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Présenté en sélection officielle au 72ème Festival de Cannes, Les misérables nous a laissé sans voix. Une palme d’or serait pleinement méritée. Retour sur le premier film coup de poing de Ladj Ly.

Les misérables : un film alarmiste et ultra émouvant

D’emblée, la première scène est émouvante et symbolique. C’est la gorge nouée que nous plongeons avec la caméra dans une foule de jeunes. Ils quittent leur banlieue, maquillage sur les joues et drapeaux Français dressés, pour assister au dernier match de la coupe du monde 2018 dans un bar, arène de joie et de fierté patriotique. Chants, cris de joie, l’excitation est à son comble. Puis les gamins s’enlacent dans un décor symbolique, face au l’Arc de Triomphe. On le sait immédiatement : cette jeune génération des banlieues est profondément attachée à la France, à sa ville, à son quartier, et cherche juste le bonheur et l’amusement… comme n’importe quel enfant.

Un film romanesque, politique et engagé

Le film débute avec l’arrivée de Stéphane, policier de Cherbourg qui est muté en Île-de-France. Il intègre une Brigade Anti-Criminalité dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, qui tentent de maintenir l’ordre dans le quartier depuis des années. La première journée de Stéphane va rapidement tourner au chaos.

Entre Gwada qui perd son sang-froid, et Chris à l’égo boursouflé qui se la joue terreur du quartier… le policier va être confronté à des situations alarmantes et intolérables. Choqué par l’ampleur des conflits, Stéphane hésitera entre suivre ses collègues irrespectueux, égoïstes et irresponsables ; ou prendre les choses en main par le dialogue et la sagesse.

Les Misérables emprunte alors un rythme effréné. Entre émotions fortes et ahurissement, nous sommes happés par la gravité du film. Ici, c’est bien plus que du cinéma. C’est une réalité et un cri d’alarme de ces jeunes générations en quête de respect et tranquillité.

les misérables mérite la palme d'or au festival de cannes

Avec ce cri d’alarme cinématographique, Ladj Ly souhaite nous ouvrir les yeux, y compris ceux de Macron

On ne peut pas s’empêcher de penser à Polisse de Maïwenn qui filmait déjà le quotidien d’une bridage Mineurs à Paris. Les Misérables va encore plus loin en transmettant un message fort. Le réalisateur y a mis toute son âme et toutes ses tripes. Lui-même originaire d’une banlieue Parisienne, il a vécu ces violences policières et ces contrôles à outrance, sans motif valable. Pendant des années, il a filmé sa banlieue puis a réalisé un court-métrage. Les Misérables est l’aboutissement de son travail acharné et engagé pour ouvrir les yeux aux spectateurs, et ceux de l’Elysée.

« La nouvelle génération évolue dans ces quartiers de misère. Quand on prend le cas de Clichy-Montfermeil, c’est 40% de chômage, une heure et demie pour arriver à paris… Je me mets à la place de ces enfants, je me demande quel avenir on leur prépare. La fin du film est un cri d’alerte : attention, cette génération va tout exploser. On a eu 2005, quinze ans après ça n’a pas bougé. ça fait 20 ans qu’on est gilets jaunes, qu’on subit les violences policières, qu’on se prend des coups de flashball dans la gueule. Mon premier contrôle, j’avais 10 ans, j’étais avec mes potes, on jouait au foot, on s’est fait contrôler par les policiers, ils nous ont maltraité, ils nous ont traités de sales macaques. Depuis ça, je me suis fait contrôler 800 fois. » (Source : FranceInter)

Avec brio, Ladj Ly casse les idées reçues et filme la réalité des quartiers : les violences policières, la vulnérabilité et la haine de ces enfants, la sagesse des religieux… Les Misérables aura su nous émouvoir, nous bouleverser, nous instruire et nous distraire, nous faire réagir et nous faire comprendre… Tout ce qu’on attend d’un  chef d’œuvre.

 

 

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Présenté en sélection officielle au 72ème Festival de Cannes, Les misérables nous a laissé sans voix. Une palme d’or serait pleinement méritée. Retour sur le premier film coup de poing de Ladj Ly.

Les misérables : un film alarmiste et ultra émouvant

D’emblée, la première scène est émouvante et symbolique. C’est la gorge nouée que nous plongeons avec la caméra dans une foule de jeunes. Ils quittent leur banlieue, maquillage sur les joues et drapeaux Français dressés, pour assister au dernier match de la coupe du monde 2018 dans un bar, arène de joie et de fierté patriotique. Chants, cris de joie, l’excitation est à son comble. Puis les gamins s’enlacent dans un décor symbolique, face au l’Arc de Triomphe. On le sait immédiatement : cette jeune génération des banlieues est profondément attachée à la France, à sa ville, à son quartier, et cherche juste le bonheur et l’amusement... comme n’importe quel enfant.

Un film romanesque, politique et engagé

Le film débute avec l’arrivée de Stéphane, policier de Cherbourg qui est muté en Île-de-France. Il intègre une Brigade Anti-Criminalité dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, qui tentent de maintenir l’ordre dans le quartier depuis des années. La première journée de Stéphane va rapidement tourner au chaos.

Entre Gwada qui perd son sang-froid, et Chris à l’égo boursouflé qui se la joue terreur du quartier… le policier va être confronté à des situations alarmantes et intolérables. Choqué par l’ampleur des conflits, Stéphane hésitera entre suivre ses collègues irrespectueux, égoïstes et irresponsables ; ou prendre les choses en main par le dialogue et la sagesse.

Les Misérables emprunte alors un rythme effréné. Entre émotions fortes et ahurissement, nous sommes happés par la gravité du film. Ici, c’est bien plus que du cinéma. C’est une réalité et un cri d’alarme de ces jeunes générations en quête de respect et tranquillité.

les misérables mérite la palme d'or au festival de cannes

Avec ce cri d’alarme cinématographique, Ladj Ly souhaite nous ouvrir les yeux, y compris ceux de Macron

On ne peut pas s’empêcher de penser à Polisse de Maïwenn qui filmait déjà le quotidien d’une bridage Mineurs à Paris. Les Misérables va encore plus loin en transmettant un message fort. Le réalisateur y a mis toute son âme et toutes ses tripes. Lui-même originaire d’une banlieue Parisienne, il a vécu ces violences policières et ces contrôles à outrance, sans motif valable. Pendant des années, il a filmé sa banlieue puis a réalisé un court-métrage. Les Misérables est l’aboutissement de son travail acharné et engagé pour ouvrir les yeux aux spectateurs, et ceux de l’Elysée.

« La nouvelle génération évolue dans ces quartiers de misère. Quand on prend le cas de Clichy-Montfermeil, c’est 40% de chômage, une heure et demie pour arriver à paris… Je me mets à la place de ces enfants, je me demande quel avenir on leur prépare. La fin du film est un cri d’alerte : attention, cette génération va tout exploser. On a eu 2005, quinze ans après ça n’a pas bougé. ça fait 20 ans qu’on est gilets jaunes, qu’on subit les violences policières, qu’on se prend des coups de flashball dans la gueule. Mon premier contrôle, j’avais 10 ans, j’étais avec mes potes, on jouait au foot, on s’est fait contrôler par les policiers, ils nous ont maltraité, ils nous ont traités de sales macaques. Depuis ça, je me suis fait contrôler 800 fois. » (Source : FranceInter)

Avec brio, Ladj Ly casse les idées reçues et filme la réalité des quartiers : les violences policières, la vulnérabilité et la haine de ces enfants, la sagesse des religieux… Les Misérables aura su nous émouvoir, nous bouleverser, nous instruire et nous distraire, nous faire réagir et nous faire comprendre… Tout ce qu’on attend d’un  chef d’œuvre.

 

 

Josepha

Josepha

http://josepharouxel.fr

Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Présenté en sélection officielle au 72ème Festival de Cannes, Les misérables nous a laissé sans voix. Une palme d’or serait pleinement méritée. Retour sur le premier film coup de poing de Ladj Ly.

Les misérables : un film alarmiste et ultra émouvant

D’emblée, la première scène est émouvante et symbolique. C’est la gorge nouée que nous plongeons avec la caméra dans une foule de jeunes. Ils quittent leur banlieue, maquillage sur les joues et drapeaux Français dressés, pour assister au dernier match de la coupe du monde 2018 dans un bar, arène de joie et de fierté patriotique. Chants, cris de joie, l’excitation est à son comble. Puis les gamins s’enlacent dans un décor symbolique, face au l’Arc de Triomphe. On le sait immédiatement : cette jeune génération des banlieues est profondément attachée à la France, à sa ville, à son quartier, et cherche juste le bonheur et l’amusement... comme n’importe quel enfant.

Un film romanesque, politique et engagé

Le film débute avec l’arrivée de Stéphane, policier de Cherbourg qui est muté en Île-de-France. Il intègre une Brigade Anti-Criminalité dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, qui tentent de maintenir l’ordre dans le quartier depuis des années. La première journée de Stéphane va rapidement tourner au chaos.

Entre Gwada qui perd son sang-froid, et Chris à l’égo boursouflé qui se la joue terreur du quartier… le policier va être confronté à des situations alarmantes et intolérables. Choqué par l’ampleur des conflits, Stéphane hésitera entre suivre ses collègues irrespectueux, égoïstes et irresponsables ; ou prendre les choses en main par le dialogue et la sagesse.

Les Misérables emprunte alors un rythme effréné. Entre émotions fortes et ahurissement, nous sommes happés par la gravité du film. Ici, c’est bien plus que du cinéma. C’est une réalité et un cri d’alarme de ces jeunes générations en quête de respect et tranquillité.

les misérables mérite la palme d'or au festival de cannes

Avec ce cri d’alarme cinématographique, Ladj Ly souhaite nous ouvrir les yeux, y compris ceux de Macron

On ne peut pas s’empêcher de penser à Polisse de Maïwenn qui filmait déjà le quotidien d’une bridage Mineurs à Paris. Les Misérables va encore plus loin en transmettant un message fort. Le réalisateur y a mis toute son âme et toutes ses tripes. Lui-même originaire d’une banlieue Parisienne, il a vécu ces violences policières et ces contrôles à outrance, sans motif valable. Pendant des années, il a filmé sa banlieue puis a réalisé un court-métrage. Les Misérables est l’aboutissement de son travail acharné et engagé pour ouvrir les yeux aux spectateurs, et ceux de l’Elysée.

« La nouvelle génération évolue dans ces quartiers de misère. Quand on prend le cas de Clichy-Montfermeil, c’est 40% de chômage, une heure et demie pour arriver à paris… Je me mets à la place de ces enfants, je me demande quel avenir on leur prépare. La fin du film est un cri d’alerte : attention, cette génération va tout exploser. On a eu 2005, quinze ans après ça n’a pas bougé. ça fait 20 ans qu’on est gilets jaunes, qu’on subit les violences policières, qu’on se prend des coups de flashball dans la gueule. Mon premier contrôle, j’avais 10 ans, j’étais avec mes potes, on jouait au foot, on s’est fait contrôler par les policiers, ils nous ont maltraité, ils nous ont traités de sales macaques. Depuis ça, je me suis fait contrôler 800 fois. » (Source : FranceInter)

Avec brio, Ladj Ly casse les idées reçues et filme la réalité des quartiers : les violences policières, la vulnérabilité et la haine de ces enfants, la sagesse des religieux… Les Misérables aura su nous émouvoir, nous bouleverser, nous instruire et nous distraire, nous faire réagir et nous faire comprendre… Tout ce qu’on attend d’un  chef d’œuvre.

 

 

Josepha

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Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Présenté en sélection officielle au 72ème Festival de Cannes, Les misérables nous a laissé sans voix. Une palme d’or serait pleinement méritée. Retour sur le premier film coup de poing de Ladj Ly.

Les misérables : un film alarmiste et ultra émouvant

D’emblée, la première scène est émouvante et symbolique. C’est la gorge nouée que nous plongeons avec la caméra dans une foule de jeunes. Ils quittent leur banlieue, maquillage sur les joues et drapeaux Français dressés, pour assister au dernier match de la coupe du monde 2018 dans un bar, arène de joie et de fierté patriotique. Chants, cris de joie, l’excitation est à son comble. Puis les gamins s’enlacent dans un décor symbolique, face au l’Arc de Triomphe. On le sait immédiatement : cette jeune génération des banlieues est profondément attachée à la France, à sa ville, à son quartier, et cherche juste le bonheur et l’amusement... comme n’importe quel enfant.

Un film romanesque, politique et engagé

Le film débute avec l’arrivée de Stéphane, policier de Cherbourg qui est muté en Île-de-France. Il intègre une Brigade Anti-Criminalité dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, qui tentent de maintenir l’ordre dans le quartier depuis des années. La première journée de Stéphane va rapidement tourner au chaos.

Entre Gwada qui perd son sang-froid, et Chris à l’égo boursouflé qui se la joue terreur du quartier… le policier va être confronté à des situations alarmantes et intolérables. Choqué par l’ampleur des conflits, Stéphane hésitera entre suivre ses collègues irrespectueux, égoïstes et irresponsables ; ou prendre les choses en main par le dialogue et la sagesse.

Les Misérables emprunte alors un rythme effréné. Entre émotions fortes et ahurissement, nous sommes happés par la gravité du film. Ici, c’est bien plus que du cinéma. C’est une réalité et un cri d’alarme de ces jeunes générations en quête de respect et tranquillité.

les misérables mérite la palme d'or au festival de cannes

Avec ce cri d’alarme cinématographique, Ladj Ly souhaite nous ouvrir les yeux, y compris ceux de Macron

On ne peut pas s’empêcher de penser à Polisse de Maïwenn qui filmait déjà le quotidien d’une bridage Mineurs à Paris. Les Misérables va encore plus loin en transmettant un message fort. Le réalisateur y a mis toute son âme et toutes ses tripes. Lui-même originaire d’une banlieue Parisienne, il a vécu ces violences policières et ces contrôles à outrance, sans motif valable. Pendant des années, il a filmé sa banlieue puis a réalisé un court-métrage. Les Misérables est l’aboutissement de son travail acharné et engagé pour ouvrir les yeux aux spectateurs, et ceux de l’Elysée.

« La nouvelle génération évolue dans ces quartiers de misère. Quand on prend le cas de Clichy-Montfermeil, c’est 40% de chômage, une heure et demie pour arriver à paris… Je me mets à la place de ces enfants, je me demande quel avenir on leur prépare. La fin du film est un cri d’alerte : attention, cette génération va tout exploser. On a eu 2005, quinze ans après ça n’a pas bougé. ça fait 20 ans qu’on est gilets jaunes, qu’on subit les violences policières, qu’on se prend des coups de flashball dans la gueule. Mon premier contrôle, j’avais 10 ans, j’étais avec mes potes, on jouait au foot, on s’est fait contrôler par les policiers, ils nous ont maltraité, ils nous ont traités de sales macaques. Depuis ça, je me suis fait contrôler 800 fois. » (Source : FranceInter)

Avec brio, Ladj Ly casse les idées reçues et filme la réalité des quartiers : les violences policières, la vulnérabilité et la haine de ces enfants, la sagesse des religieux… Les Misérables aura su nous émouvoir, nous bouleverser, nous instruire et nous distraire, nous faire réagir et nous faire comprendre… Tout ce qu’on attend d’un  chef d’œuvre.

 

 

Josepha

Josepha

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Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Présenté en sélection officielle au 72ème Festival de Cannes, Les misérables nous a laissé sans voix. Une palme d’or serait pleinement méritée. Retour sur le premier film coup de poing de Ladj Ly.

Les misérables : un film alarmiste et ultra émouvant

D’emblée, la première scène est émouvante et symbolique. C’est la gorge nouée que nous plongeons avec la caméra dans une foule de jeunes. Ils quittent leur banlieue, maquillage sur les joues et drapeaux Français dressés, pour assister au dernier match de la coupe du monde 2018 dans un bar, arène de joie et de fierté patriotique. Chants, cris de joie, l’excitation est à son comble. Puis les gamins s’enlacent dans un décor symbolique, face au l’Arc de Triomphe. On le sait immédiatement : cette jeune génération des banlieues est profondément attachée à la France, à sa ville, à son quartier, et cherche juste le bonheur et l’amusement... comme n’importe quel enfant.

Un film romanesque, politique et engagé

Le film débute avec l’arrivée de Stéphane, policier de Cherbourg qui est muté en Île-de-France. Il intègre une Brigade Anti-Criminalité dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, qui tentent de maintenir l’ordre dans le quartier depuis des années. La première journée de Stéphane va rapidement tourner au chaos.

Entre Gwada qui perd son sang-froid, et Chris à l’égo boursouflé qui se la joue terreur du quartier… le policier va être confronté à des situations alarmantes et intolérables. Choqué par l’ampleur des conflits, Stéphane hésitera entre suivre ses collègues irrespectueux, égoïstes et irresponsables ; ou prendre les choses en main par le dialogue et la sagesse.

Les Misérables emprunte alors un rythme effréné. Entre émotions fortes et ahurissement, nous sommes happés par la gravité du film. Ici, c’est bien plus que du cinéma. C’est une réalité et un cri d’alarme de ces jeunes générations en quête de respect et tranquillité.

les misérables mérite la palme d'or au festival de cannes

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On ne peut pas s’empêcher de penser à Polisse de Maïwenn qui filmait déjà le quotidien d’une bridage Mineurs à Paris. Les Misérables va encore plus loin en transmettant un message fort. Le réalisateur y a mis toute son âme et toutes ses tripes. Lui-même originaire d’une banlieue Parisienne, il a vécu ces violences policières et ces contrôles à outrance, sans motif valable. Pendant des années, il a filmé sa banlieue puis a réalisé un court-métrage. Les Misérables est l’aboutissement de son travail acharné et engagé pour ouvrir les yeux aux spectateurs, et ceux de l’Elysée.

« La nouvelle génération évolue dans ces quartiers de misère. Quand on prend le cas de Clichy-Montfermeil, c’est 40% de chômage, une heure et demie pour arriver à paris… Je me mets à la place de ces enfants, je me demande quel avenir on leur prépare. La fin du film est un cri d’alerte : attention, cette génération va tout exploser. On a eu 2005, quinze ans après ça n’a pas bougé. ça fait 20 ans qu’on est gilets jaunes, qu’on subit les violences policières, qu’on se prend des coups de flashball dans la gueule. Mon premier contrôle, j’avais 10 ans, j’étais avec mes potes, on jouait au foot, on s’est fait contrôler par les policiers, ils nous ont maltraité, ils nous ont traités de sales macaques. Depuis ça, je me suis fait contrôler 800 fois. » (Source : FranceInter)

Avec brio, Ladj Ly casse les idées reçues et filme la réalité des quartiers : les violences policières, la vulnérabilité et la haine de ces enfants, la sagesse des religieux… Les Misérables aura su nous émouvoir, nous bouleverser, nous instruire et nous distraire, nous faire réagir et nous faire comprendre… Tout ce qu’on attend d’un  chef d’œuvre.

 

 

Josepha

Josepha

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Je me suis lancée dans l’aventure du blog il y a trois ans, sur un overblog moche et sans contenu. Aujourd’hui, je me démène corps et âme pour ce projet gourmand : consommer du cinéma sans modération, avec plein d’autres passionnés ! Mes films de prédilection ? Les films d’auteurs, le cinéma français, les films mélodramatiques qui retournent la tête ! Le cinéma rend accro car “Foule du cinéma : foule en manque.”

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