Lors de l’annonce du pitch de la série « Gotham » il y a 6 ans, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique… Prendre l’univers de Batman dont tout le monde réclame une série depuis des lustres et en faire une sorte de prequel qui suivrait l’inspecteur James Gordon dans ses jeunes années dans une ville en proie aux criminels et redéfinir les canons des comics alors que les fans détestent ça, il fallait oser.

Et pourtant, au fil des ans, « Gotham » a réussi à s’imposer comme l’une des séries adaptées de comics à la télévision préférée de beaucoup de monde, à une époque où ces dernières sont légions. Mais elle est aussi victime de beaucoup de retours négatifs par de nombreux détracteurs, à tel point qu’une pétition créée par les fans circule depuis l’annonce de sa fin pour qu’elle perdure malgré les critiques… Mais cette dernière va bien se terminer cette année et c’est à l’occasion de la diffusion de sa cinquième et dernière saison qui débute en janvier que je vous explique pourquoi elle mérite, selon moi, votre attention.

 

critique de la série gotham

Copyright Jessica Miglio/FOX | David Mazouz | Serie Gotham (2014) – Saison 1

Une toute nouvelle interprétation de l’histoire

L’origine de Batman, tout le monde la connait : le jeune héritier Bruce Wayne témoin impuissant du meurtre de ses parents qui décidera d’enfiler le costume du chevalier noir pour lutter contre le crime, à l’aide de ses nombreux alliés dont le commissaire James Gordon. On a également vu des comics traiter des débuts du Dark Knight, voir même de sa retraite. Mais s’il y a bien une période qui n’avait pas encore été explorée jusque-là, c’est ce qui se passe à la suite directe de la mort des époux Wayne. C’est dans cette voie que va s’engouffrer la série. Mais comment présenter la ville et ses travers en se concentrant sur un Bruce Wayne encore minot ? Tout simplement en suivant le chemin de son allié de toujours, James Gordon, jeune inspecteur bagarreur et idéaliste. Nouvel arrivant à Gotham, il va devoir apprendre ses règles et remettre en question ses valeurs pour faire face aux nombreux mafieux et criminels qui contrôle la ville.

Décider de suivre Gordon est une excellente idée en soi, car faisant partit des forces de police, ses ennemis sont (dans un premier temps) souvent des membres de la pègre ou des tueurs en série. Ce n’est qu’au fur et à mesure que des criminels plus atypiques, faisant parti de la mythologie Batman, feront leur apparition alors que le jeune Wayne se forge sa personnalité. Les scénaristes ont donc un boulevard pour exploiter à leur guise la ville en prise avec la pègre des débuts et son évolution vers la Gotham désenchantée peuplée d’êtres fous et surhumains que l’on connaît, le tout à travers les yeux du futur commissaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que rien ne lui sera épargné dans cette ville à l’ambiance sombre et dangereuse…

 

critique de la série gotham

Copyright Fox | Donal Logue, Shane West | Serie Gotham (2014) – Saison 5

Série chorale pour une galerie de monstres

Il est donc logique de faire de Gordon le personnage central de l’histoire, même s’il n’en devient jamais le personnage principal. En effet, à la manière d’un « Games Of Thrones », de nombreux arcs narratifs sont développés parallèlement à l’évolution de James et Bruce. La série nous offre sa propre interprétation de la naissance de personnages mythiques tels que le Pingouin ou l’Homme Mystère, alors qu’ils n’étaient à l’époque que les simples citoyens Oswald Cobblepot et Edward Nygma. La plongée des personnages dans le milieu du crime est progressive et permet de s’attacher autant à eux qu’aux gentils de l’histoire.

D’ailleurs, la notion de « gentils » et « vilains » est parfois très ambiguë dans la série, les héros pouvant très bien basculer du mauvais côté quand les ennemis s’avéreront parfois être de précieux alliés. « Gotham » s’appuie beaucoup mais avec justesse à mettre ses personnages face à ce petit voile de moralité que James et Bruce vont très souvent effrités. Ils seront heureusement remis dans le droit chemin par leurs alliés les plus fidèles, Harvey Bullock  et Alfred Pennyworth (géniallissimes Donald Logue et Sean Pertwee). Le premier brisera souvent lui-même ses règles morales avant de convaincre Gordon de ne pas suivre la même voie, tandis que le second, en tant que fidèle majordome et ex-militaire, n’hésitera pas à se salir les mains pour préserver son protégé, avant de le soutenir dans son désir de justice.

Alors oui, je dois être honnête, la série a son lot de défauts. Même s’il s’agît d’une nouvelle interprétation des personnages (ce qui signifie pour ma part que les scénaristes peuvent en faire ce qu’il veulent), il faut bien avouer qu’il y a quelques ratés (Barbara Gordon, Mr Freeze et Poison Ivy pour ne citer qu’eux) et il faut reconnaître que l’interprète de Gordon (Benjamin McKenzie) manque un peu de charisme… Mais la majorité des personnages sont rondement bien développés et il serait dommage de s’arrêter à ça, car la série vous réserve pas mal de surprises. La majorité des acteurs sont très bons comme Cory « Nygma » Michael Smith et la révélation Robin « Pingouin » Lord Taylor. La série ne renie pas non plus ses origines comics avec des adversaires parfois haut en couleurs. Et perso (et là je risque d’en énerver plus d’un) j’adore le développement du Joker, véritable twist qui en a laissé plus d’un dubitatif, mais qui non offre une facette plus calme, posée et sournoise du personnage qu’à l’accoutumé, ce qui est je pense bienvenu.

En défruinitive, je vous encourage à vous mettre à « Gotham » si ce n’est pas déjà fait ! La saison 5 débutant ce mois-ci, ça vous laisse le temps de mâter les saisons précédentes pour enquiller direct sur la dernière qui sera déjà complète (la magie du replay).

Néanmoins, mon avis n’étant absolument pas parole d’évangile, je vous encourage si ça vous intéresse à regarder cette très bonne vidéo de Michael J (@fermezladepartement) qui vous explique pourquoi il trouve la série débile ^^ ça se passe ici : 5 preuves que « Gotham » est débile – FERMEZ LA

 

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Lors de l’annonce du pitch de la série « Gotham » il y a 6 ans, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique… Prendre l’univers de Batman dont tout le monde réclame une série depuis des lustres et en faire une sorte de prequel qui suivrait l’inspecteur James Gordon dans ses jeunes années dans une ville en proie aux criminels et redéfinir les canons des comics alors que les fans détestent ça, il fallait oser.

Et pourtant, au fil des ans, « Gotham » a réussi à s’imposer comme l’une des séries adaptées de comics à la télévision préférée de beaucoup de monde, à une époque où ces dernières sont légions. Mais elle est aussi victime de beaucoup de retours négatifs par de nombreux détracteurs, à tel point qu’une pétition créée par les fans circule depuis l’annonce de sa fin pour qu’elle perdure malgré les critiques… Mais cette dernière va bien se terminer cette année et c’est à l’occasion de la diffusion de sa cinquième et dernière saison qui débute en janvier que je vous explique pourquoi elle mérite, selon moi, votre attention.

 

critique de la série gotham

Copyright Jessica Miglio/FOX | David Mazouz | Serie Gotham (2014) - Saison 1

Une toute nouvelle interprétation de l’histoire

L’origine de Batman, tout le monde la connait : le jeune héritier Bruce Wayne témoin impuissant du meurtre de ses parents qui décidera d’enfiler le costume du chevalier noir pour lutter contre le crime, à l’aide de ses nombreux alliés dont le commissaire James Gordon. On a également vu des comics traiter des débuts du Dark Knight, voir même de sa retraite. Mais s’il y a bien une période qui n’avait pas encore été explorée jusque-là, c’est ce qui se passe à la suite directe de la mort des époux Wayne. C’est dans cette voie que va s’engouffrer la série. Mais comment présenter la ville et ses travers en se concentrant sur un Bruce Wayne encore minot ? Tout simplement en suivant le chemin de son allié de toujours, James Gordon, jeune inspecteur bagarreur et idéaliste. Nouvel arrivant à Gotham, il va devoir apprendre ses règles et remettre en question ses valeurs pour faire face aux nombreux mafieux et criminels qui contrôle la ville.

Décider de suivre Gordon est une excellente idée en soi, car faisant partit des forces de police, ses ennemis sont (dans un premier temps) souvent des membres de la pègre ou des tueurs en série. Ce n’est qu’au fur et à mesure que des criminels plus atypiques, faisant parti de la mythologie Batman, feront leur apparition alors que le jeune Wayne se forge sa personnalité. Les scénaristes ont donc un boulevard pour exploiter à leur guise la ville en prise avec la pègre des débuts et son évolution vers la Gotham désenchantée peuplée d’êtres fous et surhumains que l’on connaît, le tout à travers les yeux du futur commissaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que rien ne lui sera épargné dans cette ville à l’ambiance sombre et dangereuse…

 

critique de la série gotham

Copyright Fox | Donal Logue, Shane West | Serie Gotham (2014) - Saison 5

Série chorale pour une galerie de monstres

Il est donc logique de faire de Gordon le personnage central de l’histoire, même s’il n’en devient jamais le personnage principal. En effet, à la manière d’un « Games Of Thrones », de nombreux arcs narratifs sont développés parallèlement à l’évolution de James et Bruce. La série nous offre sa propre interprétation de la naissance de personnages mythiques tels que le Pingouin ou l’Homme Mystère, alors qu’ils n’étaient à l’époque que les simples citoyens Oswald Cobblepot et Edward Nygma. La plongée des personnages dans le milieu du crime est progressive et permet de s’attacher autant à eux qu’aux gentils de l’histoire.

D’ailleurs, la notion de « gentils » et « vilains » est parfois très ambiguë dans la série, les héros pouvant très bien basculer du mauvais côté quand les ennemis s’avéreront parfois être de précieux alliés. « Gotham » s’appuie beaucoup mais avec justesse à mettre ses personnages face à ce petit voile de moralité que James et Bruce vont très souvent effrités. Ils seront heureusement remis dans le droit chemin par leurs alliés les plus fidèles, Harvey Bullock  et Alfred Pennyworth (géniallissimes Donald Logue et Sean Pertwee). Le premier brisera souvent lui-même ses règles morales avant de convaincre Gordon de ne pas suivre la même voie, tandis que le second, en tant que fidèle majordome et ex-militaire, n’hésitera pas à se salir les mains pour préserver son protégé, avant de le soutenir dans son désir de justice.

Alors oui, je dois être honnête, la série a son lot de défauts. Même s’il s’agît d’une nouvelle interprétation des personnages (ce qui signifie pour ma part que les scénaristes peuvent en faire ce qu’il veulent), il faut bien avouer qu’il y a quelques ratés (Barbara Gordon, Mr Freeze et Poison Ivy pour ne citer qu’eux) et il faut reconnaître que l’interprète de Gordon (Benjamin McKenzie) manque un peu de charisme… Mais la majorité des personnages sont rondement bien développés et il serait dommage de s’arrêter à ça, car la série vous réserve pas mal de surprises. La majorité des acteurs sont très bons comme Cory « Nygma » Michael Smith et la révélation Robin « Pingouin » Lord Taylor. La série ne renie pas non plus ses origines comics avec des adversaires parfois haut en couleurs. Et perso (et là je risque d’en énerver plus d’un) j’adore le développement du Joker, véritable twist qui en a laissé plus d’un dubitatif, mais qui non offre une facette plus calme, posée et sournoise du personnage qu’à l’accoutumé, ce qui est je pense bienvenu.

En défruinitive, je vous encourage à vous mettre à « Gotham » si ce n’est pas déjà fait ! La saison 5 débutant ce mois-ci, ça vous laisse le temps de mâter les saisons précédentes pour enquiller direct sur la dernière qui sera déjà complète (la magie du replay).

Néanmoins, mon avis n’étant absolument pas parole d’évangile, je vous encourage si ça vous intéresse à regarder cette très bonne vidéo de Michael J (@fermezladepartement) qui vous explique pourquoi il trouve la série débile ^^ ça se passe ici : 5 preuves que « Gotham » est débile – FERMEZ LA

 

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Lors de l’annonce du pitch de la série « Gotham » il y a 6 ans, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique… Prendre l’univers de Batman dont tout le monde réclame une série depuis des lustres et en faire une sorte de prequel qui suivrait l’inspecteur James Gordon dans ses jeunes années dans une ville en proie aux criminels et redéfinir les canons des comics alors que les fans détestent ça, il fallait oser.

Et pourtant, au fil des ans, « Gotham » a réussi à s’imposer comme l’une des séries adaptées de comics à la télévision préférée de beaucoup de monde, à une époque où ces dernières sont légions. Mais elle est aussi victime de beaucoup de retours négatifs par de nombreux détracteurs, à tel point qu’une pétition créée par les fans circule depuis l’annonce de sa fin pour qu’elle perdure malgré les critiques… Mais cette dernière va bien se terminer cette année et c’est à l’occasion de la diffusion de sa cinquième et dernière saison qui débute en janvier que je vous explique pourquoi elle mérite, selon moi, votre attention.

 

critique de la série gotham

Copyright Jessica Miglio/FOX | David Mazouz | Serie Gotham (2014) - Saison 1

Une toute nouvelle interprétation de l’histoire

L’origine de Batman, tout le monde la connait : le jeune héritier Bruce Wayne témoin impuissant du meurtre de ses parents qui décidera d’enfiler le costume du chevalier noir pour lutter contre le crime, à l’aide de ses nombreux alliés dont le commissaire James Gordon. On a également vu des comics traiter des débuts du Dark Knight, voir même de sa retraite. Mais s’il y a bien une période qui n’avait pas encore été explorée jusque-là, c’est ce qui se passe à la suite directe de la mort des époux Wayne. C’est dans cette voie que va s’engouffrer la série. Mais comment présenter la ville et ses travers en se concentrant sur un Bruce Wayne encore minot ? Tout simplement en suivant le chemin de son allié de toujours, James Gordon, jeune inspecteur bagarreur et idéaliste. Nouvel arrivant à Gotham, il va devoir apprendre ses règles et remettre en question ses valeurs pour faire face aux nombreux mafieux et criminels qui contrôle la ville.

Décider de suivre Gordon est une excellente idée en soi, car faisant partit des forces de police, ses ennemis sont (dans un premier temps) souvent des membres de la pègre ou des tueurs en série. Ce n’est qu’au fur et à mesure que des criminels plus atypiques, faisant parti de la mythologie Batman, feront leur apparition alors que le jeune Wayne se forge sa personnalité. Les scénaristes ont donc un boulevard pour exploiter à leur guise la ville en prise avec la pègre des débuts et son évolution vers la Gotham désenchantée peuplée d’êtres fous et surhumains que l’on connaît, le tout à travers les yeux du futur commissaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que rien ne lui sera épargné dans cette ville à l’ambiance sombre et dangereuse…

 

critique de la série gotham

Copyright Fox | Donal Logue, Shane West | Serie Gotham (2014) - Saison 5

Série chorale pour une galerie de monstres

Il est donc logique de faire de Gordon le personnage central de l’histoire, même s’il n’en devient jamais le personnage principal. En effet, à la manière d’un « Games Of Thrones », de nombreux arcs narratifs sont développés parallèlement à l’évolution de James et Bruce. La série nous offre sa propre interprétation de la naissance de personnages mythiques tels que le Pingouin ou l’Homme Mystère, alors qu’ils n’étaient à l’époque que les simples citoyens Oswald Cobblepot et Edward Nygma. La plongée des personnages dans le milieu du crime est progressive et permet de s’attacher autant à eux qu’aux gentils de l’histoire.

D’ailleurs, la notion de « gentils » et « vilains » est parfois très ambiguë dans la série, les héros pouvant très bien basculer du mauvais côté quand les ennemis s’avéreront parfois être de précieux alliés. « Gotham » s’appuie beaucoup mais avec justesse à mettre ses personnages face à ce petit voile de moralité que James et Bruce vont très souvent effrités. Ils seront heureusement remis dans le droit chemin par leurs alliés les plus fidèles, Harvey Bullock  et Alfred Pennyworth (géniallissimes Donald Logue et Sean Pertwee). Le premier brisera souvent lui-même ses règles morales avant de convaincre Gordon de ne pas suivre la même voie, tandis que le second, en tant que fidèle majordome et ex-militaire, n’hésitera pas à se salir les mains pour préserver son protégé, avant de le soutenir dans son désir de justice.

Alors oui, je dois être honnête, la série a son lot de défauts. Même s’il s’agît d’une nouvelle interprétation des personnages (ce qui signifie pour ma part que les scénaristes peuvent en faire ce qu’il veulent), il faut bien avouer qu’il y a quelques ratés (Barbara Gordon, Mr Freeze et Poison Ivy pour ne citer qu’eux) et il faut reconnaître que l’interprète de Gordon (Benjamin McKenzie) manque un peu de charisme… Mais la majorité des personnages sont rondement bien développés et il serait dommage de s’arrêter à ça, car la série vous réserve pas mal de surprises. La majorité des acteurs sont très bons comme Cory « Nygma » Michael Smith et la révélation Robin « Pingouin » Lord Taylor. La série ne renie pas non plus ses origines comics avec des adversaires parfois haut en couleurs. Et perso (et là je risque d’en énerver plus d’un) j’adore le développement du Joker, véritable twist qui en a laissé plus d’un dubitatif, mais qui non offre une facette plus calme, posée et sournoise du personnage qu’à l’accoutumé, ce qui est je pense bienvenu.

En défruinitive, je vous encourage à vous mettre à « Gotham » si ce n’est pas déjà fait ! La saison 5 débutant ce mois-ci, ça vous laisse le temps de mâter les saisons précédentes pour enquiller direct sur la dernière qui sera déjà complète (la magie du replay).

Néanmoins, mon avis n’étant absolument pas parole d’évangile, je vous encourage si ça vous intéresse à regarder cette très bonne vidéo de Michael J (@fermezladepartement) qui vous explique pourquoi il trouve la série débile ^^ ça se passe ici : 5 preuves que « Gotham » est débile – FERMEZ LA

 

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Lors de l’annonce du pitch de la série « Gotham » il y a 6 ans, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique… Prendre l’univers de Batman dont tout le monde réclame une série depuis des lustres et en faire une sorte de prequel qui suivrait l’inspecteur James Gordon dans ses jeunes années dans une ville en proie aux criminels et redéfinir les canons des comics alors que les fans détestent ça, il fallait oser.

Et pourtant, au fil des ans, « Gotham » a réussi à s’imposer comme l’une des séries adaptées de comics à la télévision préférée de beaucoup de monde, à une époque où ces dernières sont légions. Mais elle est aussi victime de beaucoup de retours négatifs par de nombreux détracteurs, à tel point qu’une pétition créée par les fans circule depuis l’annonce de sa fin pour qu’elle perdure malgré les critiques… Mais cette dernière va bien se terminer cette année et c’est à l’occasion de la diffusion de sa cinquième et dernière saison qui débute en janvier que je vous explique pourquoi elle mérite, selon moi, votre attention.

 

critique de la série gotham

Copyright Jessica Miglio/FOX | David Mazouz | Serie Gotham (2014) - Saison 1

Une toute nouvelle interprétation de l’histoire

L’origine de Batman, tout le monde la connait : le jeune héritier Bruce Wayne témoin impuissant du meurtre de ses parents qui décidera d’enfiler le costume du chevalier noir pour lutter contre le crime, à l’aide de ses nombreux alliés dont le commissaire James Gordon. On a également vu des comics traiter des débuts du Dark Knight, voir même de sa retraite. Mais s’il y a bien une période qui n’avait pas encore été explorée jusque-là, c’est ce qui se passe à la suite directe de la mort des époux Wayne. C’est dans cette voie que va s’engouffrer la série. Mais comment présenter la ville et ses travers en se concentrant sur un Bruce Wayne encore minot ? Tout simplement en suivant le chemin de son allié de toujours, James Gordon, jeune inspecteur bagarreur et idéaliste. Nouvel arrivant à Gotham, il va devoir apprendre ses règles et remettre en question ses valeurs pour faire face aux nombreux mafieux et criminels qui contrôle la ville.

Décider de suivre Gordon est une excellente idée en soi, car faisant partit des forces de police, ses ennemis sont (dans un premier temps) souvent des membres de la pègre ou des tueurs en série. Ce n’est qu’au fur et à mesure que des criminels plus atypiques, faisant parti de la mythologie Batman, feront leur apparition alors que le jeune Wayne se forge sa personnalité. Les scénaristes ont donc un boulevard pour exploiter à leur guise la ville en prise avec la pègre des débuts et son évolution vers la Gotham désenchantée peuplée d’êtres fous et surhumains que l’on connaît, le tout à travers les yeux du futur commissaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que rien ne lui sera épargné dans cette ville à l’ambiance sombre et dangereuse…

 

critique de la série gotham

Copyright Fox | Donal Logue, Shane West | Serie Gotham (2014) - Saison 5

Série chorale pour une galerie de monstres

Il est donc logique de faire de Gordon le personnage central de l’histoire, même s’il n’en devient jamais le personnage principal. En effet, à la manière d’un « Games Of Thrones », de nombreux arcs narratifs sont développés parallèlement à l’évolution de James et Bruce. La série nous offre sa propre interprétation de la naissance de personnages mythiques tels que le Pingouin ou l’Homme Mystère, alors qu’ils n’étaient à l’époque que les simples citoyens Oswald Cobblepot et Edward Nygma. La plongée des personnages dans le milieu du crime est progressive et permet de s’attacher autant à eux qu’aux gentils de l’histoire.

D’ailleurs, la notion de « gentils » et « vilains » est parfois très ambiguë dans la série, les héros pouvant très bien basculer du mauvais côté quand les ennemis s’avéreront parfois être de précieux alliés. « Gotham » s’appuie beaucoup mais avec justesse à mettre ses personnages face à ce petit voile de moralité que James et Bruce vont très souvent effrités. Ils seront heureusement remis dans le droit chemin par leurs alliés les plus fidèles, Harvey Bullock  et Alfred Pennyworth (géniallissimes Donald Logue et Sean Pertwee). Le premier brisera souvent lui-même ses règles morales avant de convaincre Gordon de ne pas suivre la même voie, tandis que le second, en tant que fidèle majordome et ex-militaire, n’hésitera pas à se salir les mains pour préserver son protégé, avant de le soutenir dans son désir de justice.

Alors oui, je dois être honnête, la série a son lot de défauts. Même s’il s’agît d’une nouvelle interprétation des personnages (ce qui signifie pour ma part que les scénaristes peuvent en faire ce qu’il veulent), il faut bien avouer qu’il y a quelques ratés (Barbara Gordon, Mr Freeze et Poison Ivy pour ne citer qu’eux) et il faut reconnaître que l’interprète de Gordon (Benjamin McKenzie) manque un peu de charisme… Mais la majorité des personnages sont rondement bien développés et il serait dommage de s’arrêter à ça, car la série vous réserve pas mal de surprises. La majorité des acteurs sont très bons comme Cory « Nygma » Michael Smith et la révélation Robin « Pingouin » Lord Taylor. La série ne renie pas non plus ses origines comics avec des adversaires parfois haut en couleurs. Et perso (et là je risque d’en énerver plus d’un) j’adore le développement du Joker, véritable twist qui en a laissé plus d’un dubitatif, mais qui non offre une facette plus calme, posée et sournoise du personnage qu’à l’accoutumé, ce qui est je pense bienvenu.

En défruinitive, je vous encourage à vous mettre à « Gotham » si ce n’est pas déjà fait ! La saison 5 débutant ce mois-ci, ça vous laisse le temps de mâter les saisons précédentes pour enquiller direct sur la dernière qui sera déjà complète (la magie du replay).

Néanmoins, mon avis n’étant absolument pas parole d’évangile, je vous encourage si ça vous intéresse à regarder cette très bonne vidéo de Michael J (@fermezladepartement) qui vous explique pourquoi il trouve la série débile ^^ ça se passe ici : 5 preuves que « Gotham » est débile – FERMEZ LA

 

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Lors de l’annonce du pitch de la série « Gotham » il y a 6 ans, je dois avouer que j’étais plutôt sceptique… Prendre l’univers de Batman dont tout le monde réclame une série depuis des lustres et en faire une sorte de prequel qui suivrait l’inspecteur James Gordon dans ses jeunes années dans une ville en proie aux criminels et redéfinir les canons des comics alors que les fans détestent ça, il fallait oser.

Et pourtant, au fil des ans, « Gotham » a réussi à s’imposer comme l’une des séries adaptées de comics à la télévision préférée de beaucoup de monde, à une époque où ces dernières sont légions. Mais elle est aussi victime de beaucoup de retours négatifs par de nombreux détracteurs, à tel point qu’une pétition créée par les fans circule depuis l’annonce de sa fin pour qu’elle perdure malgré les critiques… Mais cette dernière va bien se terminer cette année et c’est à l’occasion de la diffusion de sa cinquième et dernière saison qui débute en janvier que je vous explique pourquoi elle mérite, selon moi, votre attention.

 

critique de la série gotham

Copyright Jessica Miglio/FOX | David Mazouz | Serie Gotham (2014) - Saison 1

Une toute nouvelle interprétation de l’histoire

L’origine de Batman, tout le monde la connait : le jeune héritier Bruce Wayne témoin impuissant du meurtre de ses parents qui décidera d’enfiler le costume du chevalier noir pour lutter contre le crime, à l’aide de ses nombreux alliés dont le commissaire James Gordon. On a également vu des comics traiter des débuts du Dark Knight, voir même de sa retraite. Mais s’il y a bien une période qui n’avait pas encore été explorée jusque-là, c’est ce qui se passe à la suite directe de la mort des époux Wayne. C’est dans cette voie que va s’engouffrer la série. Mais comment présenter la ville et ses travers en se concentrant sur un Bruce Wayne encore minot ? Tout simplement en suivant le chemin de son allié de toujours, James Gordon, jeune inspecteur bagarreur et idéaliste. Nouvel arrivant à Gotham, il va devoir apprendre ses règles et remettre en question ses valeurs pour faire face aux nombreux mafieux et criminels qui contrôle la ville.

Décider de suivre Gordon est une excellente idée en soi, car faisant partit des forces de police, ses ennemis sont (dans un premier temps) souvent des membres de la pègre ou des tueurs en série. Ce n’est qu’au fur et à mesure que des criminels plus atypiques, faisant parti de la mythologie Batman, feront leur apparition alors que le jeune Wayne se forge sa personnalité. Les scénaristes ont donc un boulevard pour exploiter à leur guise la ville en prise avec la pègre des débuts et son évolution vers la Gotham désenchantée peuplée d’êtres fous et surhumains que l’on connaît, le tout à travers les yeux du futur commissaire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que rien ne lui sera épargné dans cette ville à l’ambiance sombre et dangereuse…

 

critique de la série gotham

Copyright Fox | Donal Logue, Shane West | Serie Gotham (2014) - Saison 5

Série chorale pour une galerie de monstres

Il est donc logique de faire de Gordon le personnage central de l’histoire, même s’il n’en devient jamais le personnage principal. En effet, à la manière d’un « Games Of Thrones », de nombreux arcs narratifs sont développés parallèlement à l’évolution de James et Bruce. La série nous offre sa propre interprétation de la naissance de personnages mythiques tels que le Pingouin ou l’Homme Mystère, alors qu’ils n’étaient à l’époque que les simples citoyens Oswald Cobblepot et Edward Nygma. La plongée des personnages dans le milieu du crime est progressive et permet de s’attacher autant à eux qu’aux gentils de l’histoire.

D’ailleurs, la notion de « gentils » et « vilains » est parfois très ambiguë dans la série, les héros pouvant très bien basculer du mauvais côté quand les ennemis s’avéreront parfois être de précieux alliés. « Gotham » s’appuie beaucoup mais avec justesse à mettre ses personnages face à ce petit voile de moralité que James et Bruce vont très souvent effrités. Ils seront heureusement remis dans le droit chemin par leurs alliés les plus fidèles, Harvey Bullock  et Alfred Pennyworth (géniallissimes Donald Logue et Sean Pertwee). Le premier brisera souvent lui-même ses règles morales avant de convaincre Gordon de ne pas suivre la même voie, tandis que le second, en tant que fidèle majordome et ex-militaire, n’hésitera pas à se salir les mains pour préserver son protégé, avant de le soutenir dans son désir de justice.

Alors oui, je dois être honnête, la série a son lot de défauts. Même s’il s’agît d’une nouvelle interprétation des personnages (ce qui signifie pour ma part que les scénaristes peuvent en faire ce qu’il veulent), il faut bien avouer qu’il y a quelques ratés (Barbara Gordon, Mr Freeze et Poison Ivy pour ne citer qu’eux) et il faut reconnaître que l’interprète de Gordon (Benjamin McKenzie) manque un peu de charisme… Mais la majorité des personnages sont rondement bien développés et il serait dommage de s’arrêter à ça, car la série vous réserve pas mal de surprises. La majorité des acteurs sont très bons comme Cory « Nygma » Michael Smith et la révélation Robin « Pingouin » Lord Taylor. La série ne renie pas non plus ses origines comics avec des adversaires parfois haut en couleurs. Et perso (et là je risque d’en énerver plus d’un) j’adore le développement du Joker, véritable twist qui en a laissé plus d’un dubitatif, mais qui non offre une facette plus calme, posée et sournoise du personnage qu’à l’accoutumé, ce qui est je pense bienvenu.

En défruinitive, je vous encourage à vous mettre à « Gotham » si ce n’est pas déjà fait ! La saison 5 débutant ce mois-ci, ça vous laisse le temps de mâter les saisons précédentes pour enquiller direct sur la dernière qui sera déjà complète (la magie du replay).

Néanmoins, mon avis n’étant absolument pas parole d’évangile, je vous encourage si ça vous intéresse à regarder cette très bonne vidéo de Michael J (@fermezladepartement) qui vous explique pourquoi il trouve la série débile ^^ ça se passe ici : 5 preuves que « Gotham » est débile – FERMEZ LA

 

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?