il n’a absolument rien à voir avec ça…

Apprends à parler l'english very bien avec Tonton Macbeth

Naïvement, je m’attendais à visionner un film dans la lignée des biopics historiques qu’on nous a servis dans les années 90 et début 2000. L’histoire du général devenant roi et s’enfonçant dans la folie se prêtait assez bien à ce type de film. Pourtant, après une dizaine de minutes, je comprends que je suis tombé dans un véritable traquenard ! Nous sommes ici devant le même exercice que « Roméo + Juliette » de Baz Lhurmann : le film ne se contente pas d’adapter le récit de Shakespeare, mais en reprend mot pour mot chaque ligne et chaque dialogue !

Le roi Macbeth et sa Lady©StudioCanal

C’est là que je comprends que la prochaine heure et demie risque d’être très longue et difficile pour moi qui, histoire d’ajouter du délire à l’expérience, regarde le long-métrage en version originale. De quoi me faire regretter Dora l’exploratrice… Qu’à cela ne tienne, cela me permet d’apprécier pleinement les performances des acteurs qui sont juste excellents. Fassbender est complètement habité par son personnage de roi fou perdant la raison, et son alchimie avec Marion Cotillard alias Lady Macbeth est palpable et prenante.

Remarque amusante : vu la nature des dialogues très anciens et élaborés, je me suis demandé pendant le film si la franchouillarde Marion (malgré son anglais quasi-parfait, il faut l’avouer) comprenait vraiment tout ce qu’elle récitait à l’écran… Mais que je sois de mauvaise foi ou non, celle-ci tient son rôle à la perfection et retranscrit parfaitement la malice et les tourments de son personnage.

Les 3 coups, c'est pas qu'au théâtre

Parlons donc des dialogues, histoire de me faire quelques ennemis parmi les adorateurs de l’œuvre originale et de la bonne littérature. Je veux bien croire qu’ils font mouche sur le papier ou en pièce de théâtre car le format s’y prête bien. Mais ici, soyons honnête, ils sont juste pompeux et très difficiles à suivre.

La légende du roi fou©StudioCanal

C’est même un miracle de voir à quel point les acteurs s’en sortent bien tellement leurs dialogues sonnent faux. De nombreux monologues de Macbeth et sa Lady font aussi très artificiels, brisant volontairement le 4ème mur quand ils sont récités face caméra. Alors oui, ce procédé est très souvent utilisé au théâtre, où les comédiens s’adressent directement aux spectateurs. Mais là nous sommes au cinéma, et il est déjà assez dur de rentrer dans ce film sans qu’on nous rappelle constamment qu’il s’agît d’une fiction.

Réalisé par un artiste peintre

Ce côté fictif nous est retranscrit également par ce qui est sans doute le point fort du film : sa mise en scène. La réalisation de Justin Kurzel (au commande de la future adaptation d’« Assassin’s Creed » avec les mêmes acteurs) est en effet d’une beauté saisissante. A grand renfort de lumières hypnotiques et de ralentis stylisés mettant à l’honneur la magnificence de l’Ecosse, chaque plan du film représente une œuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher d’admirer comme un tableau ayant sa place dans une galerie renommée.

Macbeth

Un film ouvert à la contemplation©StudioCanal

Mais ce côté contemplatif, associé au problème venant des longues scènes de dialogues, participe à créer le plus gros défaut de ce film qui n’est autre que son rythme, bien trop lent pour accrocher les spectateurs sur la durée. Du coup, malgré la beauté de l’ensemble et la volonté de bien faire du réalisateur et des acteurs, le constat est sans appel : je me suis ennuyé ferme devant « Macbeth » ! Seules les fulgurances de mise en scène, la direction artistique et les performances de Cotillard et Fassbender maintiennent l’intérêt, mais ne suffisent pas à faire de ce film ce qu’il aurait dû être, la parfaite œuvre d’art Shakespearienne.

En défruinitive, « Macbeth » est une expérience particulière, une pièce de théâtre sur pellicule, qui ne plaira qu’aux initiés du genre.

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Macbeth, chef des armées d'Ecosse, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Je dois vous l’avouer, je ne fais pas le malin en débutant cette critique. Autant le dire tout de suite, je ne connaissais absolument rien de l’œuvre de Shakespeare avant de visionner ce film. Néanmoins, je voyais ce manque flagrant de culture littéraire comme un bon moyen d’appréhender ce film tel quel et non comme une adaptation, ce qui rendait mon point de vue assez objectif selon moi. Du moins c’est ce que je croyais, mais ce film m’a bien eu derrière ses airs de nouveau « Braveheart ». Car croyez-moi, il n’a absolument rien à voir avec ça…

Apprends à parler l'english very bien avec Tonton Macbeth

Naïvement, je m’attendais à visionner un film dans la lignée des biopics historiques qu’on nous a servis dans les années 90 et début 2000. L’histoire du général devenant roi et s’enfonçant dans la folie se prêtait assez bien à ce type de film. Pourtant, après une dizaine de minutes, je comprends que je suis tombé dans un véritable traquenard ! Nous sommes ici devant le même exercice que « Roméo + Juliette » de Baz Lhurmann : le film ne se contente pas d’adapter le récit de Shakespeare, mais en reprend mot pour mot chaque ligne et chaque dialogue !

Le roi Macbeth et sa Lady©StudioCanal

C’est là que je comprends que la prochaine heure et demie risque d’être très longue et difficile pour moi qui, histoire d’ajouter du délire à l’expérience, regarde le long-métrage en version originale. De quoi me faire regretter Dora l’exploratrice… Qu’à cela ne tienne, cela me permet d’apprécier pleinement les performances des acteurs qui sont juste excellents. Fassbender est complètement habité par son personnage de roi fou perdant la raison, et son alchimie avec Marion Cotillard alias Lady Macbeth est palpable et prenante.

Remarque amusante : vu la nature des dialogues très anciens et élaborés, je me suis demandé pendant le film si la franchouillarde Marion (malgré son anglais quasi-parfait, il faut l’avouer) comprenait vraiment tout ce qu’elle récitait à l’écran… Mais que je sois de mauvaise foi ou non, celle-ci tient son rôle à la perfection et retranscrit parfaitement la malice et les tourments de son personnage.

Les 3 coups, c'est pas qu'au théâtre

Parlons donc des dialogues, histoire de me faire quelques ennemis parmi les adorateurs de l’œuvre originale et de la bonne littérature. Je veux bien croire qu’ils font mouche sur le papier ou en pièce de théâtre car le format s’y prête bien. Mais ici, soyons honnête, ils sont juste pompeux et très difficiles à suivre.

La légende du roi fou©StudioCanal

C’est même un miracle de voir à quel point les acteurs s’en sortent bien tellement leurs dialogues sonnent faux. De nombreux monologues de Macbeth et sa Lady font aussi très artificiels, brisant volontairement le 4ème mur quand ils sont récités face caméra. Alors oui, ce procédé est très souvent utilisé au théâtre, où les comédiens s’adressent directement aux spectateurs. Mais là nous sommes au cinéma, et il est déjà assez dur de rentrer dans ce film sans qu’on nous rappelle constamment qu’il s’agît d’une fiction.

Réalisé par un artiste peintre

Ce côté fictif nous est retranscrit également par ce qui est sans doute le point fort du film : sa mise en scène. La réalisation de Justin Kurzel (au commande de la future adaptation d’« Assassin’s Creed » avec les mêmes acteurs) est en effet d’une beauté saisissante. A grand renfort de lumières hypnotiques et de ralentis stylisés mettant à l’honneur la magnificence de l’Ecosse, chaque plan du film représente une œuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher d’admirer comme un tableau ayant sa place dans une galerie renommée.

Macbeth

Un film ouvert à la contemplation©StudioCanal

Mais ce côté contemplatif, associé au problème venant des longues scènes de dialogues, participe à créer le plus gros défaut de ce film qui n’est autre que son rythme, bien trop lent pour accrocher les spectateurs sur la durée. Du coup, malgré la beauté de l’ensemble et la volonté de bien faire du réalisateur et des acteurs, le constat est sans appel : je me suis ennuyé ferme devant « Macbeth » ! Seules les fulgurances de mise en scène, la direction artistique et les performances de Cotillard et Fassbender maintiennent l’intérêt, mais ne suffisent pas à faire de ce film ce qu’il aurait dû être, la parfaite œuvre d’art Shakespearienne.

En défruinitive, « Macbeth » est une expérience particulière, une pièce de théâtre sur pellicule, qui ne plaira qu’aux initiés du genre.

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

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