Synopsis de Moonlight

Pendant trois périodes cruciales de sa vie (9-10 ans, 16-17, et dix ans plus tard), Chiron, un afro-américain de Miami se bat contre son milieu (scolaire) et sa famille (mère droguée) pour vivre son homosexualité en essayant de s’affirmer, tout en demeurant fidèle à lui-même…

Moonlight est un film dramatique réalisé par Barry Jenkins. Il s’agit de l’adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, In Moonlight Black Boys Look Blue. Le film, peu connu à sa sortie et pas forcément très attendu, a profité des nombreuses critiques enthousiastes qui ont construit sa renommée en salle. Moonlight a ainsi été consacré aux oscars 2017 en décrochant celui du meilleur film, battant au passage l’incroyable Lalaland.

Un récit traité avec finesse

Moonlight est un film diffusé dans un climat propice à son discours. À l’heure ou l’Amérique est dirigée par un président très critiquable concernant ses positions à l’égard des non-américains, Barry Jenkins aborde le thème de l’homosexualité chez les afro-américains, chose très peu faite au cinéma. Je ne connaissais pas le sujet du film avant d’aller le voir et je n’avais pas regardé la bande annonce. L’affiche très esthétique m’a attirée et les échos positifs en plus de sa nomination aux oscars m’ont poussé à aller le visionner. L’impression qu’il m’a laissé est particulière, et j’ai eu la sensation d’avoir vu un film juste, subtil, qui peine parfois à donner une direction claire et évidente à cause de son originalité. À la manière d’une pièce de théâtre, Barry Jenkins met en scène un afro-américain durant 3 périodes de sa vie sous forme de chapitres, dans lesquels il va se retrouvé confronté à la dure réalité lorsque que l’on est différent et que l’on ne partage pas la même attirance que les autres. Ce rythme scindé apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal, mais souligne la remarquable performance de la part des 3 acteurs, qui ont su interpréter la même personnalité tout au long du film. Le portrait de Chiron, personnage principale du film, est troublant. Jeune afro-américain vivant seul avec une mère qui le rejette, nous avons sous les yeux un personnage désemparé, livré à lui-même, muré dans son silence. Celui-ci va devoir se chercher pendant tout le film, grâce à des personnages secondaires aussi attachant que lui. Je pense notamment à Juan (Mahershala Ali, meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité), gangster au cœur tendre qui va assumer son rôle de deuxième père de Chiron. C’est véritablement lui qui lance le film, et c’est sur ce modèle que va se calquer Chiron, en quête d’une identité qu’il n’arrive pas à assumer.

Une réalisation sensible et soignée

Moonlight est un film dont la rudesse n’a d’égal que la tendresse de son récit. Il fait très fort dans la manière, et surtout au niveau de la réalisation. La sensibilité est présente à chaque instant, et ceci même dans les plus durs moments. Car le film n’a pas peur de dire les choses, il ne fait pas dans le politiquement correct, mais Barry Jenkins l’emporte avec une grande subtilité puisqu’il ne tombe jamais dans le voyeurisme. Moonlight n’a pas pour objectif de choquer et de montrer du doigt, il se contente de tirer son épingle du jeu en restant noble et poétique. L’élégance de la mise en scène est associée à une magnifique photographie de James Laxton, rythmée par beaucoup de plans séquences, principes cinématographiques à la mode grâce à l’utilisation du numérique. Nous assistons alors à un élan inédit d’un réalisateur en pleine naissance.

En défruinitive…

Moonlight est une véritable ouverture d’esprit d’une Amérique en proie au dénigrement de sa population de la part de son souverain. Sans parler d’un véritable chef d’œuvre, Barry Jenkins nous livre un film précieux, qui procure une expérience cinématographique passionnante fait de moments innocents et d’instants puissants, sans jamais tomber dans l’excès. À voir absolument.

Genre

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Synopsis de Moonlight

Pendant trois périodes cruciales de sa vie (9-10 ans, 16-17, et dix ans plus tard), Chiron, un afro-américain de Miami se bat contre son milieu (scolaire) et sa famille (mère droguée) pour vivre son homosexualité en essayant de s'affirmer, tout en demeurant fidèle à lui-même...

Moonlight est un film dramatique réalisé par Barry Jenkins. Il s'agit de l'adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, In Moonlight Black Boys Look Blue. Le film, peu connu à sa sortie et pas forcément très attendu, a profité des nombreuses critiques enthousiastes qui ont construit sa renommée en salle. Moonlight a ainsi été consacré aux oscars 2017 en décrochant celui du meilleur film, battant au passage l'incroyable Lalaland.

Un récit traité avec finesse

Moonlight est un film diffusé dans un climat propice à son discours. À l'heure ou l’Amérique est dirigée par un président très critiquable concernant ses positions à l'égard des non-américains, Barry Jenkins aborde le thème de l'homosexualité chez les afro-américains, chose très peu faite au cinéma. Je ne connaissais pas le sujet du film avant d'aller le voir et je n'avais pas regardé la bande annonce. L'affiche très esthétique m'a attirée et les échos positifs en plus de sa nomination aux oscars m'ont poussé à aller le visionner. L'impression qu'il m'a laissé est particulière, et j'ai eu la sensation d'avoir vu un film juste, subtil, qui peine parfois à donner une direction claire et évidente à cause de son originalité. À la manière d'une pièce de théâtre, Barry Jenkins met en scène un afro-américain durant 3 périodes de sa vie sous forme de chapitres, dans lesquels il va se retrouvé confronté à la dure réalité lorsque que l'on est différent et que l'on ne partage pas la même attirance que les autres. Ce rythme scindé apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal, mais souligne la remarquable performance de la part des 3 acteurs, qui ont su interpréter la même personnalité tout au long du film. Le portrait de Chiron, personnage principale du film, est troublant. Jeune afro-américain vivant seul avec une mère qui le rejette, nous avons sous les yeux un personnage désemparé, livré à lui-même, muré dans son silence. Celui-ci va devoir se chercher pendant tout le film, grâce à des personnages secondaires aussi attachant que lui. Je pense notamment à Juan (Mahershala Ali, meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité), gangster au cœur tendre qui va assumer son rôle de deuxième père de Chiron. C'est véritablement lui qui lance le film, et c'est sur ce modèle que va se calquer Chiron, en quête d'une identité qu'il n'arrive pas à assumer.

Une réalisation sensible et soignée

Moonlight est un film dont la rudesse n'a d'égal que la tendresse de son récit. Il fait très fort dans la manière, et surtout au niveau de la réalisation. La sensibilité est présente à chaque instant, et ceci même dans les plus durs moments. Car le film n'a pas peur de dire les choses, il ne fait pas dans le politiquement correct, mais Barry Jenkins l'emporte avec une grande subtilité puisqu'il ne tombe jamais dans le voyeurisme. Moonlight n'a pas pour objectif de choquer et de montrer du doigt, il se contente de tirer son épingle du jeu en restant noble et poétique. L'élégance de la mise en scène est associée à une magnifique photographie de James Laxton, rythmée par beaucoup de plans séquences, principes cinématographiques à la mode grâce à l'utilisation du numérique. Nous assistons alors à un élan inédit d'un réalisateur en pleine naissance.

En défruinitive...

Moonlight est une véritable ouverture d'esprit d'une Amérique en proie au dénigrement de sa population de la part de son souverain. Sans parler d'un véritable chef d’œuvre, Barry Jenkins nous livre un film précieux, qui procure une expérience cinématographique passionnante fait de moments innocents et d'instants puissants, sans jamais tomber dans l'excès. À voir absolument.

Simon

Simon

http://www.simonperoys.fr/

Calme et discret, j’ai un goût prononcé pour le 7e art ! Pourquoi ? Parce que le cinéma est un art formidable. Il permet de rêver, de se cultiver, de rire, de se retrouver, de s’émouvoir. Pour moi, il n’y a pas de genre de film parfait, le principal est d’en prendre plein les yeux ! J’essaye d’apprécier chaque film à sa juste valeur. Les salles obscures me font toujours un effet particulier, car quand j’étais enfant, je n’y allais pas souvent. Les séances étaient alors pour moi des moments tant attendus. Aujourd’hui, je déguste le cinéma sans modération pour me rafraichir les idées, tel un melon savoureux et sucré que l’on peut consommer à volonté.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Synopsis de Moonlight

Pendant trois périodes cruciales de sa vie (9-10 ans, 16-17, et dix ans plus tard), Chiron, un afro-américain de Miami se bat contre son milieu (scolaire) et sa famille (mère droguée) pour vivre son homosexualité en essayant de s'affirmer, tout en demeurant fidèle à lui-même...

Moonlight est un film dramatique réalisé par Barry Jenkins. Il s'agit de l'adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, In Moonlight Black Boys Look Blue. Le film, peu connu à sa sortie et pas forcément très attendu, a profité des nombreuses critiques enthousiastes qui ont construit sa renommée en salle. Moonlight a ainsi été consacré aux oscars 2017 en décrochant celui du meilleur film, battant au passage l'incroyable Lalaland.

Un récit traité avec finesse

Moonlight est un film diffusé dans un climat propice à son discours. À l'heure ou l’Amérique est dirigée par un président très critiquable concernant ses positions à l'égard des non-américains, Barry Jenkins aborde le thème de l'homosexualité chez les afro-américains, chose très peu faite au cinéma. Je ne connaissais pas le sujet du film avant d'aller le voir et je n'avais pas regardé la bande annonce. L'affiche très esthétique m'a attirée et les échos positifs en plus de sa nomination aux oscars m'ont poussé à aller le visionner. L'impression qu'il m'a laissé est particulière, et j'ai eu la sensation d'avoir vu un film juste, subtil, qui peine parfois à donner une direction claire et évidente à cause de son originalité. À la manière d'une pièce de théâtre, Barry Jenkins met en scène un afro-américain durant 3 périodes de sa vie sous forme de chapitres, dans lesquels il va se retrouvé confronté à la dure réalité lorsque que l'on est différent et que l'on ne partage pas la même attirance que les autres. Ce rythme scindé apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal, mais souligne la remarquable performance de la part des 3 acteurs, qui ont su interpréter la même personnalité tout au long du film. Le portrait de Chiron, personnage principale du film, est troublant. Jeune afro-américain vivant seul avec une mère qui le rejette, nous avons sous les yeux un personnage désemparé, livré à lui-même, muré dans son silence. Celui-ci va devoir se chercher pendant tout le film, grâce à des personnages secondaires aussi attachant que lui. Je pense notamment à Juan (Mahershala Ali, meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité), gangster au cœur tendre qui va assumer son rôle de deuxième père de Chiron. C'est véritablement lui qui lance le film, et c'est sur ce modèle que va se calquer Chiron, en quête d'une identité qu'il n'arrive pas à assumer.

Une réalisation sensible et soignée

Moonlight est un film dont la rudesse n'a d'égal que la tendresse de son récit. Il fait très fort dans la manière, et surtout au niveau de la réalisation. La sensibilité est présente à chaque instant, et ceci même dans les plus durs moments. Car le film n'a pas peur de dire les choses, il ne fait pas dans le politiquement correct, mais Barry Jenkins l'emporte avec une grande subtilité puisqu'il ne tombe jamais dans le voyeurisme. Moonlight n'a pas pour objectif de choquer et de montrer du doigt, il se contente de tirer son épingle du jeu en restant noble et poétique. L'élégance de la mise en scène est associée à une magnifique photographie de James Laxton, rythmée par beaucoup de plans séquences, principes cinématographiques à la mode grâce à l'utilisation du numérique. Nous assistons alors à un élan inédit d'un réalisateur en pleine naissance.

En défruinitive...

Moonlight est une véritable ouverture d'esprit d'une Amérique en proie au dénigrement de sa population de la part de son souverain. Sans parler d'un véritable chef d’œuvre, Barry Jenkins nous livre un film précieux, qui procure une expérience cinématographique passionnante fait de moments innocents et d'instants puissants, sans jamais tomber dans l'excès. À voir absolument.

Simon

Simon

http://www.simonperoys.fr/

Calme et discret, j’ai un goût prononcé pour le 7e art ! Pourquoi ? Parce que le cinéma est un art formidable. Il permet de rêver, de se cultiver, de rire, de se retrouver, de s’émouvoir. Pour moi, il n’y a pas de genre de film parfait, le principal est d’en prendre plein les yeux ! J’essaye d’apprécier chaque film à sa juste valeur. Les salles obscures me font toujours un effet particulier, car quand j’étais enfant, je n’y allais pas souvent. Les séances étaient alors pour moi des moments tant attendus. Aujourd’hui, je déguste le cinéma sans modération pour me rafraichir les idées, tel un melon savoureux et sucré que l’on peut consommer à volonté.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Genre

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Synopsis de Moonlight

Pendant trois périodes cruciales de sa vie (9-10 ans, 16-17, et dix ans plus tard), Chiron, un afro-américain de Miami se bat contre son milieu (scolaire) et sa famille (mère droguée) pour vivre son homosexualité en essayant de s'affirmer, tout en demeurant fidèle à lui-même...

Moonlight est un film dramatique réalisé par Barry Jenkins. Il s'agit de l'adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, In Moonlight Black Boys Look Blue. Le film, peu connu à sa sortie et pas forcément très attendu, a profité des nombreuses critiques enthousiastes qui ont construit sa renommée en salle. Moonlight a ainsi été consacré aux oscars 2017 en décrochant celui du meilleur film, battant au passage l'incroyable Lalaland.

Un récit traité avec finesse

Moonlight est un film diffusé dans un climat propice à son discours. À l'heure ou l’Amérique est dirigée par un président très critiquable concernant ses positions à l'égard des non-américains, Barry Jenkins aborde le thème de l'homosexualité chez les afro-américains, chose très peu faite au cinéma. Je ne connaissais pas le sujet du film avant d'aller le voir et je n'avais pas regardé la bande annonce. L'affiche très esthétique m'a attirée et les échos positifs en plus de sa nomination aux oscars m'ont poussé à aller le visionner. L'impression qu'il m'a laissé est particulière, et j'ai eu la sensation d'avoir vu un film juste, subtil, qui peine parfois à donner une direction claire et évidente à cause de son originalité. À la manière d'une pièce de théâtre, Barry Jenkins met en scène un afro-américain durant 3 périodes de sa vie sous forme de chapitres, dans lesquels il va se retrouvé confronté à la dure réalité lorsque que l'on est différent et que l'on ne partage pas la même attirance que les autres. Ce rythme scindé apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal, mais souligne la remarquable performance de la part des 3 acteurs, qui ont su interpréter la même personnalité tout au long du film. Le portrait de Chiron, personnage principale du film, est troublant. Jeune afro-américain vivant seul avec une mère qui le rejette, nous avons sous les yeux un personnage désemparé, livré à lui-même, muré dans son silence. Celui-ci va devoir se chercher pendant tout le film, grâce à des personnages secondaires aussi attachant que lui. Je pense notamment à Juan (Mahershala Ali, meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité), gangster au cœur tendre qui va assumer son rôle de deuxième père de Chiron. C'est véritablement lui qui lance le film, et c'est sur ce modèle que va se calquer Chiron, en quête d'une identité qu'il n'arrive pas à assumer.

Une réalisation sensible et soignée

Moonlight est un film dont la rudesse n'a d'égal que la tendresse de son récit. Il fait très fort dans la manière, et surtout au niveau de la réalisation. La sensibilité est présente à chaque instant, et ceci même dans les plus durs moments. Car le film n'a pas peur de dire les choses, il ne fait pas dans le politiquement correct, mais Barry Jenkins l'emporte avec une grande subtilité puisqu'il ne tombe jamais dans le voyeurisme. Moonlight n'a pas pour objectif de choquer et de montrer du doigt, il se contente de tirer son épingle du jeu en restant noble et poétique. L'élégance de la mise en scène est associée à une magnifique photographie de James Laxton, rythmée par beaucoup de plans séquences, principes cinématographiques à la mode grâce à l'utilisation du numérique. Nous assistons alors à un élan inédit d'un réalisateur en pleine naissance.

En défruinitive...

Moonlight est une véritable ouverture d'esprit d'une Amérique en proie au dénigrement de sa population de la part de son souverain. Sans parler d'un véritable chef d’œuvre, Barry Jenkins nous livre un film précieux, qui procure une expérience cinématographique passionnante fait de moments innocents et d'instants puissants, sans jamais tomber dans l'excès. À voir absolument.

Simon

Simon

http://www.simonperoys.fr/

Calme et discret, j’ai un goût prononcé pour le 7e art ! Pourquoi ? Parce que le cinéma est un art formidable. Il permet de rêver, de se cultiver, de rire, de se retrouver, de s’émouvoir. Pour moi, il n’y a pas de genre de film parfait, le principal est d’en prendre plein les yeux ! J’essaye d’apprécier chaque film à sa juste valeur. Les salles obscures me font toujours un effet particulier, car quand j’étais enfant, je n’y allais pas souvent. Les séances étaient alors pour moi des moments tant attendus. Aujourd’hui, je déguste le cinéma sans modération pour me rafraichir les idées, tel un melon savoureux et sucré que l’on peut consommer à volonté.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Synopsis de Moonlight

Pendant trois périodes cruciales de sa vie (9-10 ans, 16-17, et dix ans plus tard), Chiron, un afro-américain de Miami se bat contre son milieu (scolaire) et sa famille (mère droguée) pour vivre son homosexualité en essayant de s'affirmer, tout en demeurant fidèle à lui-même...

Moonlight est un film dramatique réalisé par Barry Jenkins. Il s'agit de l'adaptation de la pièce de théâtre de Tarell Alvin McCraney, In Moonlight Black Boys Look Blue. Le film, peu connu à sa sortie et pas forcément très attendu, a profité des nombreuses critiques enthousiastes qui ont construit sa renommée en salle. Moonlight a ainsi été consacré aux oscars 2017 en décrochant celui du meilleur film, battant au passage l'incroyable Lalaland.

Un récit traité avec finesse

Moonlight est un film diffusé dans un climat propice à son discours. À l'heure ou l’Amérique est dirigée par un président très critiquable concernant ses positions à l'égard des non-américains, Barry Jenkins aborde le thème de l'homosexualité chez les afro-américains, chose très peu faite au cinéma. Je ne connaissais pas le sujet du film avant d'aller le voir et je n'avais pas regardé la bande annonce. L'affiche très esthétique m'a attirée et les échos positifs en plus de sa nomination aux oscars m'ont poussé à aller le visionner. L'impression qu'il m'a laissé est particulière, et j'ai eu la sensation d'avoir vu un film juste, subtil, qui peine parfois à donner une direction claire et évidente à cause de son originalité. À la manière d'une pièce de théâtre, Barry Jenkins met en scène un afro-américain durant 3 périodes de sa vie sous forme de chapitres, dans lesquels il va se retrouvé confronté à la dure réalité lorsque que l'on est différent et que l'on ne partage pas la même attirance que les autres. Ce rythme scindé apporte une légère frustration quant au passage d’un âge à un autre du personnage principal, mais souligne la remarquable performance de la part des 3 acteurs, qui ont su interpréter la même personnalité tout au long du film. Le portrait de Chiron, personnage principale du film, est troublant. Jeune afro-américain vivant seul avec une mère qui le rejette, nous avons sous les yeux un personnage désemparé, livré à lui-même, muré dans son silence. Celui-ci va devoir se chercher pendant tout le film, grâce à des personnages secondaires aussi attachant que lui. Je pense notamment à Juan (Mahershala Ali, meilleur acteur dans un second rôle, amplement mérité), gangster au cœur tendre qui va assumer son rôle de deuxième père de Chiron. C'est véritablement lui qui lance le film, et c'est sur ce modèle que va se calquer Chiron, en quête d'une identité qu'il n'arrive pas à assumer.

Une réalisation sensible et soignée

Moonlight est un film dont la rudesse n'a d'égal que la tendresse de son récit. Il fait très fort dans la manière, et surtout au niveau de la réalisation. La sensibilité est présente à chaque instant, et ceci même dans les plus durs moments. Car le film n'a pas peur de dire les choses, il ne fait pas dans le politiquement correct, mais Barry Jenkins l'emporte avec une grande subtilité puisqu'il ne tombe jamais dans le voyeurisme. Moonlight n'a pas pour objectif de choquer et de montrer du doigt, il se contente de tirer son épingle du jeu en restant noble et poétique. L'élégance de la mise en scène est associée à une magnifique photographie de James Laxton, rythmée par beaucoup de plans séquences, principes cinématographiques à la mode grâce à l'utilisation du numérique. Nous assistons alors à un élan inédit d'un réalisateur en pleine naissance.

En défruinitive...

Moonlight est une véritable ouverture d'esprit d'une Amérique en proie au dénigrement de sa population de la part de son souverain. Sans parler d'un véritable chef d’œuvre, Barry Jenkins nous livre un film précieux, qui procure une expérience cinématographique passionnante fait de moments innocents et d'instants puissants, sans jamais tomber dans l'excès. À voir absolument.

Simon

Simon

http://www.simonperoys.fr/

Calme et discret, j’ai un goût prononcé pour le 7e art ! Pourquoi ? Parce que le cinéma est un art formidable. Il permet de rêver, de se cultiver, de rire, de se retrouver, de s’émouvoir. Pour moi, il n’y a pas de genre de film parfait, le principal est d’en prendre plein les yeux ! J’essaye d’apprécier chaque film à sa juste valeur. Les salles obscures me font toujours un effet particulier, car quand j’étais enfant, je n’y allais pas souvent. Les séances étaient alors pour moi des moments tant attendus. Aujourd’hui, je déguste le cinéma sans modération pour me rafraichir les idées, tel un melon savoureux et sucré que l’on peut consommer à volonté.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

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