Ekaj est un film indépendant réalisé par Cati Gonzalez en 2015. Malgré quelques faiblesses par endroits, on ne peut que féliciter l’œil du metteur en scène qui a su capter et restituer un New York des bas fonds, sans plonger trop profond dans la caricature. Des dialogues acides décryptent la précarité de la vie New-yorkaise. On suit les pérégrinations physiques et spirituelles d’Ekaj, qui débarque dans la ville où il apprendra à aimer. Il rencontre un homme qui l’aime et qu’il aime avec qui il traverse tout : les rues de New York, les souffrances à New York.

Ekaj, c’est un jeune homme au visage angélique qui rêve. Comme tant d’autres, he wants to wake up in that city that doesn’t sleep. Il se rend alors à New York, il entre dans la jungle. Ekaj, c’est un film qui fait le portrait de cette ville, où trop de gens veulent se réaliser. Un portrait de bas en haut : le sol est filmé comme il ne l’a jamais été, par une caméra furtive, discrète, qui caresse les trottoirs de New York. Le sol est occupé par tous ces gens, qui tentent de survivre dans la ville où ils ne peuvent pas dormir.

Dans son voyage initiatique, Ekaj apprend que tout le monde arnaque à New York, à commencer par sa première rencontre, qui le pille et l’abandonne dès qu’elle le peut. La crainte d’être encore l’objet d’un jeu, l’objet d’une manipulation, habite Ekaj. « This is another game. ». Quelques plans sur les dominos d’un casino, illustre l’entrée du personnage sur le plateau d’un jeu auquel il est difficile de gagner. Même la caméra manipule. Ces plans innombrables en contre-plongée épient et espionnent tous les individus qui entrent dans le champ. Quand le visage d’Ekaj est capturé par la caméra, alors on voit le visage d’une femme. Puis le corps d’un homme ; le film questionne le genre. Ekaj incarne un paradoxe, et son premier ami le fait remarquer : « Tu veux sentir comme un garçon mais tu veux ressembler à une fille. ». Ekaj devient Pretty Woman. Maquillage, cheveux : un nouveau visage, une nouvelle façon de se dévoiler. Des clients, encore des clients, une pseudo ascension des trottoirs aux gratte-ciels où il est marchand d’amour. Il veut se sentir aimé, rien de plus. Seulement, pas de Richard Gere à la clé. Juste des hommes qui l’utilisent.

En défruinitive, ce film est un portrait et un paysage à la fois. Portrait, parce que Ekaj est un artiste et qu’il dessine, mais aussi parce que ce film par un portrait de ce jeune homme interroge sur l’identité et la notion de genre. Paysage, parce que New York y est autant filmée que les personnages : la ville partage l’affiche avec le couple d’acteurs.

Ekaj, voyage initiatique dans les bas-fonds de New York

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Ekaj est un film indépendant réalisé par Cati Gonzalez en 2015. Malgré quelques faiblesses par endroits, on ne peut que féliciter l’œil du metteur en scène qui a su capter et restituer un New York des bas fonds, sans plonger trop profond dans la caricature. Des dialogues acides décryptent la précarité de la vie New-yorkaise. On suit les pérégrinations physiques et spirituelles d'Ekaj, qui débarque dans la ville où il apprendra à aimer. Il rencontre un homme qui l'aime et qu'il aime avec qui il traverse tout : les rues de New York, les souffrances à New York.

Ekaj, c'est un jeune homme au visage angélique qui rêve. Comme tant d'autres, he wants to wake up in that city that doesn't sleep. Il se rend alors à New York, il entre dans la jungle. Ekaj, c'est un film qui fait le portrait de cette ville, où trop de gens veulent se réaliser. Un portrait de bas en haut : le sol est filmé comme il ne l'a jamais été, par une caméra furtive, discrète, qui caresse les trottoirs de New York. Le sol est occupé par tous ces gens, qui tentent de survivre dans la ville où ils ne peuvent pas dormir.

Dans son voyage initiatique, Ekaj apprend que tout le monde arnaque à New York, à commencer par sa première rencontre, qui le pille et l'abandonne dès qu'elle le peut. La crainte d'être encore l'objet d'un jeu, l'objet d'une manipulation, habite Ekaj. « This is another game. ». Quelques plans sur les dominos d'un casino, illustre l'entrée du personnage sur le plateau d'un jeu auquel il est difficile de gagner. Même la caméra manipule. Ces plans innombrables en contre-plongée épient et espionnent tous les individus qui entrent dans le champ. Quand le visage d'Ekaj est capturé par la caméra, alors on voit le visage d'une femme. Puis le corps d'un homme ; le film questionne le genre. Ekaj incarne un paradoxe, et son premier ami le fait remarquer : « Tu veux sentir comme un garçon mais tu veux ressembler à une fille. ». Ekaj devient Pretty Woman. Maquillage, cheveux : un nouveau visage, une nouvelle façon de se dévoiler. Des clients, encore des clients, une pseudo ascension des trottoirs aux gratte-ciels où il est marchand d'amour. Il veut se sentir aimé, rien de plus. Seulement, pas de Richard Gere à la clé. Juste des hommes qui l'utilisent.

En défruinitive, ce film est un portrait et un paysage à la fois. Portrait, parce que Ekaj est un artiste et qu'il dessine, mais aussi parce que ce film par un portrait de ce jeune homme interroge sur l'identité et la notion de genre. Paysage, parce que New York y est autant filmée que les personnages : la ville partage l'affiche avec le couple d'acteurs.

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Ekaj est un film indépendant réalisé par Cati Gonzalez en 2015. Malgré quelques faiblesses par endroits, on ne peut que féliciter l’œil du metteur en scène qui a su capter et restituer un New York des bas fonds, sans plonger trop profond dans la caricature. Des dialogues acides décryptent la précarité de la vie New-yorkaise. On suit les pérégrinations physiques et spirituelles d'Ekaj, qui débarque dans la ville où il apprendra à aimer. Il rencontre un homme qui l'aime et qu'il aime avec qui il traverse tout : les rues de New York, les souffrances à New York.

Ekaj, c'est un jeune homme au visage angélique qui rêve. Comme tant d'autres, he wants to wake up in that city that doesn't sleep. Il se rend alors à New York, il entre dans la jungle. Ekaj, c'est un film qui fait le portrait de cette ville, où trop de gens veulent se réaliser. Un portrait de bas en haut : le sol est filmé comme il ne l'a jamais été, par une caméra furtive, discrète, qui caresse les trottoirs de New York. Le sol est occupé par tous ces gens, qui tentent de survivre dans la ville où ils ne peuvent pas dormir.

Dans son voyage initiatique, Ekaj apprend que tout le monde arnaque à New York, à commencer par sa première rencontre, qui le pille et l'abandonne dès qu'elle le peut. La crainte d'être encore l'objet d'un jeu, l'objet d'une manipulation, habite Ekaj. « This is another game. ». Quelques plans sur les dominos d'un casino, illustre l'entrée du personnage sur le plateau d'un jeu auquel il est difficile de gagner. Même la caméra manipule. Ces plans innombrables en contre-plongée épient et espionnent tous les individus qui entrent dans le champ. Quand le visage d'Ekaj est capturé par la caméra, alors on voit le visage d'une femme. Puis le corps d'un homme ; le film questionne le genre. Ekaj incarne un paradoxe, et son premier ami le fait remarquer : « Tu veux sentir comme un garçon mais tu veux ressembler à une fille. ». Ekaj devient Pretty Woman. Maquillage, cheveux : un nouveau visage, une nouvelle façon de se dévoiler. Des clients, encore des clients, une pseudo ascension des trottoirs aux gratte-ciels où il est marchand d'amour. Il veut se sentir aimé, rien de plus. Seulement, pas de Richard Gere à la clé. Juste des hommes qui l'utilisent.

En défruinitive, ce film est un portrait et un paysage à la fois. Portrait, parce que Ekaj est un artiste et qu'il dessine, mais aussi parce que ce film par un portrait de ce jeune homme interroge sur l'identité et la notion de genre. Paysage, parce que New York y est autant filmée que les personnages : la ville partage l'affiche avec le couple d'acteurs.

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

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Ekaj est un film indépendant réalisé par Cati Gonzalez en 2015. Malgré quelques faiblesses par endroits, on ne peut que féliciter l’œil du metteur en scène qui a su capter et restituer un New York des bas fonds, sans plonger trop profond dans la caricature. Des dialogues acides décryptent la précarité de la vie New-yorkaise. On suit les pérégrinations physiques et spirituelles d'Ekaj, qui débarque dans la ville où il apprendra à aimer. Il rencontre un homme qui l'aime et qu'il aime avec qui il traverse tout : les rues de New York, les souffrances à New York.

Ekaj, c'est un jeune homme au visage angélique qui rêve. Comme tant d'autres, he wants to wake up in that city that doesn't sleep. Il se rend alors à New York, il entre dans la jungle. Ekaj, c'est un film qui fait le portrait de cette ville, où trop de gens veulent se réaliser. Un portrait de bas en haut : le sol est filmé comme il ne l'a jamais été, par une caméra furtive, discrète, qui caresse les trottoirs de New York. Le sol est occupé par tous ces gens, qui tentent de survivre dans la ville où ils ne peuvent pas dormir.

Dans son voyage initiatique, Ekaj apprend que tout le monde arnaque à New York, à commencer par sa première rencontre, qui le pille et l'abandonne dès qu'elle le peut. La crainte d'être encore l'objet d'un jeu, l'objet d'une manipulation, habite Ekaj. « This is another game. ». Quelques plans sur les dominos d'un casino, illustre l'entrée du personnage sur le plateau d'un jeu auquel il est difficile de gagner. Même la caméra manipule. Ces plans innombrables en contre-plongée épient et espionnent tous les individus qui entrent dans le champ. Quand le visage d'Ekaj est capturé par la caméra, alors on voit le visage d'une femme. Puis le corps d'un homme ; le film questionne le genre. Ekaj incarne un paradoxe, et son premier ami le fait remarquer : « Tu veux sentir comme un garçon mais tu veux ressembler à une fille. ». Ekaj devient Pretty Woman. Maquillage, cheveux : un nouveau visage, une nouvelle façon de se dévoiler. Des clients, encore des clients, une pseudo ascension des trottoirs aux gratte-ciels où il est marchand d'amour. Il veut se sentir aimé, rien de plus. Seulement, pas de Richard Gere à la clé. Juste des hommes qui l'utilisent.

En défruinitive, ce film est un portrait et un paysage à la fois. Portrait, parce que Ekaj est un artiste et qu'il dessine, mais aussi parce que ce film par un portrait de ce jeune homme interroge sur l'identité et la notion de genre. Paysage, parce que New York y est autant filmée que les personnages : la ville partage l'affiche avec le couple d'acteurs.

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Ekaj est un film indépendant réalisé par Cati Gonzalez en 2015. Malgré quelques faiblesses par endroits, on ne peut que féliciter l’œil du metteur en scène qui a su capter et restituer un New York des bas fonds, sans plonger trop profond dans la caricature. Des dialogues acides décryptent la précarité de la vie New-yorkaise. On suit les pérégrinations physiques et spirituelles d'Ekaj, qui débarque dans la ville où il apprendra à aimer. Il rencontre un homme qui l'aime et qu'il aime avec qui il traverse tout : les rues de New York, les souffrances à New York.

Ekaj, c'est un jeune homme au visage angélique qui rêve. Comme tant d'autres, he wants to wake up in that city that doesn't sleep. Il se rend alors à New York, il entre dans la jungle. Ekaj, c'est un film qui fait le portrait de cette ville, où trop de gens veulent se réaliser. Un portrait de bas en haut : le sol est filmé comme il ne l'a jamais été, par une caméra furtive, discrète, qui caresse les trottoirs de New York. Le sol est occupé par tous ces gens, qui tentent de survivre dans la ville où ils ne peuvent pas dormir.

Dans son voyage initiatique, Ekaj apprend que tout le monde arnaque à New York, à commencer par sa première rencontre, qui le pille et l'abandonne dès qu'elle le peut. La crainte d'être encore l'objet d'un jeu, l'objet d'une manipulation, habite Ekaj. « This is another game. ». Quelques plans sur les dominos d'un casino, illustre l'entrée du personnage sur le plateau d'un jeu auquel il est difficile de gagner. Même la caméra manipule. Ces plans innombrables en contre-plongée épient et espionnent tous les individus qui entrent dans le champ. Quand le visage d'Ekaj est capturé par la caméra, alors on voit le visage d'une femme. Puis le corps d'un homme ; le film questionne le genre. Ekaj incarne un paradoxe, et son premier ami le fait remarquer : « Tu veux sentir comme un garçon mais tu veux ressembler à une fille. ». Ekaj devient Pretty Woman. Maquillage, cheveux : un nouveau visage, une nouvelle façon de se dévoiler. Des clients, encore des clients, une pseudo ascension des trottoirs aux gratte-ciels où il est marchand d'amour. Il veut se sentir aimé, rien de plus. Seulement, pas de Richard Gere à la clé. Juste des hommes qui l'utilisent.

En défruinitive, ce film est un portrait et un paysage à la fois. Portrait, parce que Ekaj est un artiste et qu'il dessine, mais aussi parce que ce film par un portrait de ce jeune homme interroge sur l'identité et la notion de genre. Paysage, parce que New York y est autant filmée que les personnages : la ville partage l'affiche avec le couple d'acteurs.

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

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