The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Pourquoi voir The Greatest Showman ?

Quand on regarde The Greatest Showman, on pense inévitablement à Freaks, la Monstrueuse Parade, pour ces humains aux caractéristiques étonnantes, comme le nain, l’homme-chien, le géant ou encore la femme à Barbe. Et donc on pense différence et tolérance. Et puis on pense à Moulin Rouge de Baz Lurhmann pour l’humeur pop-rock ascendant steam-punk des tableaux musicaux ancrés dans un style XIXème carrément réussi.

En effet le film jouit d’une jolie reconstitution d’époque auquel il adjoint une photographie de qualité et une patine moderne qui fait son petit effet. Outre l’esthétique très agréable du film, on a également un gros travail de chef opérateur : les caméras virevoltent et voltigent comme des acrobates autour de chorégraphies énergiques et modernes qui nous emportent à chaque fois, menées par des personnages très fédérateurs.

Sans surprise, Hugh Jackman est tout à fait à sa place et conduit le film avec brio, secondé par Zac Efron. Lui ne fait pas avancer le récit mais il a le mérite d’afficher son joli minois et de faire le job comme dans High School Musical. Si je vous dis ça c’est qu’en vrai, la véritable star du film, c’est la BO. Royale, incandescente, unanime, du genre à mettre tout le monde d’accord, et à figurer parmi les nommés aux Oscars en 2018 ! Dommage, ce n’est pas le cas. Et c’est d’autant plus dommage que ça aurait été l’un des seuls que le film pourra être en mesure de rafler, car le reste n’en fait malheureusement pas un chef d’œuvre de cinéma.

Un film trop lisse ?

En effet, moins pour s’attarder sur la genèse du spectacle moderne que pour produire un véritable show musical, The Greatest Showman a fait le parti pris de passer sous silence de nombreuses péripéties à grands renforts de raccourcis scénaristiques, au profit d’un formidable spectacle visuel et sonore. C’est assez troublant car on a beaucoup de rythme, mais c’est aussi très souvent au détriment de l’intensité dramatique : on se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes trop rapidement introduites pour en saisir toute la sève dramatique. Alors oui, le film s’oublie un peu, comme si on avait pensé les scènes musicales comme des clips, et qu’on avait arrogé un semblant d’histoire autour pour lui donner du sens, ce dont il manque assez.

Et vous savez quoi ? On s’en fout. Parce le spectacle qui se déroule sous nos yeux suffit à combler nos mirettes et que le travail effectué sur les scènes musicales est juste démentiel.

 

Copyright Twentieth Century Fox France | Hugh Jackman

Le spectacle comme seule vérité

Mais là où le film est vraiment malin, c’est dans sa liberté de s’affranchir de la critique, et dans sa promotion du spectacle comme seule et unique vérité. Et c’est un ton qu’il assume tout du long avec beaucoup de cohérence, comme par exemple avec l’incorporation dans le récit d’un critique acerbe. Un homme du grand monde, bourré de snobisme, pourfendeur de l’élitisme artistique faisant face à un engouement populaire sans conteste pour cette nouvelle forme de divertissement jugée vulgaire et dénuée d’intelligence. Vous la sentez la mise en abyme ?

C’est d’ailleurs assez drôle de confronter la note presse Allociné à la note spectateur pour ce film, étonnamment très éloignées : 2,7 contre 4,5 : l’éternel conflit entre le rationnel et le spontané. Le spécialiste et le profane. Sauf qu’à l’arrivée : Vox Populi.

C’est donc logiquement à mon tour de m’effacer derrière la critique, de mettre de côté mes certitudes cinéphiles, et de m’abandonner à l’évidence. Car oui, The Greatest Showman n’est pas un film, en tout cas pas au sens où l’entend la communauté cinéphile. Mais c’est un spectacle de chaque instant. Fluide, inspirationnel et marquant. Du genre à vous filer des frissons, et à faire applaudir toute une salle au générique, comme la mienne devant ce film. C’est aussi ça qu’on appelle, un moment de cinéma.

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Pourquoi voir The Greatest Showman ?

Quand on regarde The Greatest Showman, on pense inévitablement à Freaks, la Monstrueuse Parade, pour ces humains aux caractéristiques étonnantes, comme le nain, l’homme-chien, le géant ou encore la femme à Barbe. Et donc on pense différence et tolérance. Et puis on pense à Moulin Rouge de Baz Lurhmann pour l’humeur pop-rock ascendant steam-punk des tableaux musicaux ancrés dans un style XIXème carrément réussi.

En effet le film jouit d’une jolie reconstitution d’époque auquel il adjoint une photographie de qualité et une patine moderne qui fait son petit effet. Outre l’esthétique très agréable du film, on a également un gros travail de chef opérateur : les caméras virevoltent et voltigent comme des acrobates autour de chorégraphies énergiques et modernes qui nous emportent à chaque fois, menées par des personnages très fédérateurs.

Sans surprise, Hugh Jackman est tout à fait à sa place et conduit le film avec brio, secondé par Zac Efron. Lui ne fait pas avancer le récit mais il a le mérite d’afficher son joli minois et de faire le job comme dans High School Musical. Si je vous dis ça c’est qu’en vrai, la véritable star du film, c'est la BO. Royale, incandescente, unanime, du genre à mettre tout le monde d’accord, et à figurer parmi les nommés aux Oscars en 2018 ! Dommage, ce n'est pas le cas. Et c’est d'autant plus dommage que ça aurait été l’un des seuls que le film pourra être en mesure de rafler, car le reste n’en fait malheureusement pas un chef d’œuvre de cinéma.

Un film trop lisse ?

En effet, moins pour s’attarder sur la genèse du spectacle moderne que pour produire un véritable show musical, The Greatest Showman a fait le parti pris de passer sous silence de nombreuses péripéties à grands renforts de raccourcis scénaristiques, au profit d'un formidable spectacle visuel et sonore. C’est assez troublant car on a beaucoup de rythme, mais c’est aussi très souvent au détriment de l’intensité dramatique : on se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes trop rapidement introduites pour en saisir toute la sève dramatique. Alors oui, le film s'oublie un peu, comme si on avait pensé les scènes musicales comme des clips, et qu'on avait arrogé un semblant d'histoire autour pour lui donner du sens, ce dont il manque assez.

Et vous savez quoi ? On s’en fout. Parce le spectacle qui se déroule sous nos yeux suffit à combler nos mirettes et que le travail effectué sur les scènes musicales est juste démentiel.

 

Copyright Twentieth Century Fox France | Hugh Jackman

Le spectacle comme seule vérité

Mais là où le film est vraiment malin, c’est dans sa liberté de s’affranchir de la critique, et dans sa promotion du spectacle comme seule et unique vérité. Et c’est un ton qu’il assume tout du long avec beaucoup de cohérence, comme par exemple avec l'incorporation dans le récit d’un critique acerbe. Un homme du grand monde, bourré de snobisme, pourfendeur de l'élitisme artistique faisant face à un engouement populaire sans conteste pour cette nouvelle forme de divertissement jugée vulgaire et dénuée d’intelligence. Vous la sentez la mise en abyme ?

C’est d’ailleurs assez drôle de confronter la note presse Allociné à la note spectateur pour ce film, étonnamment très éloignées : 2,7 contre 4,5 : l’éternel conflit entre le rationnel et le spontané. Le spécialiste et le profane. Sauf qu’à l’arrivée : Vox Populi.

C’est donc logiquement à mon tour de m'effacer derrière la critique, de mettre de côté mes certitudes cinéphiles, et de m'abandonner à l'évidence. Car oui, The Greatest Showman n'est pas un film, en tout cas pas au sens où l’entend la communauté cinéphile. Mais c’est un spectacle de chaque instant. Fluide, inspirationnel et marquant. Du genre à vous filer des frissons, et à faire applaudir toute une salle au générique, comme la mienne devant ce film. C’est aussi ça qu’on appelle, un moment de cinéma.

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Pourquoi voir The Greatest Showman ?

Quand on regarde The Greatest Showman, on pense inévitablement à Freaks, la Monstrueuse Parade, pour ces humains aux caractéristiques étonnantes, comme le nain, l’homme-chien, le géant ou encore la femme à Barbe. Et donc on pense différence et tolérance. Et puis on pense à Moulin Rouge de Baz Lurhmann pour l’humeur pop-rock ascendant steam-punk des tableaux musicaux ancrés dans un style XIXème carrément réussi.

En effet le film jouit d’une jolie reconstitution d’époque auquel il adjoint une photographie de qualité et une patine moderne qui fait son petit effet. Outre l’esthétique très agréable du film, on a également un gros travail de chef opérateur : les caméras virevoltent et voltigent comme des acrobates autour de chorégraphies énergiques et modernes qui nous emportent à chaque fois, menées par des personnages très fédérateurs.

Sans surprise, Hugh Jackman est tout à fait à sa place et conduit le film avec brio, secondé par Zac Efron. Lui ne fait pas avancer le récit mais il a le mérite d’afficher son joli minois et de faire le job comme dans High School Musical. Si je vous dis ça c’est qu’en vrai, la véritable star du film, c'est la BO. Royale, incandescente, unanime, du genre à mettre tout le monde d’accord, et à figurer parmi les nommés aux Oscars en 2018 ! Dommage, ce n'est pas le cas. Et c’est d'autant plus dommage que ça aurait été l’un des seuls que le film pourra être en mesure de rafler, car le reste n’en fait malheureusement pas un chef d’œuvre de cinéma.

Un film trop lisse ?

En effet, moins pour s’attarder sur la genèse du spectacle moderne que pour produire un véritable show musical, The Greatest Showman a fait le parti pris de passer sous silence de nombreuses péripéties à grands renforts de raccourcis scénaristiques, au profit d'un formidable spectacle visuel et sonore. C’est assez troublant car on a beaucoup de rythme, mais c’est aussi très souvent au détriment de l’intensité dramatique : on se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes trop rapidement introduites pour en saisir toute la sève dramatique. Alors oui, le film s'oublie un peu, comme si on avait pensé les scènes musicales comme des clips, et qu'on avait arrogé un semblant d'histoire autour pour lui donner du sens, ce dont il manque assez.

Et vous savez quoi ? On s’en fout. Parce le spectacle qui se déroule sous nos yeux suffit à combler nos mirettes et que le travail effectué sur les scènes musicales est juste démentiel.

 

Copyright Twentieth Century Fox France | Hugh Jackman

Le spectacle comme seule vérité

Mais là où le film est vraiment malin, c’est dans sa liberté de s’affranchir de la critique, et dans sa promotion du spectacle comme seule et unique vérité. Et c’est un ton qu’il assume tout du long avec beaucoup de cohérence, comme par exemple avec l'incorporation dans le récit d’un critique acerbe. Un homme du grand monde, bourré de snobisme, pourfendeur de l'élitisme artistique faisant face à un engouement populaire sans conteste pour cette nouvelle forme de divertissement jugée vulgaire et dénuée d’intelligence. Vous la sentez la mise en abyme ?

C’est d’ailleurs assez drôle de confronter la note presse Allociné à la note spectateur pour ce film, étonnamment très éloignées : 2,7 contre 4,5 : l’éternel conflit entre le rationnel et le spontané. Le spécialiste et le profane. Sauf qu’à l’arrivée : Vox Populi.

C’est donc logiquement à mon tour de m'effacer derrière la critique, de mettre de côté mes certitudes cinéphiles, et de m'abandonner à l'évidence. Car oui, The Greatest Showman n'est pas un film, en tout cas pas au sens où l’entend la communauté cinéphile. Mais c’est un spectacle de chaque instant. Fluide, inspirationnel et marquant. Du genre à vous filer des frissons, et à faire applaudir toute une salle au générique, comme la mienne devant ce film. C’est aussi ça qu’on appelle, un moment de cinéma.

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Nationalité

Année de sortie

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Pourquoi voir The Greatest Showman ?

Quand on regarde The Greatest Showman, on pense inévitablement à Freaks, la Monstrueuse Parade, pour ces humains aux caractéristiques étonnantes, comme le nain, l’homme-chien, le géant ou encore la femme à Barbe. Et donc on pense différence et tolérance. Et puis on pense à Moulin Rouge de Baz Lurhmann pour l’humeur pop-rock ascendant steam-punk des tableaux musicaux ancrés dans un style XIXème carrément réussi.

En effet le film jouit d’une jolie reconstitution d’époque auquel il adjoint une photographie de qualité et une patine moderne qui fait son petit effet. Outre l’esthétique très agréable du film, on a également un gros travail de chef opérateur : les caméras virevoltent et voltigent comme des acrobates autour de chorégraphies énergiques et modernes qui nous emportent à chaque fois, menées par des personnages très fédérateurs.

Sans surprise, Hugh Jackman est tout à fait à sa place et conduit le film avec brio, secondé par Zac Efron. Lui ne fait pas avancer le récit mais il a le mérite d’afficher son joli minois et de faire le job comme dans High School Musical. Si je vous dis ça c’est qu’en vrai, la véritable star du film, c'est la BO. Royale, incandescente, unanime, du genre à mettre tout le monde d’accord, et à figurer parmi les nommés aux Oscars en 2018 ! Dommage, ce n'est pas le cas. Et c’est d'autant plus dommage que ça aurait été l’un des seuls que le film pourra être en mesure de rafler, car le reste n’en fait malheureusement pas un chef d’œuvre de cinéma.

Un film trop lisse ?

En effet, moins pour s’attarder sur la genèse du spectacle moderne que pour produire un véritable show musical, The Greatest Showman a fait le parti pris de passer sous silence de nombreuses péripéties à grands renforts de raccourcis scénaristiques, au profit d'un formidable spectacle visuel et sonore. C’est assez troublant car on a beaucoup de rythme, mais c’est aussi très souvent au détriment de l’intensité dramatique : on se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes trop rapidement introduites pour en saisir toute la sève dramatique. Alors oui, le film s'oublie un peu, comme si on avait pensé les scènes musicales comme des clips, et qu'on avait arrogé un semblant d'histoire autour pour lui donner du sens, ce dont il manque assez.

Et vous savez quoi ? On s’en fout. Parce le spectacle qui se déroule sous nos yeux suffit à combler nos mirettes et que le travail effectué sur les scènes musicales est juste démentiel.

 

Copyright Twentieth Century Fox France | Hugh Jackman

Le spectacle comme seule vérité

Mais là où le film est vraiment malin, c’est dans sa liberté de s’affranchir de la critique, et dans sa promotion du spectacle comme seule et unique vérité. Et c’est un ton qu’il assume tout du long avec beaucoup de cohérence, comme par exemple avec l'incorporation dans le récit d’un critique acerbe. Un homme du grand monde, bourré de snobisme, pourfendeur de l'élitisme artistique faisant face à un engouement populaire sans conteste pour cette nouvelle forme de divertissement jugée vulgaire et dénuée d’intelligence. Vous la sentez la mise en abyme ?

C’est d’ailleurs assez drôle de confronter la note presse Allociné à la note spectateur pour ce film, étonnamment très éloignées : 2,7 contre 4,5 : l’éternel conflit entre le rationnel et le spontané. Le spécialiste et le profane. Sauf qu’à l’arrivée : Vox Populi.

C’est donc logiquement à mon tour de m'effacer derrière la critique, de mettre de côté mes certitudes cinéphiles, et de m'abandonner à l'évidence. Car oui, The Greatest Showman n'est pas un film, en tout cas pas au sens où l’entend la communauté cinéphile. Mais c’est un spectacle de chaque instant. Fluide, inspirationnel et marquant. Du genre à vous filer des frissons, et à faire applaudir toute une salle au générique, comme la mienne devant ce film. C’est aussi ça qu’on appelle, un moment de cinéma.

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Pourquoi voir The Greatest Showman ?

Quand on regarde The Greatest Showman, on pense inévitablement à Freaks, la Monstrueuse Parade, pour ces humains aux caractéristiques étonnantes, comme le nain, l’homme-chien, le géant ou encore la femme à Barbe. Et donc on pense différence et tolérance. Et puis on pense à Moulin Rouge de Baz Lurhmann pour l’humeur pop-rock ascendant steam-punk des tableaux musicaux ancrés dans un style XIXème carrément réussi.

En effet le film jouit d’une jolie reconstitution d’époque auquel il adjoint une photographie de qualité et une patine moderne qui fait son petit effet. Outre l’esthétique très agréable du film, on a également un gros travail de chef opérateur : les caméras virevoltent et voltigent comme des acrobates autour de chorégraphies énergiques et modernes qui nous emportent à chaque fois, menées par des personnages très fédérateurs.

Sans surprise, Hugh Jackman est tout à fait à sa place et conduit le film avec brio, secondé par Zac Efron. Lui ne fait pas avancer le récit mais il a le mérite d’afficher son joli minois et de faire le job comme dans High School Musical. Si je vous dis ça c’est qu’en vrai, la véritable star du film, c'est la BO. Royale, incandescente, unanime, du genre à mettre tout le monde d’accord, et à figurer parmi les nommés aux Oscars en 2018 ! Dommage, ce n'est pas le cas. Et c’est d'autant plus dommage que ça aurait été l’un des seuls que le film pourra être en mesure de rafler, car le reste n’en fait malheureusement pas un chef d’œuvre de cinéma.

Un film trop lisse ?

En effet, moins pour s’attarder sur la genèse du spectacle moderne que pour produire un véritable show musical, The Greatest Showman a fait le parti pris de passer sous silence de nombreuses péripéties à grands renforts de raccourcis scénaristiques, au profit d'un formidable spectacle visuel et sonore. C’est assez troublant car on a beaucoup de rythme, mais c’est aussi très souvent au détriment de l’intensité dramatique : on se retrouve ainsi avec de nombreuses scènes trop rapidement introduites pour en saisir toute la sève dramatique. Alors oui, le film s'oublie un peu, comme si on avait pensé les scènes musicales comme des clips, et qu'on avait arrogé un semblant d'histoire autour pour lui donner du sens, ce dont il manque assez.

Et vous savez quoi ? On s’en fout. Parce le spectacle qui se déroule sous nos yeux suffit à combler nos mirettes et que le travail effectué sur les scènes musicales est juste démentiel.

 

Copyright Twentieth Century Fox France | Hugh Jackman

Le spectacle comme seule vérité

Mais là où le film est vraiment malin, c’est dans sa liberté de s’affranchir de la critique, et dans sa promotion du spectacle comme seule et unique vérité. Et c’est un ton qu’il assume tout du long avec beaucoup de cohérence, comme par exemple avec l'incorporation dans le récit d’un critique acerbe. Un homme du grand monde, bourré de snobisme, pourfendeur de l'élitisme artistique faisant face à un engouement populaire sans conteste pour cette nouvelle forme de divertissement jugée vulgaire et dénuée d’intelligence. Vous la sentez la mise en abyme ?

C’est d’ailleurs assez drôle de confronter la note presse Allociné à la note spectateur pour ce film, étonnamment très éloignées : 2,7 contre 4,5 : l’éternel conflit entre le rationnel et le spontané. Le spécialiste et le profane. Sauf qu’à l’arrivée : Vox Populi.

C’est donc logiquement à mon tour de m'effacer derrière la critique, de mettre de côté mes certitudes cinéphiles, et de m'abandonner à l'évidence. Car oui, The Greatest Showman n'est pas un film, en tout cas pas au sens où l’entend la communauté cinéphile. Mais c’est un spectacle de chaque instant. Fluide, inspirationnel et marquant. Du genre à vous filer des frissons, et à faire applaudir toute une salle au générique, comme la mienne devant ce film. C’est aussi ça qu’on appelle, un moment de cinéma.

Clément Fonty

Clément Fonty

J’ai attrapé le virus des salles obscures pendant mon adolescence, une étrange maladie qui ne m’a jamais quitté depuis… Une passion que j’ai concrétisée avec un blog de critiques en 2012, avant de rejoindre l’équipe de Fruits Qu’on Fit pour faire le plein de vitamines en équipe ! Toujours pressé – tel un citron – et curieux de nature, je suis attiré par tous les genres cinématographiques, et suis également un fondu de séries ! Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?