Neuf ans après (et sept ans fictifs plus tard) revoilà la bande des Petits mouchoirs ! On n’osait plus l’espérer : il n’est pas si courant dans le cinéma français d’avoir droit à une suite une décennie après ! D’un deuxième volet, on attend beaucoup de choses : il doit être à la hauteur du premier car la comparaison s’impose. Les deux bouteilles sont issues du même cru, on attend le même bon vin. Sept ans après… l’ellipse doit être digérée car la suite emprisonne les personnages du premier dans un futur, tandis que pendant neuf ans, ces derniers étaient libres dans nos têtes.

Ça faisait un bail !

J’ai pris un grand plaisir à redécouvrir s’agiter cette bande de potes. J’avais décidé de ne pas revoir Les Petits mouchoirs avant Nous finirons ensemble, pour avoir le sentiment de retrouver une vieille connaissance, et pour éviter une comparaison infructueuse. Nous finirons ensemble, c’est le récit des retrouvailles : préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins…  Il s’agit pour tout ce petit monde de renouer avec le passé, de pardonner et de s’aimer.

Sept ans après…

Avec le temps, tout le monde change. Tout le monde ? Non ! Laurent Lafitte campe le même Antoine qu’il y a sept ans. Guillaume Canet nous expliquait à l’avant-première qu’il souhaitait qu’on dise de ce personnage : « Toi t’as pas changé ! ». J’ai des réserves quant à cette non-évolution qui me semble être une régression : Antoine est revenu au point de départ des Petits mouchoirs, jusqu’à devenir une caricature de soi-même. Ce choix et l’interprétation (toujours juste) de Laurent Lafitte ont tout de même le mérite de faire de ce film une belle comédie.
Les autres personnages de la bande ont tous évolués, et nous découvrons leurs histoires au travers des dialogues bien écrits et bien interprétés et d’un montage rythmé. Chacun se trouve confronté à de nouveaux problèmes (la parentalité, la fidélité…). Tout cela forme un (quasi) huit-clos agréable, où l’on est immergé dans un groupe qu’on avait pas vu depuis longtemps.

Toujours potes ?

Comme Les Petits mouchoirs, Nous finirons ensemble explore le thème de l’amitié et ses limites. La dynamique du groupe a bien évolué, il n’y a (presque) plus de mensonges, d’hypocrisies : on se dit les choses quand il faut. L’amitié se trouve questionnée dans sa durabilité et sa légitimité, dans la bouche de Max (François Cluzet)  : « C’est pas parce qu’on a été potes pendant vingt ans qu’on est obligés de le rester ! ». Le titre annonce bien la tonalité du film qui est à la fois rêveur et positif. Le groupe a connu des hauts et des bas, mais il réussit à se reformer comme au bon vieux temps. De nouveaux arrivants prennent place au sein de ce petit monde, et leur intégration est plutôt réussie.

Diptyque tragi-comique

Ce qui permet au film de fonctionner non pas comme un « second » mais plutôt comme une entité à part, c’est la distance que Guillaume Canet a su prendre avec le premier : le registre est sensiblement différent et une plus grande place est faite à la comédie. Le deuxième film ose donner une nouvelle dimension aux personnages et évite ainsi de trop patiner. Les deux films forment un diptyque : il se referment l’un sur l’autre et Nous finirons ensemble se rend indispensable aux Petits mouchoirs.

En défruinitive, une bonne comédie à voir avec qui vous aimez !

Genre

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Neuf ans après (et sept ans fictifs plus tard) revoilà la bande des Petits mouchoirs ! On n'osait plus l'espérer : il n'est pas si courant dans le cinéma français d'avoir droit à une suite une décennie après ! D'un deuxième volet, on attend beaucoup de choses : il doit être à la hauteur du premier car la comparaison s'impose. Les deux bouteilles sont issues du même cru, on attend le même bon vin. Sept ans après... l'ellipse doit être digérée car la suite emprisonne les personnages du premier dans un futur, tandis que pendant neuf ans, ces derniers étaient libres dans nos têtes.

Ça faisait un bail !

J'ai pris un grand plaisir à redécouvrir s'agiter cette bande de potes. J'avais décidé de ne pas revoir Les Petits mouchoirs avant Nous finirons ensemble, pour avoir le sentiment de retrouver une vieille connaissance, et pour éviter une comparaison infructueuse. Nous finirons ensemble, c'est le récit des retrouvailles : préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins...  Il s'agit pour tout ce petit monde de renouer avec le passé, de pardonner et de s'aimer.

Sept ans après...

Avec le temps, tout le monde change. Tout le monde ? Non ! Laurent Lafitte campe le même Antoine qu'il y a sept ans. Guillaume Canet nous expliquait à l'avant-première qu'il souhaitait qu'on dise de ce personnage : « Toi t'as pas changé ! ». J'ai des réserves quant à cette non-évolution qui me semble être une régression : Antoine est revenu au point de départ des Petits mouchoirs, jusqu'à devenir une caricature de soi-même. Ce choix et l'interprétation (toujours juste) de Laurent Lafitte ont tout de même le mérite de faire de ce film une belle comédie.
Les autres personnages de la bande ont tous évolués, et nous découvrons leurs histoires au travers des dialogues bien écrits et bien interprétés et d'un montage rythmé. Chacun se trouve confronté à de nouveaux problèmes (la parentalité, la fidélité...). Tout cela forme un (quasi) huit-clos agréable, où l'on est immergé dans un groupe qu'on avait pas vu depuis longtemps.

Toujours potes ?

Comme Les Petits mouchoirs, Nous finirons ensemble explore le thème de l'amitié et ses limites. La dynamique du groupe a bien évolué, il n'y a (presque) plus de mensonges, d'hypocrisies : on se dit les choses quand il faut. L'amitié se trouve questionnée dans sa durabilité et sa légitimité, dans la bouche de Max (François Cluzet)  : « C'est pas parce qu'on a été potes pendant vingt ans qu'on est obligés de le rester ! ». Le titre annonce bien la tonalité du film qui est à la fois rêveur et positif. Le groupe a connu des hauts et des bas, mais il réussit à se reformer comme au bon vieux temps. De nouveaux arrivants prennent place au sein de ce petit monde, et leur intégration est plutôt réussie.

Diptyque tragi-comique

Ce qui permet au film de fonctionner non pas comme un « second » mais plutôt comme une entité à part, c'est la distance que Guillaume Canet a su prendre avec le premier : le registre est sensiblement différent et une plus grande place est faite à la comédie. Le deuxième film ose donner une nouvelle dimension aux personnages et évite ainsi de trop patiner. Les deux films forment un diptyque : il se referment l'un sur l'autre et Nous finirons ensemble se rend indispensable aux Petits mouchoirs.

En défruinitive, une bonne comédie à voir avec qui vous aimez !

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Neuf ans après (et sept ans fictifs plus tard) revoilà la bande des Petits mouchoirs ! On n'osait plus l'espérer : il n'est pas si courant dans le cinéma français d'avoir droit à une suite une décennie après ! D'un deuxième volet, on attend beaucoup de choses : il doit être à la hauteur du premier car la comparaison s'impose. Les deux bouteilles sont issues du même cru, on attend le même bon vin. Sept ans après... l'ellipse doit être digérée car la suite emprisonne les personnages du premier dans un futur, tandis que pendant neuf ans, ces derniers étaient libres dans nos têtes.

Ça faisait un bail !

J'ai pris un grand plaisir à redécouvrir s'agiter cette bande de potes. J'avais décidé de ne pas revoir Les Petits mouchoirs avant Nous finirons ensemble, pour avoir le sentiment de retrouver une vieille connaissance, et pour éviter une comparaison infructueuse. Nous finirons ensemble, c'est le récit des retrouvailles : préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins...  Il s'agit pour tout ce petit monde de renouer avec le passé, de pardonner et de s'aimer.

Sept ans après...

Avec le temps, tout le monde change. Tout le monde ? Non ! Laurent Lafitte campe le même Antoine qu'il y a sept ans. Guillaume Canet nous expliquait à l'avant-première qu'il souhaitait qu'on dise de ce personnage : « Toi t'as pas changé ! ». J'ai des réserves quant à cette non-évolution qui me semble être une régression : Antoine est revenu au point de départ des Petits mouchoirs, jusqu'à devenir une caricature de soi-même. Ce choix et l'interprétation (toujours juste) de Laurent Lafitte ont tout de même le mérite de faire de ce film une belle comédie.
Les autres personnages de la bande ont tous évolués, et nous découvrons leurs histoires au travers des dialogues bien écrits et bien interprétés et d'un montage rythmé. Chacun se trouve confronté à de nouveaux problèmes (la parentalité, la fidélité...). Tout cela forme un (quasi) huit-clos agréable, où l'on est immergé dans un groupe qu'on avait pas vu depuis longtemps.

Toujours potes ?

Comme Les Petits mouchoirs, Nous finirons ensemble explore le thème de l'amitié et ses limites. La dynamique du groupe a bien évolué, il n'y a (presque) plus de mensonges, d'hypocrisies : on se dit les choses quand il faut. L'amitié se trouve questionnée dans sa durabilité et sa légitimité, dans la bouche de Max (François Cluzet)  : « C'est pas parce qu'on a été potes pendant vingt ans qu'on est obligés de le rester ! ». Le titre annonce bien la tonalité du film qui est à la fois rêveur et positif. Le groupe a connu des hauts et des bas, mais il réussit à se reformer comme au bon vieux temps. De nouveaux arrivants prennent place au sein de ce petit monde, et leur intégration est plutôt réussie.

Diptyque tragi-comique

Ce qui permet au film de fonctionner non pas comme un « second » mais plutôt comme une entité à part, c'est la distance que Guillaume Canet a su prendre avec le premier : le registre est sensiblement différent et une plus grande place est faite à la comédie. Le deuxième film ose donner une nouvelle dimension aux personnages et évite ainsi de trop patiner. Les deux films forment un diptyque : il se referment l'un sur l'autre et Nous finirons ensemble se rend indispensable aux Petits mouchoirs.

En défruinitive, une bonne comédie à voir avec qui vous aimez !

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Genre

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

Neuf ans après (et sept ans fictifs plus tard) revoilà la bande des Petits mouchoirs ! On n'osait plus l'espérer : il n'est pas si courant dans le cinéma français d'avoir droit à une suite une décennie après ! D'un deuxième volet, on attend beaucoup de choses : il doit être à la hauteur du premier car la comparaison s'impose. Les deux bouteilles sont issues du même cru, on attend le même bon vin. Sept ans après... l'ellipse doit être digérée car la suite emprisonne les personnages du premier dans un futur, tandis que pendant neuf ans, ces derniers étaient libres dans nos têtes.

Ça faisait un bail !

J'ai pris un grand plaisir à redécouvrir s'agiter cette bande de potes. J'avais décidé de ne pas revoir Les Petits mouchoirs avant Nous finirons ensemble, pour avoir le sentiment de retrouver une vieille connaissance, et pour éviter une comparaison infructueuse. Nous finirons ensemble, c'est le récit des retrouvailles : préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins...  Il s'agit pour tout ce petit monde de renouer avec le passé, de pardonner et de s'aimer.

Sept ans après...

Avec le temps, tout le monde change. Tout le monde ? Non ! Laurent Lafitte campe le même Antoine qu'il y a sept ans. Guillaume Canet nous expliquait à l'avant-première qu'il souhaitait qu'on dise de ce personnage : « Toi t'as pas changé ! ». J'ai des réserves quant à cette non-évolution qui me semble être une régression : Antoine est revenu au point de départ des Petits mouchoirs, jusqu'à devenir une caricature de soi-même. Ce choix et l'interprétation (toujours juste) de Laurent Lafitte ont tout de même le mérite de faire de ce film une belle comédie.
Les autres personnages de la bande ont tous évolués, et nous découvrons leurs histoires au travers des dialogues bien écrits et bien interprétés et d'un montage rythmé. Chacun se trouve confronté à de nouveaux problèmes (la parentalité, la fidélité...). Tout cela forme un (quasi) huit-clos agréable, où l'on est immergé dans un groupe qu'on avait pas vu depuis longtemps.

Toujours potes ?

Comme Les Petits mouchoirs, Nous finirons ensemble explore le thème de l'amitié et ses limites. La dynamique du groupe a bien évolué, il n'y a (presque) plus de mensonges, d'hypocrisies : on se dit les choses quand il faut. L'amitié se trouve questionnée dans sa durabilité et sa légitimité, dans la bouche de Max (François Cluzet)  : « C'est pas parce qu'on a été potes pendant vingt ans qu'on est obligés de le rester ! ». Le titre annonce bien la tonalité du film qui est à la fois rêveur et positif. Le groupe a connu des hauts et des bas, mais il réussit à se reformer comme au bon vieux temps. De nouveaux arrivants prennent place au sein de ce petit monde, et leur intégration est plutôt réussie.

Diptyque tragi-comique

Ce qui permet au film de fonctionner non pas comme un « second » mais plutôt comme une entité à part, c'est la distance que Guillaume Canet a su prendre avec le premier : le registre est sensiblement différent et une plus grande place est faite à la comédie. Le deuxième film ose donner une nouvelle dimension aux personnages et évite ainsi de trop patiner. Les deux films forment un diptyque : il se referment l'un sur l'autre et Nous finirons ensemble se rend indispensable aux Petits mouchoirs.

En défruinitive, une bonne comédie à voir avec qui vous aimez !

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Neuf ans après (et sept ans fictifs plus tard) revoilà la bande des Petits mouchoirs ! On n'osait plus l'espérer : il n'est pas si courant dans le cinéma français d'avoir droit à une suite une décennie après ! D'un deuxième volet, on attend beaucoup de choses : il doit être à la hauteur du premier car la comparaison s'impose. Les deux bouteilles sont issues du même cru, on attend le même bon vin. Sept ans après... l'ellipse doit être digérée car la suite emprisonne les personnages du premier dans un futur, tandis que pendant neuf ans, ces derniers étaient libres dans nos têtes.

Ça faisait un bail !

J'ai pris un grand plaisir à redécouvrir s'agiter cette bande de potes. J'avais décidé de ne pas revoir Les Petits mouchoirs avant Nous finirons ensemble, pour avoir le sentiment de retrouver une vieille connaissance, et pour éviter une comparaison infructueuse. Nous finirons ensemble, c'est le récit des retrouvailles : préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins...  Il s'agit pour tout ce petit monde de renouer avec le passé, de pardonner et de s'aimer.

Sept ans après...

Avec le temps, tout le monde change. Tout le monde ? Non ! Laurent Lafitte campe le même Antoine qu'il y a sept ans. Guillaume Canet nous expliquait à l'avant-première qu'il souhaitait qu'on dise de ce personnage : « Toi t'as pas changé ! ». J'ai des réserves quant à cette non-évolution qui me semble être une régression : Antoine est revenu au point de départ des Petits mouchoirs, jusqu'à devenir une caricature de soi-même. Ce choix et l'interprétation (toujours juste) de Laurent Lafitte ont tout de même le mérite de faire de ce film une belle comédie.
Les autres personnages de la bande ont tous évolués, et nous découvrons leurs histoires au travers des dialogues bien écrits et bien interprétés et d'un montage rythmé. Chacun se trouve confronté à de nouveaux problèmes (la parentalité, la fidélité...). Tout cela forme un (quasi) huit-clos agréable, où l'on est immergé dans un groupe qu'on avait pas vu depuis longtemps.

Toujours potes ?

Comme Les Petits mouchoirs, Nous finirons ensemble explore le thème de l'amitié et ses limites. La dynamique du groupe a bien évolué, il n'y a (presque) plus de mensonges, d'hypocrisies : on se dit les choses quand il faut. L'amitié se trouve questionnée dans sa durabilité et sa légitimité, dans la bouche de Max (François Cluzet)  : « C'est pas parce qu'on a été potes pendant vingt ans qu'on est obligés de le rester ! ». Le titre annonce bien la tonalité du film qui est à la fois rêveur et positif. Le groupe a connu des hauts et des bas, mais il réussit à se reformer comme au bon vieux temps. De nouveaux arrivants prennent place au sein de ce petit monde, et leur intégration est plutôt réussie.

Diptyque tragi-comique

Ce qui permet au film de fonctionner non pas comme un « second » mais plutôt comme une entité à part, c'est la distance que Guillaume Canet a su prendre avec le premier : le registre est sensiblement différent et une plus grande place est faite à la comédie. Le deuxième film ose donner une nouvelle dimension aux personnages et évite ainsi de trop patiner. Les deux films forment un diptyque : il se referment l'un sur l'autre et Nous finirons ensemble se rend indispensable aux Petits mouchoirs.

En défruinitive, une bonne comédie à voir avec qui vous aimez !

Claire Massot

Claire Massot

Je suis tombée dans le cinéma quand j'étais petite, grâce à mes parents qui m'ont poussée dedans. À force des films du mercredi après-midi, des films en famille du week-end, j'ai pris goût à découvrir de nouveaux univers, de nouvelles histoires et de nouveaux personnages. Désormais étudiante en prépa littéraire option cinéma, c'est naturellement que l'idée d'écrire sur des films s'est imposée à moi. J'aime les films indépendants, car ils sont généralement assez éloignés des codes et de la classification par genre dont on abuse (un peu trop) souvent. J'affectionne tout particulièrement les films français, car la richesse et la diversité des œuvres qui sont créées chaque année donne chaque jour une forme nouvelle au septième art.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

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