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1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d’un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d’événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. C’est désormais le monde de la magie qui est menacé.

Il n’est pas chose aisée de succéder à une saga comme celle d’Harry Potter. Un mythe des années 2000 ayant porté avec lui un formidable imaginaire et séduit toute une génération. Pour David Yates – réalisateur des épisodes 5, 6, 7-1 et 7-2 – comme pour tout autre, adapter Les Animaux Fantastiques cinq ans après la fin du mythe relevait donc du challenge…

Une relève ambitieuse

La première difficulté consistait à susciter un engouement voisin à celui procuré par la saga reine, tout du moins s’attendre à en subir la comparaison de façon systématique. Pour y pallier, Les Animaux Fantastiques a donc cherché à se démarquer autant que possible sur différents points.

A l’instar de l’histoire d’Harry Potter, qui se déroulait côté sorcier au Royaume-Uni, l’intrigue se déroule ici côté Moldus, à New York. D’un récit contemporain, l’on passe à un récit d’époque dans les années 1920. Et enfin, nous voguons d’une aventure vécue par des enfants à une action portée par des adultes. Autant d’éléments qui confèrent aux Animaux Fantastiques une tonalité plus mûre, plus adulte et surtout plus sombre. Tellement sombre que le film manque à la fois de vie, d’humour et de véritables rebondissements. Et à ce petit jeu-là, mieux vaut ne pas compter sur Eddie Redmayne.

 

critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France – Dan Fogler, Eddie Redmayne – Les Animaux fantastiques

 

Des héros peu fédérateurs

Les héros principaux de l’univers de J.K. Rowling n’ont jamais été dotés d’un grand charisme, et ont pour particularité de s’effacer pour laisser à d’autres personnages secondaires le soin de provoquer, l’humour, l’action, ou encore l’amour. Ce pour une raison majeure : mettre en valeur les personnages et l’univers environnants pour tout ce qu’il a de drôle ou de magique.

Pour autant, Harry Potter – et son interprète – avait encore ce quelque chose d’humain en lui, qui faisait que l’on pouvait s’identifier à sa personnalité sur la longueur. Ici, non seulement le personnage de Norbert Dragonneau n’est pas intéressant pour le peu que l’on sait de lui, mais en plus son interprète – fraîchement oscarisé au moment du tournage – ne séduit pas. Le personnage a beau lui coller, Eddie Redmayne est tellement étrange et sociopathe qu’il en devient ennuyeux – là où d’autres le feraient à merveille comme Bénédict Cumberbatch. Deux personnages sauvent la mise en qualité de ressort comique : Jacob Kowalski (Dan Fogler) et Queenie Goldstein (Alison Sudol). Une sympathique paire de comics reliefs bienvenue au pays de la tristesse et de la noirceur.

Une réalisation de qualité

Étonnamment, c’est la mise en scène qui s’avère être le point fort du film. Et pour cause : chaque plan fait écho à l’esprit des derniers Harry Potter, tant dans le contenu que dans le cadrage. La photographie quant à elle, est habilement gérée, même si, à trop baigner dans la grisaille, l’on devient tristesse.

Soulignons également la qualité des effets spéciaux, à commencer par les animaux fantastiques eux-mêmes ! Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Car après tout, ce sont les véritables héros du film, et ce sont les plus attachants. Quant à la bande originale, elle conserve avec nostalgie le vocabulaire sonore d’Harry Potter, mais apparaît comme beaucoup moins marquante que dans la saga phare.

 

le niffleur critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France – Les Animaux fantastiques

En défruinitive

En résumé, Les Animaux Fantastiques s’essouffle rapidement sous le poids de vastes longueurs et de personnages trop peu attachants, à commencer par un héros peu fédérateur. Et à la question « Peut-on réellement en faire une saga en 5 volets ? », le film se justifie donc en répondant « Attendez la suite ». On sait au moins qu’Eddie Redmayne ne sera pas le personnage principal dans le second volet, et c’est justifié.

De ce film d’introduction, l’on retiendra surtout une real de qualité, quelques bonnes idées comme le niffleur, et tout de même un brin de magie pour relever le tout. Du reste, petite déception et grosse attente, et surtout : plus de questions que de réponses…

 

Les Animaux Fantastiques - Une relève ambitieuse

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d'un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d'événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. C'est désormais le monde de la magie qui est menacé.

Il n’est pas chose aisée de succéder à une saga comme celle d’Harry Potter. Un mythe des années 2000 ayant porté avec lui un formidable imaginaire et séduit toute une génération. Pour David Yates - réalisateur des épisodes 5, 6, 7-1 et 7-2 - comme pour tout autre, adapter Les Animaux Fantastiques cinq ans après la fin du mythe relevait donc du challenge...

Une relève ambitieuse

La première difficulté consistait à susciter un engouement voisin à celui procuré par la saga reine, tout du moins s'attendre à en subir la comparaison de façon systématique. Pour y pallier, Les Animaux Fantastiques a donc cherché à se démarquer autant que possible sur différents points.

A l'instar de l’histoire d’Harry Potter, qui se déroulait côté sorcier au Royaume-Uni, l’intrigue se déroule ici côté Moldus, à New York. D’un récit contemporain, l’on passe à un récit d’époque dans les années 1920. Et enfin, nous voguons d’une aventure vécue par des enfants à une action portée par des adultes. Autant d’éléments qui confèrent aux Animaux Fantastiques une tonalité plus mûre, plus adulte et surtout plus sombre. Tellement sombre que le film manque à la fois de vie, d’humour et de véritables rebondissements. Et à ce petit jeu-là, mieux vaut ne pas compter sur Eddie Redmayne.

 

critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Dan Fogler, Eddie Redmayne - Les Animaux fantastiques

 

Des héros peu fédérateurs

Les héros principaux de l'univers de J.K. Rowling n'ont jamais été dotés d'un grand charisme, et ont pour particularité de s'effacer pour laisser à d'autres personnages secondaires le soin de provoquer, l'humour, l'action, ou encore l'amour. Ce pour une raison majeure : mettre en valeur les personnages et l'univers environnants pour tout ce qu'il a de drôle ou de magique.

Pour autant, Harry Potter - et son interprète - avait encore ce quelque chose d'humain en lui, qui faisait que l'on pouvait s'identifier à sa personnalité sur la longueur. Ici, non seulement le personnage de Norbert Dragonneau n'est pas intéressant pour le peu que l'on sait de lui, mais en plus son interprète - fraîchement oscarisé au moment du tournage - ne séduit pas. Le personnage a beau lui coller, Eddie Redmayne est tellement étrange et sociopathe qu'il en devient ennuyeux - là où d'autres le feraient à merveille comme Bénédict Cumberbatch. Deux personnages sauvent la mise en qualité de ressort comique : Jacob Kowalski (Dan Fogler) et Queenie Goldstein (Alison Sudol). Une sympathique paire de comics reliefs bienvenue au pays de la tristesse et de la noirceur.

Une réalisation de qualité

Étonnamment, c’est la mise en scène qui s’avère être le point fort du film. Et pour cause : chaque plan fait écho à l’esprit des derniers Harry Potter, tant dans le contenu que dans le cadrage. La photographie quant à elle, est habilement gérée, même si, à trop baigner dans la grisaille, l’on devient tristesse.

Soulignons également la qualité des effets spéciaux, à commencer par les animaux fantastiques eux-mêmes ! Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Car après tout, ce sont les véritables héros du film, et ce sont les plus attachants. Quant à la bande originale, elle conserve avec nostalgie le vocabulaire sonore d’Harry Potter, mais apparaît comme beaucoup moins marquante que dans la saga phare.

 

le niffleur critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Les Animaux fantastiques

En défruinitive

En résumé, Les Animaux Fantastiques s'essouffle rapidement sous le poids de vastes longueurs et de personnages trop peu attachants, à commencer par un héros peu fédérateur. Et à la question « Peut-on réellement en faire une saga en 5 volets ? », le film se justifie donc en répondant « Attendez la suite ». On sait au moins qu’Eddie Redmayne ne sera pas le personnage principal dans le second volet, et c’est justifié.

De ce film d’introduction, l’on retiendra surtout une real de qualité, quelques bonnes idées comme le niffleur, et tout de même un brin de magie pour relever le tout. Du reste, petite déception et grosse attente, et surtout : plus de questions que de réponses…

 

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d'un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d'événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. C'est désormais le monde de la magie qui est menacé.

Il n’est pas chose aisée de succéder à une saga comme celle d’Harry Potter. Un mythe des années 2000 ayant porté avec lui un formidable imaginaire et séduit toute une génération. Pour David Yates - réalisateur des épisodes 5, 6, 7-1 et 7-2 - comme pour tout autre, adapter Les Animaux Fantastiques cinq ans après la fin du mythe relevait donc du challenge...

Une relève ambitieuse

La première difficulté consistait à susciter un engouement voisin à celui procuré par la saga reine, tout du moins s'attendre à en subir la comparaison de façon systématique. Pour y pallier, Les Animaux Fantastiques a donc cherché à se démarquer autant que possible sur différents points.

A l'instar de l’histoire d’Harry Potter, qui se déroulait côté sorcier au Royaume-Uni, l’intrigue se déroule ici côté Moldus, à New York. D’un récit contemporain, l’on passe à un récit d’époque dans les années 1920. Et enfin, nous voguons d’une aventure vécue par des enfants à une action portée par des adultes. Autant d’éléments qui confèrent aux Animaux Fantastiques une tonalité plus mûre, plus adulte et surtout plus sombre. Tellement sombre que le film manque à la fois de vie, d’humour et de véritables rebondissements. Et à ce petit jeu-là, mieux vaut ne pas compter sur Eddie Redmayne.

 

critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Dan Fogler, Eddie Redmayne - Les Animaux fantastiques

 

Des héros peu fédérateurs

Les héros principaux de l'univers de J.K. Rowling n'ont jamais été dotés d'un grand charisme, et ont pour particularité de s'effacer pour laisser à d'autres personnages secondaires le soin de provoquer, l'humour, l'action, ou encore l'amour. Ce pour une raison majeure : mettre en valeur les personnages et l'univers environnants pour tout ce qu'il a de drôle ou de magique.

Pour autant, Harry Potter - et son interprète - avait encore ce quelque chose d'humain en lui, qui faisait que l'on pouvait s'identifier à sa personnalité sur la longueur. Ici, non seulement le personnage de Norbert Dragonneau n'est pas intéressant pour le peu que l'on sait de lui, mais en plus son interprète - fraîchement oscarisé au moment du tournage - ne séduit pas. Le personnage a beau lui coller, Eddie Redmayne est tellement étrange et sociopathe qu'il en devient ennuyeux - là où d'autres le feraient à merveille comme Bénédict Cumberbatch. Deux personnages sauvent la mise en qualité de ressort comique : Jacob Kowalski (Dan Fogler) et Queenie Goldstein (Alison Sudol). Une sympathique paire de comics reliefs bienvenue au pays de la tristesse et de la noirceur.

Une réalisation de qualité

Étonnamment, c’est la mise en scène qui s’avère être le point fort du film. Et pour cause : chaque plan fait écho à l’esprit des derniers Harry Potter, tant dans le contenu que dans le cadrage. La photographie quant à elle, est habilement gérée, même si, à trop baigner dans la grisaille, l’on devient tristesse.

Soulignons également la qualité des effets spéciaux, à commencer par les animaux fantastiques eux-mêmes ! Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Car après tout, ce sont les véritables héros du film, et ce sont les plus attachants. Quant à la bande originale, elle conserve avec nostalgie le vocabulaire sonore d’Harry Potter, mais apparaît comme beaucoup moins marquante que dans la saga phare.

 

le niffleur critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Les Animaux fantastiques

En défruinitive

En résumé, Les Animaux Fantastiques s'essouffle rapidement sous le poids de vastes longueurs et de personnages trop peu attachants, à commencer par un héros peu fédérateur. Et à la question « Peut-on réellement en faire une saga en 5 volets ? », le film se justifie donc en répondant « Attendez la suite ». On sait au moins qu’Eddie Redmayne ne sera pas le personnage principal dans le second volet, et c’est justifié.

De ce film d’introduction, l’on retiendra surtout une real de qualité, quelques bonnes idées comme le niffleur, et tout de même un brin de magie pour relever le tout. Du reste, petite déception et grosse attente, et surtout : plus de questions que de réponses…

 

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Les Animaux Fantastiques - Une relève ambitieuse

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d'un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d'événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. C'est désormais le monde de la magie qui est menacé.

Il n’est pas chose aisée de succéder à une saga comme celle d’Harry Potter. Un mythe des années 2000 ayant porté avec lui un formidable imaginaire et séduit toute une génération. Pour David Yates - réalisateur des épisodes 5, 6, 7-1 et 7-2 - comme pour tout autre, adapter Les Animaux Fantastiques cinq ans après la fin du mythe relevait donc du challenge...

Une relève ambitieuse

La première difficulté consistait à susciter un engouement voisin à celui procuré par la saga reine, tout du moins s'attendre à en subir la comparaison de façon systématique. Pour y pallier, Les Animaux Fantastiques a donc cherché à se démarquer autant que possible sur différents points.

A l'instar de l’histoire d’Harry Potter, qui se déroulait côté sorcier au Royaume-Uni, l’intrigue se déroule ici côté Moldus, à New York. D’un récit contemporain, l’on passe à un récit d’époque dans les années 1920. Et enfin, nous voguons d’une aventure vécue par des enfants à une action portée par des adultes. Autant d’éléments qui confèrent aux Animaux Fantastiques une tonalité plus mûre, plus adulte et surtout plus sombre. Tellement sombre que le film manque à la fois de vie, d’humour et de véritables rebondissements. Et à ce petit jeu-là, mieux vaut ne pas compter sur Eddie Redmayne.

 

critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Dan Fogler, Eddie Redmayne - Les Animaux fantastiques

 

Des héros peu fédérateurs

Les héros principaux de l'univers de J.K. Rowling n'ont jamais été dotés d'un grand charisme, et ont pour particularité de s'effacer pour laisser à d'autres personnages secondaires le soin de provoquer, l'humour, l'action, ou encore l'amour. Ce pour une raison majeure : mettre en valeur les personnages et l'univers environnants pour tout ce qu'il a de drôle ou de magique.

Pour autant, Harry Potter - et son interprète - avait encore ce quelque chose d'humain en lui, qui faisait que l'on pouvait s'identifier à sa personnalité sur la longueur. Ici, non seulement le personnage de Norbert Dragonneau n'est pas intéressant pour le peu que l'on sait de lui, mais en plus son interprète - fraîchement oscarisé au moment du tournage - ne séduit pas. Le personnage a beau lui coller, Eddie Redmayne est tellement étrange et sociopathe qu'il en devient ennuyeux - là où d'autres le feraient à merveille comme Bénédict Cumberbatch. Deux personnages sauvent la mise en qualité de ressort comique : Jacob Kowalski (Dan Fogler) et Queenie Goldstein (Alison Sudol). Une sympathique paire de comics reliefs bienvenue au pays de la tristesse et de la noirceur.

Une réalisation de qualité

Étonnamment, c’est la mise en scène qui s’avère être le point fort du film. Et pour cause : chaque plan fait écho à l’esprit des derniers Harry Potter, tant dans le contenu que dans le cadrage. La photographie quant à elle, est habilement gérée, même si, à trop baigner dans la grisaille, l’on devient tristesse.

Soulignons également la qualité des effets spéciaux, à commencer par les animaux fantastiques eux-mêmes ! Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Car après tout, ce sont les véritables héros du film, et ce sont les plus attachants. Quant à la bande originale, elle conserve avec nostalgie le vocabulaire sonore d’Harry Potter, mais apparaît comme beaucoup moins marquante que dans la saga phare.

 

le niffleur critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Les Animaux fantastiques

En défruinitive

En résumé, Les Animaux Fantastiques s'essouffle rapidement sous le poids de vastes longueurs et de personnages trop peu attachants, à commencer par un héros peu fédérateur. Et à la question « Peut-on réellement en faire une saga en 5 volets ? », le film se justifie donc en répondant « Attendez la suite ». On sait au moins qu’Eddie Redmayne ne sera pas le personnage principal dans le second volet, et c’est justifié.

De ce film d’introduction, l’on retiendra surtout une real de qualité, quelques bonnes idées comme le niffleur, et tout de même un brin de magie pour relever le tout. Du reste, petite déception et grosse attente, et surtout : plus de questions que de réponses…

 

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

1926. Norbert Dragonneau rentre à peine d'un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York mais une série d'événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. C'est désormais le monde de la magie qui est menacé.

Il n’est pas chose aisée de succéder à une saga comme celle d’Harry Potter. Un mythe des années 2000 ayant porté avec lui un formidable imaginaire et séduit toute une génération. Pour David Yates - réalisateur des épisodes 5, 6, 7-1 et 7-2 - comme pour tout autre, adapter Les Animaux Fantastiques cinq ans après la fin du mythe relevait donc du challenge...

Une relève ambitieuse

La première difficulté consistait à susciter un engouement voisin à celui procuré par la saga reine, tout du moins s'attendre à en subir la comparaison de façon systématique. Pour y pallier, Les Animaux Fantastiques a donc cherché à se démarquer autant que possible sur différents points.

A l'instar de l’histoire d’Harry Potter, qui se déroulait côté sorcier au Royaume-Uni, l’intrigue se déroule ici côté Moldus, à New York. D’un récit contemporain, l’on passe à un récit d’époque dans les années 1920. Et enfin, nous voguons d’une aventure vécue par des enfants à une action portée par des adultes. Autant d’éléments qui confèrent aux Animaux Fantastiques une tonalité plus mûre, plus adulte et surtout plus sombre. Tellement sombre que le film manque à la fois de vie, d’humour et de véritables rebondissements. Et à ce petit jeu-là, mieux vaut ne pas compter sur Eddie Redmayne.

 

critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Dan Fogler, Eddie Redmayne - Les Animaux fantastiques

 

Des héros peu fédérateurs

Les héros principaux de l'univers de J.K. Rowling n'ont jamais été dotés d'un grand charisme, et ont pour particularité de s'effacer pour laisser à d'autres personnages secondaires le soin de provoquer, l'humour, l'action, ou encore l'amour. Ce pour une raison majeure : mettre en valeur les personnages et l'univers environnants pour tout ce qu'il a de drôle ou de magique.

Pour autant, Harry Potter - et son interprète - avait encore ce quelque chose d'humain en lui, qui faisait que l'on pouvait s'identifier à sa personnalité sur la longueur. Ici, non seulement le personnage de Norbert Dragonneau n'est pas intéressant pour le peu que l'on sait de lui, mais en plus son interprète - fraîchement oscarisé au moment du tournage - ne séduit pas. Le personnage a beau lui coller, Eddie Redmayne est tellement étrange et sociopathe qu'il en devient ennuyeux - là où d'autres le feraient à merveille comme Bénédict Cumberbatch. Deux personnages sauvent la mise en qualité de ressort comique : Jacob Kowalski (Dan Fogler) et Queenie Goldstein (Alison Sudol). Une sympathique paire de comics reliefs bienvenue au pays de la tristesse et de la noirceur.

Une réalisation de qualité

Étonnamment, c’est la mise en scène qui s’avère être le point fort du film. Et pour cause : chaque plan fait écho à l’esprit des derniers Harry Potter, tant dans le contenu que dans le cadrage. La photographie quant à elle, est habilement gérée, même si, à trop baigner dans la grisaille, l’on devient tristesse.

Soulignons également la qualité des effets spéciaux, à commencer par les animaux fantastiques eux-mêmes ! Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Car après tout, ce sont les véritables héros du film, et ce sont les plus attachants. Quant à la bande originale, elle conserve avec nostalgie le vocabulaire sonore d’Harry Potter, mais apparaît comme beaucoup moins marquante que dans la saga phare.

 

le niffleur critiques des animaux fantastiques, film décevant

Copyright Warner Bros France - Les Animaux fantastiques

En défruinitive

En résumé, Les Animaux Fantastiques s'essouffle rapidement sous le poids de vastes longueurs et de personnages trop peu attachants, à commencer par un héros peu fédérateur. Et à la question « Peut-on réellement en faire une saga en 5 volets ? », le film se justifie donc en répondant « Attendez la suite ». On sait au moins qu’Eddie Redmayne ne sera pas le personnage principal dans le second volet, et c’est justifié.

De ce film d’introduction, l’on retiendra surtout une real de qualité, quelques bonnes idées comme le niffleur, et tout de même un brin de magie pour relever le tout. Du reste, petite déception et grosse attente, et surtout : plus de questions que de réponses…

 

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

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