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Huit voleurs font une prise d’otages dans la Maison royale de la Monnaie d’Espagne, tandis qu’un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution. Au delà de la série d’action, La Casa de Papel nous offre une véritable critique de la société.

La Casa de Papel : objectif Robin des Bois

Déjà dans la saison 1 et 2, l’ambition du « Profesor » était de réinventer le braquage avec plus d’humanité, en portant un message politique et social fort. Le Professeur ne veut pas voler les économies bancaires des citoyens… mais il crée son porte argent en braquant la Maison Royale de la Monnaie d’Espagne. Peut-on le considérer comme un véritable voleur ?

Même si le projet du Professeur n’est pas un modèle de légalité, son ambition est d’éviter toutes violence et injustice. Le Professeur et son équipe ont le peuple dans leur camp grâce à leurs actions, symboles de refus du système ! Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le mini-spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, ils iront jusqu’à jeter plusieurs millions d’euros du haut de dirigeable, comme pour une redistribution des richesses et un bras d’honneur aux autorités…

La Casa de Papel s’inspire des révolutions citoyennes en Espagne et dans le monde

Le masque de Dali, chargé de références

Les tenues portées par les braqueurs font référence à de nombreuses manifestations de citoyens, en Espagne et dans le monde. D’abord, les masques de Dali sont une référence certaine au collectif des Anonymous. Rappelons que le masque des Anonymous est lui-même une référence au film « V pour Vendetta » où un activiste va agir dans une Angleterre fasciste afin de rendre leur liberté d’expression et de mouvements aux habitants. Effectivement, le combat principal des Anonymous est de maintenir et promouvoir la liberté d’expression, la démocratie – la vraie – et la mise à mal du capitalisme. Ce qui n’est pas sans rappeler les convictions de notre cher Profesor, lors de ces cours de classe avec son équipe attentive.

Par ailleurs, le masque porté par les braqueurs est une référence évidente à Salvador Dali, peintre espagnol surréaliste du XXème siècle. Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité.

 

La Casa de Papel : Photo

La Casa de Papel, saison 1

 

Mais chez Fruits qu’on fit, il y a une chose qui nous turlupine. Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander « pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ?« . Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. Selon plusieurs historiens de l’art, Dali avait surtout la volonté de se mettre sur la scène publique par la provocation et des excentricités. Ce n’est pas pour rien que le Professeur prend le surnom Salvador…

A travers ce masque, La Casa de Papel questionne alors sur le système, la société, la capitalisme, et la légitimité des autorités… Au delà du masque, la série fait un clin d’oeil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec « la loi du marché », qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales… Encore un fantasme qui n’est pas si loin de celui du Professeur…

Des tenues qui ne sont pas anodines

Et les tenues rouges dans tout ça ? Elles sont probablement une référence au camp de Guantánamo, situé dans la baie du même nom au sud-est de Cuba. Ce camp est connu pour être l’une des pires prisons du monde, avec des conditions de vie pitoyable et des séances abominables de torture. Les prisonniers sont vêtus de blouses oranges, qui nous rappellent fortement celles de nos braqueurs préférés.

Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, le thème de la torture est abordée. Rio sera arrêté par la police dès le premier épisode et sera traité comme un véritable terroriste. Il sera torturé pendant de longues semaines, afin de lui soutirer des informations sur le lieu d’exile des Dali. Les autorités espagnoles masquent cette torture aux médias, mais elle sera rendue publique par le Professeur qui séduira une nouvelle fois la population pour ses messages de libertés. Lorsque les citoyens apprendront la torture de Rio, ils seront plus de deux millions à manifester devant la banque d’Espagne… Comme des Indignés de 2011.

Affiche

Copyright FR_tmdb


Bella Ciao, chant Italien révolutionnaire redevenu culte

Composé durant la seconde guerre mondiale, « Bella Ciao » est un chant révolutionnaire italien. Cette musique fut créée par les paysans à partir d’une chanson populaire ( « Ciao, Bella » ) pour faire opposition aux forces allemandes alliées au parti fasciste italien. L’utilisation de ce chant marque encore une fois la volonté des braqueurs de ne pas voler les gens mais de créer leur propre monnaie sans violence. Une véritable révolution en terme de braquage !

Dans la saison 3, c’est la chanson Guantanamera qui est chanté par le Professeur et son complice. Sans doute un nouveau clin d’oeil aux prisons terribles de Guantánamo, mais aussi à la volonté de non violence !

« Je suis un homme sincère
Du pays où poussent les palmiers
Et avant de mourir, je veux
Verser mes vers de l’âme
[…]
Avec les pauvres de la terre
Je veux faire mon destin »

Photo

Copyright Netflix


Dans la Casa de Papel Saison 3, les femmes se libèrent

La saison 3 est placée sous le signe du féminisme ! Nairobi s’est opposée à plusieurs reprises au chef macho et sexiste de l’équipe. Elle lui répondra avec des répliques cinglantes, et mettra toujours en avant la force de ses émotions, de son courage et de son amour (maternel mais aussi de couple) qui lui permet toujours d’affronter n’importe quelle situation. L’amour lui donne des « corones » !

La nouvelle inspectrice, à la fois détestable et bluffante, aura également un rôle fort dans la saison 3 ! Enceinte jusqu’au cou, c’est elle qui va diriger les opérations avec intelligence, audace et provocation.

Affiche

Copyright FR_tmdb

En défruinitive

La Casa de Papel est une série bien plus profonde qu’elle en a l’air ! Derrière ce masque de Thriller en huit clos, nous découvrons un vrai hymne à la révolution et un vrai cri de détresse des populations modestes espagnoles et du monde (ces braqueurs sont un peu nos Gilets jaunes français…)

La saison 3 m’a énormément surprise. A vrai dire, je n’en attendais rien et avais même peur de la surdose commerciale. Même si la saison 3 reprend tels quels les codes scénaristiques qui fonctionnaient bien dans la saison 1, la série parvient toujours à nous happer, d’autant plus que les messages sont de plus en plus politiques. La saison 4 est en préparation, et on le sait déjà… L’angle sera encore plus révolutionnaire et dénonciateur sur les méfaits de notre société. Une vraie guerre est déclarée ! En bref, j’ai adoré et j’en redemande !

Jessica Talbot

 

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis qu'un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution. Au delà de la série d'action, La Casa de Papel nous offre une véritable critique de la société.

La Casa de Papel : objectif Robin des Bois

Déjà dans la saison 1 et 2, l'ambition du "Profesor" était de réinventer le braquage avec plus d'humanité, en portant un message politique et social fort. Le Professeur ne veut pas voler les économies bancaires des citoyens... mais il crée son porte argent en braquant la Maison Royale de la Monnaie d'Espagne. Peut-on le considérer comme un véritable voleur ?

Même si le projet du Professeur n'est pas un modèle de légalité, son ambition est d'éviter toutes violence et injustice. Le Professeur et son équipe ont le peuple dans leur camp grâce à leurs actions, symboles de refus du système ! Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le mini-spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, ils iront jusqu’à jeter plusieurs millions d'euros du haut de dirigeable, comme pour une redistribution des richesses et un bras d'honneur aux autorités...

La Casa de Papel s'inspire des révolutions citoyennes en Espagne et dans le monde

Le masque de Dali, chargé de références

Les tenues portées par les braqueurs font référence à de nombreuses manifestations de citoyens, en Espagne et dans le monde. D'abord, les masques de Dali sont une référence certaine au collectif des Anonymous. Rappelons que le masque des Anonymous est lui-même une référence au film "V pour Vendetta" où un activiste va agir dans une Angleterre fasciste afin de rendre leur liberté d'expression et de mouvements aux habitants. Effectivement, le combat principal des Anonymous est de maintenir et promouvoir la liberté d'expression, la démocratie - la vraie - et la mise à mal du capitalisme. Ce qui n'est pas sans rappeler les convictions de notre cher Profesor, lors de ces cours de classe avec son équipe attentive.

Par ailleurs, le masque porté par les braqueurs est une référence évidente à Salvador Dali, peintre espagnol surréaliste du XXème siècle. Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité.

 

La Casa de Papel : Photo

La Casa de Papel, saison 1

 

Mais chez Fruits qu'on fit, il y a une chose qui nous turlupine. Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander "pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ?". Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. Selon plusieurs historiens de l'art, Dali avait surtout la volonté de se mettre sur la scène publique par la provocation et des excentricités. Ce n'est pas pour rien que le Professeur prend le surnom Salvador...

A travers ce masque, La Casa de Papel questionne alors sur le système, la société, la capitalisme, et la légitimité des autorités... Au delà du masque, la série fait un clin d'oeil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec "la loi du marché", qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales... Encore un fantasme qui n'est pas si loin de celui du Professeur...

Des tenues qui ne sont pas anodines

Et les tenues rouges dans tout ça ? Elles sont probablement une référence au camp de Guantánamo, situé dans la baie du même nom au sud-est de Cuba. Ce camp est connu pour être l'une des pires prisons du monde, avec des conditions de vie pitoyable et des séances abominables de torture. Les prisonniers sont vêtus de blouses oranges, qui nous rappellent fortement celles de nos braqueurs préférés.

Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, le thème de la torture est abordée. Rio sera arrêté par la police dès le premier épisode et sera traité comme un véritable terroriste. Il sera torturé pendant de longues semaines, afin de lui soutirer des informations sur le lieu d'exile des Dali. Les autorités espagnoles masquent cette torture aux médias, mais elle sera rendue publique par le Professeur qui séduira une nouvelle fois la population pour ses messages de libertés. Lorsque les citoyens apprendront la torture de Rio, ils seront plus de deux millions à manifester devant la banque d'Espagne... Comme des Indignés de 2011.

Affiche

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Bella Ciao, chant Italien révolutionnaire redevenu culte

Composé durant la seconde guerre mondiale, "Bella Ciao" est un chant révolutionnaire italien. Cette musique fut créée par les paysans à partir d'une chanson populaire ( "Ciao, Bella" ) pour faire opposition aux forces allemandes alliées au parti fasciste italien. L'utilisation de ce chant marque encore une fois la volonté des braqueurs de ne pas voler les gens mais de créer leur propre monnaie sans violence. Une véritable révolution en terme de braquage !

Dans la saison 3, c'est la chanson Guantanamera qui est chanté par le Professeur et son complice. Sans doute un nouveau clin d'oeil aux prisons terribles de Guantánamo, mais aussi à la volonté de non violence !

"Je suis un homme sincère
Du pays où poussent les palmiers
Et avant de mourir, je veux
Verser mes vers de l’âme
[...]
Avec les pauvres de la terre
Je veux faire mon destin"

Photo

Copyright Netflix


Dans la Casa de Papel Saison 3, les femmes se libèrent

La saison 3 est placée sous le signe du féminisme ! Nairobi s'est opposée à plusieurs reprises au chef macho et sexiste de l'équipe. Elle lui répondra avec des répliques cinglantes, et mettra toujours en avant la force de ses émotions, de son courage et de son amour (maternel mais aussi de couple) qui lui permet toujours d'affronter n'importe quelle situation. L'amour lui donne des "corones" !

La nouvelle inspectrice, à la fois détestable et bluffante, aura également un rôle fort dans la saison 3 ! Enceinte jusqu'au cou, c'est elle qui va diriger les opérations avec intelligence, audace et provocation.

Affiche

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En défruinitive

La Casa de Papel est une série bien plus profonde qu'elle en a l'air ! Derrière ce masque de Thriller en huit clos, nous découvrons un vrai hymne à la révolution et un vrai cri de détresse des populations modestes espagnoles et du monde (ces braqueurs sont un peu nos Gilets jaunes français...)

La saison 3 m'a énormément surprise. A vrai dire, je n'en attendais rien et avais même peur de la surdose commerciale. Même si la saison 3 reprend tels quels les codes scénaristiques qui fonctionnaient bien dans la saison 1, la série parvient toujours à nous happer, d'autant plus que les messages sont de plus en plus politiques. La saison 4 est en préparation, et on le sait déjà... L'angle sera encore plus révolutionnaire et dénonciateur sur les méfaits de notre société. Une vraie guerre est déclarée ! En bref, j'ai adoré et j'en redemande !

Jessica Talbot

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis qu'un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution. Au delà de la série d'action, La Casa de Papel nous offre une véritable critique de la société.

La Casa de Papel : objectif Robin des Bois

Déjà dans la saison 1 et 2, l'ambition du "Profesor" était de réinventer le braquage avec plus d'humanité, en portant un message politique et social fort. Le Professeur ne veut pas voler les économies bancaires des citoyens... mais il crée son porte argent en braquant la Maison Royale de la Monnaie d'Espagne. Peut-on le considérer comme un véritable voleur ?

Même si le projet du Professeur n'est pas un modèle de légalité, son ambition est d'éviter toutes violence et injustice. Le Professeur et son équipe ont le peuple dans leur camp grâce à leurs actions, symboles de refus du système ! Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le mini-spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, ils iront jusqu’à jeter plusieurs millions d'euros du haut de dirigeable, comme pour une redistribution des richesses et un bras d'honneur aux autorités...

La Casa de Papel s'inspire des révolutions citoyennes en Espagne et dans le monde

Le masque de Dali, chargé de références

Les tenues portées par les braqueurs font référence à de nombreuses manifestations de citoyens, en Espagne et dans le monde. D'abord, les masques de Dali sont une référence certaine au collectif des Anonymous. Rappelons que le masque des Anonymous est lui-même une référence au film "V pour Vendetta" où un activiste va agir dans une Angleterre fasciste afin de rendre leur liberté d'expression et de mouvements aux habitants. Effectivement, le combat principal des Anonymous est de maintenir et promouvoir la liberté d'expression, la démocratie - la vraie - et la mise à mal du capitalisme. Ce qui n'est pas sans rappeler les convictions de notre cher Profesor, lors de ces cours de classe avec son équipe attentive.

Par ailleurs, le masque porté par les braqueurs est une référence évidente à Salvador Dali, peintre espagnol surréaliste du XXème siècle. Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité.

 

La Casa de Papel : Photo

La Casa de Papel, saison 1

 

Mais chez Fruits qu'on fit, il y a une chose qui nous turlupine. Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander "pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ?". Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. Selon plusieurs historiens de l'art, Dali avait surtout la volonté de se mettre sur la scène publique par la provocation et des excentricités. Ce n'est pas pour rien que le Professeur prend le surnom Salvador...

A travers ce masque, La Casa de Papel questionne alors sur le système, la société, la capitalisme, et la légitimité des autorités... Au delà du masque, la série fait un clin d'oeil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec "la loi du marché", qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales... Encore un fantasme qui n'est pas si loin de celui du Professeur...

Des tenues qui ne sont pas anodines

Et les tenues rouges dans tout ça ? Elles sont probablement une référence au camp de Guantánamo, situé dans la baie du même nom au sud-est de Cuba. Ce camp est connu pour être l'une des pires prisons du monde, avec des conditions de vie pitoyable et des séances abominables de torture. Les prisonniers sont vêtus de blouses oranges, qui nous rappellent fortement celles de nos braqueurs préférés.

Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, le thème de la torture est abordée. Rio sera arrêté par la police dès le premier épisode et sera traité comme un véritable terroriste. Il sera torturé pendant de longues semaines, afin de lui soutirer des informations sur le lieu d'exile des Dali. Les autorités espagnoles masquent cette torture aux médias, mais elle sera rendue publique par le Professeur qui séduira une nouvelle fois la population pour ses messages de libertés. Lorsque les citoyens apprendront la torture de Rio, ils seront plus de deux millions à manifester devant la banque d'Espagne... Comme des Indignés de 2011.

Affiche

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Bella Ciao, chant Italien révolutionnaire redevenu culte

Composé durant la seconde guerre mondiale, "Bella Ciao" est un chant révolutionnaire italien. Cette musique fut créée par les paysans à partir d'une chanson populaire ( "Ciao, Bella" ) pour faire opposition aux forces allemandes alliées au parti fasciste italien. L'utilisation de ce chant marque encore une fois la volonté des braqueurs de ne pas voler les gens mais de créer leur propre monnaie sans violence. Une véritable révolution en terme de braquage !

Dans la saison 3, c'est la chanson Guantanamera qui est chanté par le Professeur et son complice. Sans doute un nouveau clin d'oeil aux prisons terribles de Guantánamo, mais aussi à la volonté de non violence !

"Je suis un homme sincère
Du pays où poussent les palmiers
Et avant de mourir, je veux
Verser mes vers de l’âme
[...]
Avec les pauvres de la terre
Je veux faire mon destin"

Photo

Copyright Netflix


Dans la Casa de Papel Saison 3, les femmes se libèrent

La saison 3 est placée sous le signe du féminisme ! Nairobi s'est opposée à plusieurs reprises au chef macho et sexiste de l'équipe. Elle lui répondra avec des répliques cinglantes, et mettra toujours en avant la force de ses émotions, de son courage et de son amour (maternel mais aussi de couple) qui lui permet toujours d'affronter n'importe quelle situation. L'amour lui donne des "corones" !

La nouvelle inspectrice, à la fois détestable et bluffante, aura également un rôle fort dans la saison 3 ! Enceinte jusqu'au cou, c'est elle qui va diriger les opérations avec intelligence, audace et provocation.

Affiche

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En défruinitive

La Casa de Papel est une série bien plus profonde qu'elle en a l'air ! Derrière ce masque de Thriller en huit clos, nous découvrons un vrai hymne à la révolution et un vrai cri de détresse des populations modestes espagnoles et du monde (ces braqueurs sont un peu nos Gilets jaunes français...)

La saison 3 m'a énormément surprise. A vrai dire, je n'en attendais rien et avais même peur de la surdose commerciale. Même si la saison 3 reprend tels quels les codes scénaristiques qui fonctionnaient bien dans la saison 1, la série parvient toujours à nous happer, d'autant plus que les messages sont de plus en plus politiques. La saison 4 est en préparation, et on le sait déjà... L'angle sera encore plus révolutionnaire et dénonciateur sur les méfaits de notre société. Une vraie guerre est déclarée ! En bref, j'ai adoré et j'en redemande !

Jessica Talbot

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

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Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis qu'un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution. Au delà de la série d'action, La Casa de Papel nous offre une véritable critique de la société.

La Casa de Papel : objectif Robin des Bois

Déjà dans la saison 1 et 2, l'ambition du "Profesor" était de réinventer le braquage avec plus d'humanité, en portant un message politique et social fort. Le Professeur ne veut pas voler les économies bancaires des citoyens... mais il crée son porte argent en braquant la Maison Royale de la Monnaie d'Espagne. Peut-on le considérer comme un véritable voleur ?

Même si le projet du Professeur n'est pas un modèle de légalité, son ambition est d'éviter toutes violence et injustice. Le Professeur et son équipe ont le peuple dans leur camp grâce à leurs actions, symboles de refus du système ! Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le mini-spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, ils iront jusqu’à jeter plusieurs millions d'euros du haut de dirigeable, comme pour une redistribution des richesses et un bras d'honneur aux autorités...

La Casa de Papel s'inspire des révolutions citoyennes en Espagne et dans le monde

Le masque de Dali, chargé de références

Les tenues portées par les braqueurs font référence à de nombreuses manifestations de citoyens, en Espagne et dans le monde. D'abord, les masques de Dali sont une référence certaine au collectif des Anonymous. Rappelons que le masque des Anonymous est lui-même une référence au film "V pour Vendetta" où un activiste va agir dans une Angleterre fasciste afin de rendre leur liberté d'expression et de mouvements aux habitants. Effectivement, le combat principal des Anonymous est de maintenir et promouvoir la liberté d'expression, la démocratie - la vraie - et la mise à mal du capitalisme. Ce qui n'est pas sans rappeler les convictions de notre cher Profesor, lors de ces cours de classe avec son équipe attentive.

Par ailleurs, le masque porté par les braqueurs est une référence évidente à Salvador Dali, peintre espagnol surréaliste du XXème siècle. Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité.

 

La Casa de Papel : Photo

La Casa de Papel, saison 1

 

Mais chez Fruits qu'on fit, il y a une chose qui nous turlupine. Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander "pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ?". Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. Selon plusieurs historiens de l'art, Dali avait surtout la volonté de se mettre sur la scène publique par la provocation et des excentricités. Ce n'est pas pour rien que le Professeur prend le surnom Salvador...

A travers ce masque, La Casa de Papel questionne alors sur le système, la société, la capitalisme, et la légitimité des autorités... Au delà du masque, la série fait un clin d'oeil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec "la loi du marché", qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales... Encore un fantasme qui n'est pas si loin de celui du Professeur...

Des tenues qui ne sont pas anodines

Et les tenues rouges dans tout ça ? Elles sont probablement une référence au camp de Guantánamo, situé dans la baie du même nom au sud-est de Cuba. Ce camp est connu pour être l'une des pires prisons du monde, avec des conditions de vie pitoyable et des séances abominables de torture. Les prisonniers sont vêtus de blouses oranges, qui nous rappellent fortement celles de nos braqueurs préférés.

Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, le thème de la torture est abordée. Rio sera arrêté par la police dès le premier épisode et sera traité comme un véritable terroriste. Il sera torturé pendant de longues semaines, afin de lui soutirer des informations sur le lieu d'exile des Dali. Les autorités espagnoles masquent cette torture aux médias, mais elle sera rendue publique par le Professeur qui séduira une nouvelle fois la population pour ses messages de libertés. Lorsque les citoyens apprendront la torture de Rio, ils seront plus de deux millions à manifester devant la banque d'Espagne... Comme des Indignés de 2011.

Affiche

Copyright FR_tmdb


Bella Ciao, chant Italien révolutionnaire redevenu culte

Composé durant la seconde guerre mondiale, "Bella Ciao" est un chant révolutionnaire italien. Cette musique fut créée par les paysans à partir d'une chanson populaire ( "Ciao, Bella" ) pour faire opposition aux forces allemandes alliées au parti fasciste italien. L'utilisation de ce chant marque encore une fois la volonté des braqueurs de ne pas voler les gens mais de créer leur propre monnaie sans violence. Une véritable révolution en terme de braquage !

Dans la saison 3, c'est la chanson Guantanamera qui est chanté par le Professeur et son complice. Sans doute un nouveau clin d'oeil aux prisons terribles de Guantánamo, mais aussi à la volonté de non violence !

"Je suis un homme sincère
Du pays où poussent les palmiers
Et avant de mourir, je veux
Verser mes vers de l’âme
[...]
Avec les pauvres de la terre
Je veux faire mon destin"

Photo

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Dans la Casa de Papel Saison 3, les femmes se libèrent

La saison 3 est placée sous le signe du féminisme ! Nairobi s'est opposée à plusieurs reprises au chef macho et sexiste de l'équipe. Elle lui répondra avec des répliques cinglantes, et mettra toujours en avant la force de ses émotions, de son courage et de son amour (maternel mais aussi de couple) qui lui permet toujours d'affronter n'importe quelle situation. L'amour lui donne des "corones" !

La nouvelle inspectrice, à la fois détestable et bluffante, aura également un rôle fort dans la saison 3 ! Enceinte jusqu'au cou, c'est elle qui va diriger les opérations avec intelligence, audace et provocation.

Affiche

Copyright FR_tmdb

En défruinitive

La Casa de Papel est une série bien plus profonde qu'elle en a l'air ! Derrière ce masque de Thriller en huit clos, nous découvrons un vrai hymne à la révolution et un vrai cri de détresse des populations modestes espagnoles et du monde (ces braqueurs sont un peu nos Gilets jaunes français...)

La saison 3 m'a énormément surprise. A vrai dire, je n'en attendais rien et avais même peur de la surdose commerciale. Même si la saison 3 reprend tels quels les codes scénaristiques qui fonctionnaient bien dans la saison 1, la série parvient toujours à nous happer, d'autant plus que les messages sont de plus en plus politiques. La saison 4 est en préparation, et on le sait déjà... L'angle sera encore plus révolutionnaire et dénonciateur sur les méfaits de notre société. Une vraie guerre est déclarée ! En bref, j'ai adoré et j'en redemande !

Jessica Talbot

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison royale de la Monnaie d'Espagne, tandis qu'un génie du crime manipule la police pour mettre son plan à exécution. Au delà de la série d'action, La Casa de Papel nous offre une véritable critique de la société.

La Casa de Papel : objectif Robin des Bois

Déjà dans la saison 1 et 2, l'ambition du "Profesor" était de réinventer le braquage avec plus d'humanité, en portant un message politique et social fort. Le Professeur ne veut pas voler les économies bancaires des citoyens... mais il crée son porte argent en braquant la Maison Royale de la Monnaie d'Espagne. Peut-on le considérer comme un véritable voleur ?

Même si le projet du Professeur n'est pas un modèle de légalité, son ambition est d'éviter toutes violence et injustice. Le Professeur et son équipe ont le peuple dans leur camp grâce à leurs actions, symboles de refus du système ! Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le mini-spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, ils iront jusqu’à jeter plusieurs millions d'euros du haut de dirigeable, comme pour une redistribution des richesses et un bras d'honneur aux autorités...

La Casa de Papel s'inspire des révolutions citoyennes en Espagne et dans le monde

Le masque de Dali, chargé de références

Les tenues portées par les braqueurs font référence à de nombreuses manifestations de citoyens, en Espagne et dans le monde. D'abord, les masques de Dali sont une référence certaine au collectif des Anonymous. Rappelons que le masque des Anonymous est lui-même une référence au film "V pour Vendetta" où un activiste va agir dans une Angleterre fasciste afin de rendre leur liberté d'expression et de mouvements aux habitants. Effectivement, le combat principal des Anonymous est de maintenir et promouvoir la liberté d'expression, la démocratie - la vraie - et la mise à mal du capitalisme. Ce qui n'est pas sans rappeler les convictions de notre cher Profesor, lors de ces cours de classe avec son équipe attentive.

Par ailleurs, le masque porté par les braqueurs est une référence évidente à Salvador Dali, peintre espagnol surréaliste du XXème siècle. Le masque symbolise alors la folie du peintre, ainsi que son envie de briser les conventions et la normalité.

 

La Casa de Papel : Photo

La Casa de Papel, saison 1

 

Mais chez Fruits qu'on fit, il y a une chose qui nous turlupine. Dali avait une affection particulière pour Franco, dictateur ayant exercé en Espagne de 1939 à 1975. On est dans le droit légitime de se demander "pourquoi un tel choix de déguisement pour des braqueurs qui doivent se faire aimer de la population ?". Ce masque souligne alors tout le paradoxe qui entoure le peintre, même paradoxe qui entoure nos braqueurs préférés. Selon plusieurs historiens de l'art, Dali avait surtout la volonté de se mettre sur la scène publique par la provocation et des excentricités. Ce n'est pas pour rien que le Professeur prend le surnom Salvador...

A travers ce masque, La Casa de Papel questionne alors sur le système, la société, la capitalisme, et la légitimité des autorités... Au delà du masque, la série fait un clin d'oeil au mouvement des Indignés de 2011 qui avait eu lieu à la Puerta del Sol en Espagne. Ces indignés manifestaient de façon pacifique pour en finir avec "la loi du marché", qui pour eux, constituait un danger pour la démocratie et avait des graves conséquences sociales et environnementales... Encore un fantasme qui n'est pas si loin de celui du Professeur...

Des tenues qui ne sont pas anodines

Et les tenues rouges dans tout ça ? Elles sont probablement une référence au camp de Guantánamo, situé dans la baie du même nom au sud-est de Cuba. Ce camp est connu pour être l'une des pires prisons du monde, avec des conditions de vie pitoyable et des séances abominables de torture. Les prisonniers sont vêtus de blouses oranges, qui nous rappellent fortement celles de nos braqueurs préférés.

Surlignez la phrase suivante si vous souhaitez lire le spoil sur la saison 3 :

Dans la saison 3, le thème de la torture est abordée. Rio sera arrêté par la police dès le premier épisode et sera traité comme un véritable terroriste. Il sera torturé pendant de longues semaines, afin de lui soutirer des informations sur le lieu d'exile des Dali. Les autorités espagnoles masquent cette torture aux médias, mais elle sera rendue publique par le Professeur qui séduira une nouvelle fois la population pour ses messages de libertés. Lorsque les citoyens apprendront la torture de Rio, ils seront plus de deux millions à manifester devant la banque d'Espagne... Comme des Indignés de 2011.

Affiche

Copyright FR_tmdb


Bella Ciao, chant Italien révolutionnaire redevenu culte

Composé durant la seconde guerre mondiale, "Bella Ciao" est un chant révolutionnaire italien. Cette musique fut créée par les paysans à partir d'une chanson populaire ( "Ciao, Bella" ) pour faire opposition aux forces allemandes alliées au parti fasciste italien. L'utilisation de ce chant marque encore une fois la volonté des braqueurs de ne pas voler les gens mais de créer leur propre monnaie sans violence. Une véritable révolution en terme de braquage !

Dans la saison 3, c'est la chanson Guantanamera qui est chanté par le Professeur et son complice. Sans doute un nouveau clin d'oeil aux prisons terribles de Guantánamo, mais aussi à la volonté de non violence !

"Je suis un homme sincère
Du pays où poussent les palmiers
Et avant de mourir, je veux
Verser mes vers de l’âme
[...]
Avec les pauvres de la terre
Je veux faire mon destin"

Photo

Copyright Netflix


Dans la Casa de Papel Saison 3, les femmes se libèrent

La saison 3 est placée sous le signe du féminisme ! Nairobi s'est opposée à plusieurs reprises au chef macho et sexiste de l'équipe. Elle lui répondra avec des répliques cinglantes, et mettra toujours en avant la force de ses émotions, de son courage et de son amour (maternel mais aussi de couple) qui lui permet toujours d'affronter n'importe quelle situation. L'amour lui donne des "corones" !

La nouvelle inspectrice, à la fois détestable et bluffante, aura également un rôle fort dans la saison 3 ! Enceinte jusqu'au cou, c'est elle qui va diriger les opérations avec intelligence, audace et provocation.

Affiche

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En défruinitive

La Casa de Papel est une série bien plus profonde qu'elle en a l'air ! Derrière ce masque de Thriller en huit clos, nous découvrons un vrai hymne à la révolution et un vrai cri de détresse des populations modestes espagnoles et du monde (ces braqueurs sont un peu nos Gilets jaunes français...)

La saison 3 m'a énormément surprise. A vrai dire, je n'en attendais rien et avais même peur de la surdose commerciale. Même si la saison 3 reprend tels quels les codes scénaristiques qui fonctionnaient bien dans la saison 1, la série parvient toujours à nous happer, d'autant plus que les messages sont de plus en plus politiques. La saison 4 est en préparation, et on le sait déjà... L'angle sera encore plus révolutionnaire et dénonciateur sur les méfaits de notre société. Une vraie guerre est déclarée ! En bref, j'ai adoré et j'en redemande !

Jessica Talbot

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

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