fbpx

« 2028. La Terre souffre en raison d’une crise d’énergie majeure. Tous les regards et espoirs sont tournés vers une mission à bord d’une station spatiale internationale nommée Cloverfield. À son bord, l’accélérateur de particules Shepard est testé. Après une tentative de lancement de la machine, une surcharge se produit. Suite à cet incident, les scientifiques de la mission découvrent que la Terre a disparu, et que d’autres événements étranges se produisent au sein de la station. »

En 2008, la sortie de « Cloverfield », film de SF found footage produit par JJ Abrahams, s’est faite en grandes pompes grâce à une BA assez énigmatique, mais qui donnait envie et a permis au film de s’offrir un petit succès dans les salles. Alors que personne ne prédisait une suite, « 10 Cloverfield Lane » débarque à la surprise générale en 2016, après une petite BA dévoilée seulement 2 mois avant sa sortie et en changeant complètement le ton et le style du film qui devint un huis-clos des plus réussi. Et c’est alors qu’en plein milieu du Super Bowl 2018, la saga « Cloverfield » surprend une nouvelle fois son monde par le biais de Netflix cette fois. La plateforme présente la BA du nouveau film de la saga qui sera disponible… le soir même, avec encore une fois une ambiance qui s’annonce très différente des 2 autres !! Bonne manière de buzzer efficacement mais derrière le coup com réussi, ne faut-il pas un film qui tienne la route ?

Pour des raisons pratiques, j’ai abrégé les titres des films. « 10 Cloverfield Lane » sera « 10CL » et « The Cloverfield Paradox » sera juste « Paradox ».

La naissance du « Clover-universe »

Alors oui, je sais, le terme est mal choisi, mais que voulez-vous, c’est à la mode…
Tout comme son prédécesseur, « Paradox » tient plus du fils spirituel de ses aînés que d’une véritable suite. Le film est à nouveau assez différent des autres, tout en gardant cette similarité si particulière qui nous rappelle ce petit je-ne-sais-quoi de cloverfieldesque, clins d’œil évidents mis à part. Une nouvelle fois tourné sous un autre nom (comme ce fut le cas pour « 10 CL »), il semble que JJ Abrahams s’amuse à jouer avec ces films pour en faire de véritables coups de pub, leur offrant une tribune bienvenue mais peut-être un peu trop grande pour le cas de « Paradox ». Mais on voit qu’il tient à cette saga et qu’il compte en faire une véritable anthologie, où chaque film a son existence propre et peut se suffire à lui-même, contrairement aux autres produits des « movie-universe » qui pullulent ces dernières années. Et personnellement, j’adhère complètement à ce concept !!

The Cloverfield Paradox

La station « Cloverfield » © Netflix

L’idée de permettre à quelques réalisateurs d’avoir le champ libre pour tester leur mise en scène et leur scénario sur des titres estampillés « Cloverfield » est très bonne ! Elle est bien plus pertinente que d’imposer des suites ou des stand-alone tous reliés les uns aux autres, ce qui nuit souvent à la continuité de l’ensemble (coucou MCU ^^). Comme ils ne sont pas directement connectés entre eux, les problèmes de scénario de l’un ne risquent pas vraiment d’impacter les autres.
Malheureusement, le fait de faire partie d’une même saga est un avantage comme un inconvénient. L’échec d’un film possédant la marque « Cloverfield » risque de se répercuter sur les autres même s’ils n’ont rien à voir avec lui. Et bien que les 2 premiers aient plutôt été bien reçus, « Paradox » a été victime de son coup de pub en s’attirant bien trop de regards malveillants sur lui, alors qu’il aurait mérité de se construire tout doucement une fanbase dans l’ombre… Du coup, il s’est vite fait bien fait dézingué par tout le monde, tué dans l’œuf, sans lui laisser la moindre chance et c’est bien dommage…

Des événements paradoxalement familiers

Mais bon, je digresse un peu donc concentrons-nous sur le film. On est ici dans un contexte purement SF. Un équipage tentant une expérience très dangereuse dans l’espace pour sauver leur monde, qui va malheureusement mal tourner et provoquer une succession de problèmes qui mettra l’équipage en danger. Il faut bien l’admettre, le scénario de « Paradox » est tout sauf original et, sur le papier, sent méchamment le réchauffé… Force est de constater que le film se noie sous toutes ses influences tirées de diverses œuvres très connues (« Sphere » pour ne citer que lui… si vous ne l’avez pas vu regardez-le !!) et les quelques éléments qu’il apporte de lui-même sont parfois trop étranges ou trop mal amenés pour qu’on les accepte sans lever un sourcil. Ce sentiment permanent de déjà-vu retire un point au film qui perd par conséquent sa dose d’originalité…

The Cloverfield Paradox

Le docteur Jensen, personnage troublant © Netflix

Mais ῝originalité῝ n’est pas forcément signe de ῝qualité῝ et « Paradox » en a tout de même quelques-unes ! Bien que le scénario soit convenu, les situations qu’on nous présente sont assez inattendues et marquantes. On rentre facilement en empathie avec l’équipage, surtout connaissant la situation sur Terre qu’ils cherchent à améliorer. Les passages sur notre belle planète bleue ont d’ailleurs été beaucoup critiqués, injustement selon moi. Ils servent en effet à nous rendre compte de la situation à un niveau ῝normal῝ et de prendre conscience des répercussions dues à ce qu’il se passe sur la station. Un point de vue à échelle humaine, qui nous fait craindre le pire pour ceux restés sur Terre en plus de l’équipage. On retrouve donc cette idée d’hommes et de femmes ordinaires qui affrontent une menace qui les dépasse (« Cloverfield »), auquel s’ajoute ce sentiment de claustrophobie sous tension permanente (« 10CL »). Là où « Paradox » pèche, c’est qu’il applique à merveille la formule des 2 premiers films mais sans vraiment apporter sa patte propre, hormis le fait de se passer dans l’espace, contexte purement SF comme je le disais.

Du beau monde dans les étoiles

L’un des points forts du film est incontestablement le panel d’acteurs et actrices qui composent l’équipage du vaisseau. Parmi cette galerie de personnages, on retrouve des gens dont le nom nous échappe souvent mais dont les têtes sont bien connues (Gugu Mbatha-Raw, Zhang Ziyi, Daniel Brühl et Elizabeth Debicki pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs assez agréable de voir que la saga laisse le champ libre à ces acteurs qui sont souvent dans l’ombre des grands noms pour leurs autres films. D’autant qu’ils n’ont pas grand-chose à prouver, leur talent étant déjà bien connu des cinéphiles/sériephiles. Mais même s’ils jouent tous très bien dans le film, je trouve qu’ils sont un peu sous-exploités au profit du récit, alors que de nombreux moments se veulent très émotionnels dans ce long-métrage.

The Cloverfield Paradox

L’équipage © Netflix

Côté réal, c’est Julius Onah qui s’y colle, un jeune réalisateur qui profite du projet de JJ Abrahams pour faire ses armes. Et bien qu’il soit un bon metteur en scène, il faut reconnaître que le tout est très académique. On se limite à des caméras tremblantes lors des moments de tension, des gros plans sur les visages lors des parties émotions et il filme très souvent en plans débullés (filmés de travers pour donner une impression de malaise) ce qui est d’ailleurs un des reproches principaux de ses détracteurs, que je trouve plutôt injustes sur ce coup. Côté musique, c’est sympathique sans plus, mais l’ambiance sonore reste assez réussie dans l’ensemble.

Bref, « The Cloverfield Paradox » est un film victime d’un coup de pub trop gros pour lui, qui doit s’apprécier pour ce qu’il est : comme un petit film de SF sympathique et intéressant, faisant partie d’une belle saga !

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

"2028. La Terre souffre en raison d'une crise d'énergie majeure. Tous les regards et espoirs sont tournés vers une mission à bord d'une station spatiale internationale nommée Cloverfield. À son bord, l'accélérateur de particules Shepard est testé. Après une tentative de lancement de la machine, une surcharge se produit. Suite à cet incident, les scientifiques de la mission découvrent que la Terre a disparu, et que d'autres événements étranges se produisent au sein de la station."

En 2008, la sortie de « Cloverfield », film de SF found footage produit par JJ Abrahams, s’est faite en grandes pompes grâce à une BA assez énigmatique, mais qui donnait envie et a permis au film de s’offrir un petit succès dans les salles. Alors que personne ne prédisait une suite, « 10 Cloverfield Lane » débarque à la surprise générale en 2016, après une petite BA dévoilée seulement 2 mois avant sa sortie et en changeant complètement le ton et le style du film qui devint un huis-clos des plus réussi. Et c’est alors qu’en plein milieu du Super Bowl 2018, la saga « Cloverfield » surprend une nouvelle fois son monde par le biais de Netflix cette fois. La plateforme présente la BA du nouveau film de la saga qui sera disponible… le soir même, avec encore une fois une ambiance qui s’annonce très différente des 2 autres !! Bonne manière de buzzer efficacement mais derrière le coup com réussi, ne faut-il pas un film qui tienne la route ?

Pour des raisons pratiques, j’ai abrégé les titres des films. « 10 Cloverfield Lane » sera « 10CL » et « The Cloverfield Paradox » sera juste « Paradox ».

La naissance du « Clover-universe »

Alors oui, je sais, le terme est mal choisi, mais que voulez-vous, c’est à la mode…
Tout comme son prédécesseur, « Paradox » tient plus du fils spirituel de ses aînés que d’une véritable suite. Le film est à nouveau assez différent des autres, tout en gardant cette similarité si particulière qui nous rappelle ce petit je-ne-sais-quoi de cloverfieldesque, clins d’œil évidents mis à part. Une nouvelle fois tourné sous un autre nom (comme ce fut le cas pour « 10 CL »), il semble que JJ Abrahams s’amuse à jouer avec ces films pour en faire de véritables coups de pub, leur offrant une tribune bienvenue mais peut-être un peu trop grande pour le cas de « Paradox ». Mais on voit qu’il tient à cette saga et qu’il compte en faire une véritable anthologie, où chaque film a son existence propre et peut se suffire à lui-même, contrairement aux autres produits des « movie-universe » qui pullulent ces dernières années. Et personnellement, j’adhère complètement à ce concept !!

The Cloverfield Paradox

La station "Cloverfield" © Netflix

L’idée de permettre à quelques réalisateurs d’avoir le champ libre pour tester leur mise en scène et leur scénario sur des titres estampillés « Cloverfield » est très bonne ! Elle est bien plus pertinente que d’imposer des suites ou des stand-alone tous reliés les uns aux autres, ce qui nuit souvent à la continuité de l’ensemble (coucou MCU ^^). Comme ils ne sont pas directement connectés entre eux, les problèmes de scénario de l’un ne risquent pas vraiment d’impacter les autres.
Malheureusement, le fait de faire partie d’une même saga est un avantage comme un inconvénient. L’échec d’un film possédant la marque « Cloverfield » risque de se répercuter sur les autres même s’ils n’ont rien à voir avec lui. Et bien que les 2 premiers aient plutôt été bien reçus, « Paradox » a été victime de son coup de pub en s’attirant bien trop de regards malveillants sur lui, alors qu’il aurait mérité de se construire tout doucement une fanbase dans l’ombre… Du coup, il s’est vite fait bien fait dézingué par tout le monde, tué dans l’œuf, sans lui laisser la moindre chance et c’est bien dommage…

Des événements paradoxalement familiers

Mais bon, je digresse un peu donc concentrons-nous sur le film. On est ici dans un contexte purement SF. Un équipage tentant une expérience très dangereuse dans l’espace pour sauver leur monde, qui va malheureusement mal tourner et provoquer une succession de problèmes qui mettra l’équipage en danger. Il faut bien l’admettre, le scénario de « Paradox » est tout sauf original et, sur le papier, sent méchamment le réchauffé… Force est de constater que le film se noie sous toutes ses influences tirées de diverses œuvres très connues (« Sphere » pour ne citer que lui… si vous ne l’avez pas vu regardez-le !!) et les quelques éléments qu’il apporte de lui-même sont parfois trop étranges ou trop mal amenés pour qu’on les accepte sans lever un sourcil. Ce sentiment permanent de déjà-vu retire un point au film qui perd par conséquent sa dose d’originalité…

The Cloverfield Paradox

Le docteur Jensen, personnage troublant © Netflix

Mais ῝originalité῝ n’est pas forcément signe de ῝qualité῝ et « Paradox » en a tout de même quelques-unes ! Bien que le scénario soit convenu, les situations qu’on nous présente sont assez inattendues et marquantes. On rentre facilement en empathie avec l’équipage, surtout connaissant la situation sur Terre qu’ils cherchent à améliorer. Les passages sur notre belle planète bleue ont d’ailleurs été beaucoup critiqués, injustement selon moi. Ils servent en effet à nous rendre compte de la situation à un niveau ῝normal῝ et de prendre conscience des répercussions dues à ce qu’il se passe sur la station. Un point de vue à échelle humaine, qui nous fait craindre le pire pour ceux restés sur Terre en plus de l’équipage. On retrouve donc cette idée d’hommes et de femmes ordinaires qui affrontent une menace qui les dépasse (« Cloverfield »), auquel s’ajoute ce sentiment de claustrophobie sous tension permanente (« 10CL »). Là où « Paradox » pèche, c’est qu’il applique à merveille la formule des 2 premiers films mais sans vraiment apporter sa patte propre, hormis le fait de se passer dans l’espace, contexte purement SF comme je le disais.

Du beau monde dans les étoiles

L’un des points forts du film est incontestablement le panel d’acteurs et actrices qui composent l’équipage du vaisseau. Parmi cette galerie de personnages, on retrouve des gens dont le nom nous échappe souvent mais dont les têtes sont bien connues (Gugu Mbatha-Raw, Zhang Ziyi, Daniel Brühl et Elizabeth Debicki pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs assez agréable de voir que la saga laisse le champ libre à ces acteurs qui sont souvent dans l’ombre des grands noms pour leurs autres films. D’autant qu’ils n’ont pas grand-chose à prouver, leur talent étant déjà bien connu des cinéphiles/sériephiles. Mais même s’ils jouent tous très bien dans le film, je trouve qu’ils sont un peu sous-exploités au profit du récit, alors que de nombreux moments se veulent très émotionnels dans ce long-métrage.

The Cloverfield Paradox

L'équipage © Netflix

Côté réal, c’est Julius Onah qui s’y colle, un jeune réalisateur qui profite du projet de JJ Abrahams pour faire ses armes. Et bien qu’il soit un bon metteur en scène, il faut reconnaître que le tout est très académique. On se limite à des caméras tremblantes lors des moments de tension, des gros plans sur les visages lors des parties émotions et il filme très souvent en plans débullés (filmés de travers pour donner une impression de malaise) ce qui est d’ailleurs un des reproches principaux de ses détracteurs, que je trouve plutôt injustes sur ce coup. Côté musique, c’est sympathique sans plus, mais l’ambiance sonore reste assez réussie dans l’ensemble.

Bref, « The Cloverfield Paradox » est un film victime d’un coup de pub trop gros pour lui, qui doit s’apprécier pour ce qu’il est : comme un petit film de SF sympathique et intéressant, faisant partie d’une belle saga !

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

"2028. La Terre souffre en raison d'une crise d'énergie majeure. Tous les regards et espoirs sont tournés vers une mission à bord d'une station spatiale internationale nommée Cloverfield. À son bord, l'accélérateur de particules Shepard est testé. Après une tentative de lancement de la machine, une surcharge se produit. Suite à cet incident, les scientifiques de la mission découvrent que la Terre a disparu, et que d'autres événements étranges se produisent au sein de la station."

En 2008, la sortie de « Cloverfield », film de SF found footage produit par JJ Abrahams, s’est faite en grandes pompes grâce à une BA assez énigmatique, mais qui donnait envie et a permis au film de s’offrir un petit succès dans les salles. Alors que personne ne prédisait une suite, « 10 Cloverfield Lane » débarque à la surprise générale en 2016, après une petite BA dévoilée seulement 2 mois avant sa sortie et en changeant complètement le ton et le style du film qui devint un huis-clos des plus réussi. Et c’est alors qu’en plein milieu du Super Bowl 2018, la saga « Cloverfield » surprend une nouvelle fois son monde par le biais de Netflix cette fois. La plateforme présente la BA du nouveau film de la saga qui sera disponible… le soir même, avec encore une fois une ambiance qui s’annonce très différente des 2 autres !! Bonne manière de buzzer efficacement mais derrière le coup com réussi, ne faut-il pas un film qui tienne la route ?

Pour des raisons pratiques, j’ai abrégé les titres des films. « 10 Cloverfield Lane » sera « 10CL » et « The Cloverfield Paradox » sera juste « Paradox ».

La naissance du « Clover-universe »

Alors oui, je sais, le terme est mal choisi, mais que voulez-vous, c’est à la mode…
Tout comme son prédécesseur, « Paradox » tient plus du fils spirituel de ses aînés que d’une véritable suite. Le film est à nouveau assez différent des autres, tout en gardant cette similarité si particulière qui nous rappelle ce petit je-ne-sais-quoi de cloverfieldesque, clins d’œil évidents mis à part. Une nouvelle fois tourné sous un autre nom (comme ce fut le cas pour « 10 CL »), il semble que JJ Abrahams s’amuse à jouer avec ces films pour en faire de véritables coups de pub, leur offrant une tribune bienvenue mais peut-être un peu trop grande pour le cas de « Paradox ». Mais on voit qu’il tient à cette saga et qu’il compte en faire une véritable anthologie, où chaque film a son existence propre et peut se suffire à lui-même, contrairement aux autres produits des « movie-universe » qui pullulent ces dernières années. Et personnellement, j’adhère complètement à ce concept !!

The Cloverfield Paradox

La station "Cloverfield" © Netflix

L’idée de permettre à quelques réalisateurs d’avoir le champ libre pour tester leur mise en scène et leur scénario sur des titres estampillés « Cloverfield » est très bonne ! Elle est bien plus pertinente que d’imposer des suites ou des stand-alone tous reliés les uns aux autres, ce qui nuit souvent à la continuité de l’ensemble (coucou MCU ^^). Comme ils ne sont pas directement connectés entre eux, les problèmes de scénario de l’un ne risquent pas vraiment d’impacter les autres.
Malheureusement, le fait de faire partie d’une même saga est un avantage comme un inconvénient. L’échec d’un film possédant la marque « Cloverfield » risque de se répercuter sur les autres même s’ils n’ont rien à voir avec lui. Et bien que les 2 premiers aient plutôt été bien reçus, « Paradox » a été victime de son coup de pub en s’attirant bien trop de regards malveillants sur lui, alors qu’il aurait mérité de se construire tout doucement une fanbase dans l’ombre… Du coup, il s’est vite fait bien fait dézingué par tout le monde, tué dans l’œuf, sans lui laisser la moindre chance et c’est bien dommage…

Des événements paradoxalement familiers

Mais bon, je digresse un peu donc concentrons-nous sur le film. On est ici dans un contexte purement SF. Un équipage tentant une expérience très dangereuse dans l’espace pour sauver leur monde, qui va malheureusement mal tourner et provoquer une succession de problèmes qui mettra l’équipage en danger. Il faut bien l’admettre, le scénario de « Paradox » est tout sauf original et, sur le papier, sent méchamment le réchauffé… Force est de constater que le film se noie sous toutes ses influences tirées de diverses œuvres très connues (« Sphere » pour ne citer que lui… si vous ne l’avez pas vu regardez-le !!) et les quelques éléments qu’il apporte de lui-même sont parfois trop étranges ou trop mal amenés pour qu’on les accepte sans lever un sourcil. Ce sentiment permanent de déjà-vu retire un point au film qui perd par conséquent sa dose d’originalité…

The Cloverfield Paradox

Le docteur Jensen, personnage troublant © Netflix

Mais ῝originalité῝ n’est pas forcément signe de ῝qualité῝ et « Paradox » en a tout de même quelques-unes ! Bien que le scénario soit convenu, les situations qu’on nous présente sont assez inattendues et marquantes. On rentre facilement en empathie avec l’équipage, surtout connaissant la situation sur Terre qu’ils cherchent à améliorer. Les passages sur notre belle planète bleue ont d’ailleurs été beaucoup critiqués, injustement selon moi. Ils servent en effet à nous rendre compte de la situation à un niveau ῝normal῝ et de prendre conscience des répercussions dues à ce qu’il se passe sur la station. Un point de vue à échelle humaine, qui nous fait craindre le pire pour ceux restés sur Terre en plus de l’équipage. On retrouve donc cette idée d’hommes et de femmes ordinaires qui affrontent une menace qui les dépasse (« Cloverfield »), auquel s’ajoute ce sentiment de claustrophobie sous tension permanente (« 10CL »). Là où « Paradox » pèche, c’est qu’il applique à merveille la formule des 2 premiers films mais sans vraiment apporter sa patte propre, hormis le fait de se passer dans l’espace, contexte purement SF comme je le disais.

Du beau monde dans les étoiles

L’un des points forts du film est incontestablement le panel d’acteurs et actrices qui composent l’équipage du vaisseau. Parmi cette galerie de personnages, on retrouve des gens dont le nom nous échappe souvent mais dont les têtes sont bien connues (Gugu Mbatha-Raw, Zhang Ziyi, Daniel Brühl et Elizabeth Debicki pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs assez agréable de voir que la saga laisse le champ libre à ces acteurs qui sont souvent dans l’ombre des grands noms pour leurs autres films. D’autant qu’ils n’ont pas grand-chose à prouver, leur talent étant déjà bien connu des cinéphiles/sériephiles. Mais même s’ils jouent tous très bien dans le film, je trouve qu’ils sont un peu sous-exploités au profit du récit, alors que de nombreux moments se veulent très émotionnels dans ce long-métrage.

The Cloverfield Paradox

L'équipage © Netflix

Côté réal, c’est Julius Onah qui s’y colle, un jeune réalisateur qui profite du projet de JJ Abrahams pour faire ses armes. Et bien qu’il soit un bon metteur en scène, il faut reconnaître que le tout est très académique. On se limite à des caméras tremblantes lors des moments de tension, des gros plans sur les visages lors des parties émotions et il filme très souvent en plans débullés (filmés de travers pour donner une impression de malaise) ce qui est d’ailleurs un des reproches principaux de ses détracteurs, que je trouve plutôt injustes sur ce coup. Côté musique, c’est sympathique sans plus, mais l’ambiance sonore reste assez réussie dans l’ensemble.

Bref, « The Cloverfield Paradox » est un film victime d’un coup de pub trop gros pour lui, qui doit s’apprécier pour ce qu’il est : comme un petit film de SF sympathique et intéressant, faisant partie d’une belle saga !

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

"2028. La Terre souffre en raison d'une crise d'énergie majeure. Tous les regards et espoirs sont tournés vers une mission à bord d'une station spatiale internationale nommée Cloverfield. À son bord, l'accélérateur de particules Shepard est testé. Après une tentative de lancement de la machine, une surcharge se produit. Suite à cet incident, les scientifiques de la mission découvrent que la Terre a disparu, et que d'autres événements étranges se produisent au sein de la station."

En 2008, la sortie de « Cloverfield », film de SF found footage produit par JJ Abrahams, s’est faite en grandes pompes grâce à une BA assez énigmatique, mais qui donnait envie et a permis au film de s’offrir un petit succès dans les salles. Alors que personne ne prédisait une suite, « 10 Cloverfield Lane » débarque à la surprise générale en 2016, après une petite BA dévoilée seulement 2 mois avant sa sortie et en changeant complètement le ton et le style du film qui devint un huis-clos des plus réussi. Et c’est alors qu’en plein milieu du Super Bowl 2018, la saga « Cloverfield » surprend une nouvelle fois son monde par le biais de Netflix cette fois. La plateforme présente la BA du nouveau film de la saga qui sera disponible… le soir même, avec encore une fois une ambiance qui s’annonce très différente des 2 autres !! Bonne manière de buzzer efficacement mais derrière le coup com réussi, ne faut-il pas un film qui tienne la route ?

Pour des raisons pratiques, j’ai abrégé les titres des films. « 10 Cloverfield Lane » sera « 10CL » et « The Cloverfield Paradox » sera juste « Paradox ».

La naissance du « Clover-universe »

Alors oui, je sais, le terme est mal choisi, mais que voulez-vous, c’est à la mode…
Tout comme son prédécesseur, « Paradox » tient plus du fils spirituel de ses aînés que d’une véritable suite. Le film est à nouveau assez différent des autres, tout en gardant cette similarité si particulière qui nous rappelle ce petit je-ne-sais-quoi de cloverfieldesque, clins d’œil évidents mis à part. Une nouvelle fois tourné sous un autre nom (comme ce fut le cas pour « 10 CL »), il semble que JJ Abrahams s’amuse à jouer avec ces films pour en faire de véritables coups de pub, leur offrant une tribune bienvenue mais peut-être un peu trop grande pour le cas de « Paradox ». Mais on voit qu’il tient à cette saga et qu’il compte en faire une véritable anthologie, où chaque film a son existence propre et peut se suffire à lui-même, contrairement aux autres produits des « movie-universe » qui pullulent ces dernières années. Et personnellement, j’adhère complètement à ce concept !!

The Cloverfield Paradox

La station "Cloverfield" © Netflix

L’idée de permettre à quelques réalisateurs d’avoir le champ libre pour tester leur mise en scène et leur scénario sur des titres estampillés « Cloverfield » est très bonne ! Elle est bien plus pertinente que d’imposer des suites ou des stand-alone tous reliés les uns aux autres, ce qui nuit souvent à la continuité de l’ensemble (coucou MCU ^^). Comme ils ne sont pas directement connectés entre eux, les problèmes de scénario de l’un ne risquent pas vraiment d’impacter les autres.
Malheureusement, le fait de faire partie d’une même saga est un avantage comme un inconvénient. L’échec d’un film possédant la marque « Cloverfield » risque de se répercuter sur les autres même s’ils n’ont rien à voir avec lui. Et bien que les 2 premiers aient plutôt été bien reçus, « Paradox » a été victime de son coup de pub en s’attirant bien trop de regards malveillants sur lui, alors qu’il aurait mérité de se construire tout doucement une fanbase dans l’ombre… Du coup, il s’est vite fait bien fait dézingué par tout le monde, tué dans l’œuf, sans lui laisser la moindre chance et c’est bien dommage…

Des événements paradoxalement familiers

Mais bon, je digresse un peu donc concentrons-nous sur le film. On est ici dans un contexte purement SF. Un équipage tentant une expérience très dangereuse dans l’espace pour sauver leur monde, qui va malheureusement mal tourner et provoquer une succession de problèmes qui mettra l’équipage en danger. Il faut bien l’admettre, le scénario de « Paradox » est tout sauf original et, sur le papier, sent méchamment le réchauffé… Force est de constater que le film se noie sous toutes ses influences tirées de diverses œuvres très connues (« Sphere » pour ne citer que lui… si vous ne l’avez pas vu regardez-le !!) et les quelques éléments qu’il apporte de lui-même sont parfois trop étranges ou trop mal amenés pour qu’on les accepte sans lever un sourcil. Ce sentiment permanent de déjà-vu retire un point au film qui perd par conséquent sa dose d’originalité…

The Cloverfield Paradox

Le docteur Jensen, personnage troublant © Netflix

Mais ῝originalité῝ n’est pas forcément signe de ῝qualité῝ et « Paradox » en a tout de même quelques-unes ! Bien que le scénario soit convenu, les situations qu’on nous présente sont assez inattendues et marquantes. On rentre facilement en empathie avec l’équipage, surtout connaissant la situation sur Terre qu’ils cherchent à améliorer. Les passages sur notre belle planète bleue ont d’ailleurs été beaucoup critiqués, injustement selon moi. Ils servent en effet à nous rendre compte de la situation à un niveau ῝normal῝ et de prendre conscience des répercussions dues à ce qu’il se passe sur la station. Un point de vue à échelle humaine, qui nous fait craindre le pire pour ceux restés sur Terre en plus de l’équipage. On retrouve donc cette idée d’hommes et de femmes ordinaires qui affrontent une menace qui les dépasse (« Cloverfield »), auquel s’ajoute ce sentiment de claustrophobie sous tension permanente (« 10CL »). Là où « Paradox » pèche, c’est qu’il applique à merveille la formule des 2 premiers films mais sans vraiment apporter sa patte propre, hormis le fait de se passer dans l’espace, contexte purement SF comme je le disais.

Du beau monde dans les étoiles

L’un des points forts du film est incontestablement le panel d’acteurs et actrices qui composent l’équipage du vaisseau. Parmi cette galerie de personnages, on retrouve des gens dont le nom nous échappe souvent mais dont les têtes sont bien connues (Gugu Mbatha-Raw, Zhang Ziyi, Daniel Brühl et Elizabeth Debicki pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs assez agréable de voir que la saga laisse le champ libre à ces acteurs qui sont souvent dans l’ombre des grands noms pour leurs autres films. D’autant qu’ils n’ont pas grand-chose à prouver, leur talent étant déjà bien connu des cinéphiles/sériephiles. Mais même s’ils jouent tous très bien dans le film, je trouve qu’ils sont un peu sous-exploités au profit du récit, alors que de nombreux moments se veulent très émotionnels dans ce long-métrage.

The Cloverfield Paradox

L'équipage © Netflix

Côté réal, c’est Julius Onah qui s’y colle, un jeune réalisateur qui profite du projet de JJ Abrahams pour faire ses armes. Et bien qu’il soit un bon metteur en scène, il faut reconnaître que le tout est très académique. On se limite à des caméras tremblantes lors des moments de tension, des gros plans sur les visages lors des parties émotions et il filme très souvent en plans débullés (filmés de travers pour donner une impression de malaise) ce qui est d’ailleurs un des reproches principaux de ses détracteurs, que je trouve plutôt injustes sur ce coup. Côté musique, c’est sympathique sans plus, mais l’ambiance sonore reste assez réussie dans l’ensemble.

Bref, « The Cloverfield Paradox » est un film victime d’un coup de pub trop gros pour lui, qui doit s’apprécier pour ce qu’il est : comme un petit film de SF sympathique et intéressant, faisant partie d’une belle saga !

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

"2028. La Terre souffre en raison d'une crise d'énergie majeure. Tous les regards et espoirs sont tournés vers une mission à bord d'une station spatiale internationale nommée Cloverfield. À son bord, l'accélérateur de particules Shepard est testé. Après une tentative de lancement de la machine, une surcharge se produit. Suite à cet incident, les scientifiques de la mission découvrent que la Terre a disparu, et que d'autres événements étranges se produisent au sein de la station."

En 2008, la sortie de « Cloverfield », film de SF found footage produit par JJ Abrahams, s’est faite en grandes pompes grâce à une BA assez énigmatique, mais qui donnait envie et a permis au film de s’offrir un petit succès dans les salles. Alors que personne ne prédisait une suite, « 10 Cloverfield Lane » débarque à la surprise générale en 2016, après une petite BA dévoilée seulement 2 mois avant sa sortie et en changeant complètement le ton et le style du film qui devint un huis-clos des plus réussi. Et c’est alors qu’en plein milieu du Super Bowl 2018, la saga « Cloverfield » surprend une nouvelle fois son monde par le biais de Netflix cette fois. La plateforme présente la BA du nouveau film de la saga qui sera disponible… le soir même, avec encore une fois une ambiance qui s’annonce très différente des 2 autres !! Bonne manière de buzzer efficacement mais derrière le coup com réussi, ne faut-il pas un film qui tienne la route ?

Pour des raisons pratiques, j’ai abrégé les titres des films. « 10 Cloverfield Lane » sera « 10CL » et « The Cloverfield Paradox » sera juste « Paradox ».

La naissance du « Clover-universe »

Alors oui, je sais, le terme est mal choisi, mais que voulez-vous, c’est à la mode…
Tout comme son prédécesseur, « Paradox » tient plus du fils spirituel de ses aînés que d’une véritable suite. Le film est à nouveau assez différent des autres, tout en gardant cette similarité si particulière qui nous rappelle ce petit je-ne-sais-quoi de cloverfieldesque, clins d’œil évidents mis à part. Une nouvelle fois tourné sous un autre nom (comme ce fut le cas pour « 10 CL »), il semble que JJ Abrahams s’amuse à jouer avec ces films pour en faire de véritables coups de pub, leur offrant une tribune bienvenue mais peut-être un peu trop grande pour le cas de « Paradox ». Mais on voit qu’il tient à cette saga et qu’il compte en faire une véritable anthologie, où chaque film a son existence propre et peut se suffire à lui-même, contrairement aux autres produits des « movie-universe » qui pullulent ces dernières années. Et personnellement, j’adhère complètement à ce concept !!

The Cloverfield Paradox

La station "Cloverfield" © Netflix

L’idée de permettre à quelques réalisateurs d’avoir le champ libre pour tester leur mise en scène et leur scénario sur des titres estampillés « Cloverfield » est très bonne ! Elle est bien plus pertinente que d’imposer des suites ou des stand-alone tous reliés les uns aux autres, ce qui nuit souvent à la continuité de l’ensemble (coucou MCU ^^). Comme ils ne sont pas directement connectés entre eux, les problèmes de scénario de l’un ne risquent pas vraiment d’impacter les autres.
Malheureusement, le fait de faire partie d’une même saga est un avantage comme un inconvénient. L’échec d’un film possédant la marque « Cloverfield » risque de se répercuter sur les autres même s’ils n’ont rien à voir avec lui. Et bien que les 2 premiers aient plutôt été bien reçus, « Paradox » a été victime de son coup de pub en s’attirant bien trop de regards malveillants sur lui, alors qu’il aurait mérité de se construire tout doucement une fanbase dans l’ombre… Du coup, il s’est vite fait bien fait dézingué par tout le monde, tué dans l’œuf, sans lui laisser la moindre chance et c’est bien dommage…

Des événements paradoxalement familiers

Mais bon, je digresse un peu donc concentrons-nous sur le film. On est ici dans un contexte purement SF. Un équipage tentant une expérience très dangereuse dans l’espace pour sauver leur monde, qui va malheureusement mal tourner et provoquer une succession de problèmes qui mettra l’équipage en danger. Il faut bien l’admettre, le scénario de « Paradox » est tout sauf original et, sur le papier, sent méchamment le réchauffé… Force est de constater que le film se noie sous toutes ses influences tirées de diverses œuvres très connues (« Sphere » pour ne citer que lui… si vous ne l’avez pas vu regardez-le !!) et les quelques éléments qu’il apporte de lui-même sont parfois trop étranges ou trop mal amenés pour qu’on les accepte sans lever un sourcil. Ce sentiment permanent de déjà-vu retire un point au film qui perd par conséquent sa dose d’originalité…

The Cloverfield Paradox

Le docteur Jensen, personnage troublant © Netflix

Mais ῝originalité῝ n’est pas forcément signe de ῝qualité῝ et « Paradox » en a tout de même quelques-unes ! Bien que le scénario soit convenu, les situations qu’on nous présente sont assez inattendues et marquantes. On rentre facilement en empathie avec l’équipage, surtout connaissant la situation sur Terre qu’ils cherchent à améliorer. Les passages sur notre belle planète bleue ont d’ailleurs été beaucoup critiqués, injustement selon moi. Ils servent en effet à nous rendre compte de la situation à un niveau ῝normal῝ et de prendre conscience des répercussions dues à ce qu’il se passe sur la station. Un point de vue à échelle humaine, qui nous fait craindre le pire pour ceux restés sur Terre en plus de l’équipage. On retrouve donc cette idée d’hommes et de femmes ordinaires qui affrontent une menace qui les dépasse (« Cloverfield »), auquel s’ajoute ce sentiment de claustrophobie sous tension permanente (« 10CL »). Là où « Paradox » pèche, c’est qu’il applique à merveille la formule des 2 premiers films mais sans vraiment apporter sa patte propre, hormis le fait de se passer dans l’espace, contexte purement SF comme je le disais.

Du beau monde dans les étoiles

L’un des points forts du film est incontestablement le panel d’acteurs et actrices qui composent l’équipage du vaisseau. Parmi cette galerie de personnages, on retrouve des gens dont le nom nous échappe souvent mais dont les têtes sont bien connues (Gugu Mbatha-Raw, Zhang Ziyi, Daniel Brühl et Elizabeth Debicki pour ne citer qu’eux). C’est d’ailleurs assez agréable de voir que la saga laisse le champ libre à ces acteurs qui sont souvent dans l’ombre des grands noms pour leurs autres films. D’autant qu’ils n’ont pas grand-chose à prouver, leur talent étant déjà bien connu des cinéphiles/sériephiles. Mais même s’ils jouent tous très bien dans le film, je trouve qu’ils sont un peu sous-exploités au profit du récit, alors que de nombreux moments se veulent très émotionnels dans ce long-métrage.

The Cloverfield Paradox

L'équipage © Netflix

Côté réal, c’est Julius Onah qui s’y colle, un jeune réalisateur qui profite du projet de JJ Abrahams pour faire ses armes. Et bien qu’il soit un bon metteur en scène, il faut reconnaître que le tout est très académique. On se limite à des caméras tremblantes lors des moments de tension, des gros plans sur les visages lors des parties émotions et il filme très souvent en plans débullés (filmés de travers pour donner une impression de malaise) ce qui est d’ailleurs un des reproches principaux de ses détracteurs, que je trouve plutôt injustes sur ce coup. Côté musique, c’est sympathique sans plus, mais l’ambiance sonore reste assez réussie dans l’ensemble.

Bref, « The Cloverfield Paradox » est un film victime d’un coup de pub trop gros pour lui, qui doit s’apprécier pour ce qu’il est : comme un petit film de SF sympathique et intéressant, faisant partie d’une belle saga !

Maxime

Maxime

Digne représentant de la génération Y, j’ai été conditionné par le visionnage des blockbusters à pop-corn et du cinéma indépendant bien glauque des 90s. C’est en apprenant la façon dont le cinéma fonctionne que j’ai commencé à me passionner pour cet art. J’aime tous les styles, mais j’avoue volontiers un penchant pour la SF, surtout quand elle porte un message. On me décrit comme quelqu’un qui aime partager ses idées, comme on partage un ananas trop gros pour être mangé seul.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?