Le documentaire, consacré à la chanteuse tragiquement disparue en 2012 n’est pas, comme certains l’ont affirmé, un reportage indiscret sur le destin contraire de Whitney Houston.  C’est un vrai document, qui penche vers la fiction malgré des images d’archives, avec un scénario en béton, une évocation historique des affrontements raciaux aux Etats-Unis, et des mises en perspectives intéressantes sur les métiers de chanteuse et d’actrice. Une sorte de réflexion sur la condition de star dont Whitney est un tragique exemple. On attend donc le futur biopic qui sera, sans nul doute, plus réaliste que ce documentaire hybride.

UNE AUTRE EPOQUE

Habitués que nous sommes au format de la téléréalité, à l’usage répété de l’autofiction, nous avons oublié cette période d’avant Internet, Instagram et autres Twitter, au cours de laquelle la carrière de Whitney Houston fut à son apogée. Le documentaire se charge donc d’un cours d’histoire accéléré avec des images d’archives hétéroclites qui nous replongent de façon efficace 40 ans en arrière. Cette partie est intéressante car elle démocratise l’accès au documentaire, notamment pour les plus jeunes.

UN SUCCÈS RÉSULTANT D’UN TRAVAIL ACHARNE

Si Whitney Houston était célèbre c’était grâce à sa voix, son talent, ses interprétations, ses concerts et ses rôles au cinéma. De sa personnalité, de son vivant, on ne connaissait que peu de choses, principalement des rumeurs circulaient à son sujet car comme Mickaël Jackson elle fut très vite l’objet de curiosités malsaines.

L’accent du documentaire est d’abord mis sur son travail, sur le temps de formation qu’elle a suivi pour arriver à son rang de star mondiale. Pas de mystère : elle doit son succès à une discipline de fer, l’arrêt de cette dernière signera sa chute. Whitney Houston c’était une machine de guerre, une grande travailleuse, une perfectionniste. Du moins au début de sa carrière.

UNE INTERPRÉTATION DES IMAGES ET DES FAITS

Dans ce documentaire, il ne faut pas prendre toutes les images d’archives et tout ce qui est dit pour argent comptant. The show must go on. Whitney était bonne chanteuse et bonne actrice. Ce que vous allez voir est donc une reconstitution, une déduction, une interprétation des indices un peu à la façon dont procèdent les médecins légistes face à un crime mystérieux. Donc tout est vrai et rien n’est vrai dans Whitney. En fait tout est de l’ordre du possible.

Il n’y a qu’un seul point de vue : extérieur, celui de la famille et des collaborateurs.

whitney un documentaire troublant de la star

Copyright ARP Sélection – Whitney Houston – Whitney

 

LE MYSTÈRE WHITNEY

L’on voit très peu l’intéressée répondre de son vivant aux questions qu’elle suscitait. C’est dommage car Whitney quand on la laissait s’exprimer n’avait pas sa langue dans sa poche : moment d’anthologie quand elle se justifie de ne pas prendre de crack parce que c’est trop bon marché ou quand elle dévoile comment se déroule la drague à Hollywood.

Son staff voyait là des erreurs de communication alors qu’elle était simplement une rebelle en train de faire comprendre à l’interviewer que oui, elle se drogue mais avec des produits de qualité et chers et que oui, toute célèbre qu’elle soit elle restait une femme devant gérer la libido de ses collègues.

Les interviewers ne la ménageaient pas de son vivant : on lui demandait si elle avait des rapports sexuels et avec qui, si elle était gay, on la confrontait à son père gisant sur un lit d’hôpital et lui réclamant de l’argent. Whitney répondait à chaque fois de façon cash ou à côté avec classe, délivrant sa « vérité » ce qui contribuait à brouiller encore plus les cartes. Le documentaire ne la ménage pas maintenant qu’elle est décédée avec des affirmations comme quoi elle aimait trop le sexe au point d’avoir besoin d’un vibro ou d’une prétendue agression sexuelle dans l’enfance. Aucun moyen de vérifier si ces témoignages ne relèvent pas du fantasme, de la recherche d’une publicité ou d’une mauvaise interprétation des faits.

UN DOCU DRAMA

A son insu ou non, Kevin Mac Donald a réussi à créer, plus qu’un documentaire, une œuvre de fiction intéressante en mode cathartique. Tout est parfaitement scénarisé, impeccablement monté, un vrai film de genre, un bon produit cinématographique : le public se délecte de toute façon de ces stories de stars déchues.

La dimension tragique est donc souvent mise en avant au détriment de la vérité factuelle mais il ne pourrait en être autrement : il est impossible de cerner Whitney. C’était vraiment une star, une vraie étoile, selon certains brillant de trop de feux pour ne pas se consumer.

UNE SUPERNOVA ?

De même que lorsque l’on contemple les étoiles, nous ne pouvons qu’en percevoir l’éclat, ces dernières se situant à des années lumières.

C’est ce qui se passe dans Whitney où nous comprenons très vite que les secrets de l’étoile ont disparus avec elle.

A voir pour comprendre, dans notre société où chacun rêve de son quart d’heure de célébrité, qu’être une star n’est pas donné à tout le monde et qu’on même y laisser sa peau.

 

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Le documentaire, consacré à la chanteuse tragiquement disparue en 2012 n’est pas, comme certains l’ont affirmé, un reportage indiscret sur le destin contraire de Whitney Houston.  C’est un vrai document, qui penche vers la fiction malgré des images d’archives, avec un scénario en béton, une évocation historique des affrontements raciaux aux Etats-Unis, et des mises en perspectives intéressantes sur les métiers de chanteuse et d’actrice. Une sorte de réflexion sur la condition de star dont Whitney est un tragique exemple. On attend donc le futur biopic qui sera, sans nul doute, plus réaliste que ce documentaire hybride.

UNE AUTRE EPOQUE

Habitués que nous sommes au format de la téléréalité, à l’usage répété de l’autofiction, nous avons oublié cette période d’avant Internet, Instagram et autres Twitter, au cours de laquelle la carrière de Whitney Houston fut à son apogée. Le documentaire se charge donc d’un cours d’histoire accéléré avec des images d’archives hétéroclites qui nous replongent de façon efficace 40 ans en arrière. Cette partie est intéressante car elle démocratise l’accès au documentaire, notamment pour les plus jeunes.

UN SUCCÈS RÉSULTANT D’UN TRAVAIL ACHARNE

Si Whitney Houston était célèbre c’était grâce à sa voix, son talent, ses interprétations, ses concerts et ses rôles au cinéma. De sa personnalité, de son vivant, on ne connaissait que peu de choses, principalement des rumeurs circulaient à son sujet car comme Mickaël Jackson elle fut très vite l’objet de curiosités malsaines.

L’accent du documentaire est d’abord mis sur son travail, sur le temps de formation qu’elle a suivi pour arriver à son rang de star mondiale. Pas de mystère : elle doit son succès à une discipline de fer, l’arrêt de cette dernière signera sa chute. Whitney Houston c’était une machine de guerre, une grande travailleuse, une perfectionniste. Du moins au début de sa carrière.

UNE INTERPRÉTATION DES IMAGES ET DES FAITS

Dans ce documentaire, il ne faut pas prendre toutes les images d’archives et tout ce qui est dit pour argent comptant. The show must go on. Whitney était bonne chanteuse et bonne actrice. Ce que vous allez voir est donc une reconstitution, une déduction, une interprétation des indices un peu à la façon dont procèdent les médecins légistes face à un crime mystérieux. Donc tout est vrai et rien n’est vrai dans Whitney. En fait tout est de l’ordre du possible.

Il n’y a qu’un seul point de vue : extérieur, celui de la famille et des collaborateurs.

whitney un documentaire troublant de la star

Copyright ARP Sélection - Whitney Houston - Whitney

 

LE MYSTÈRE WHITNEY

L’on voit très peu l’intéressée répondre de son vivant aux questions qu’elle suscitait. C’est dommage car Whitney quand on la laissait s’exprimer n’avait pas sa langue dans sa poche : moment d’anthologie quand elle se justifie de ne pas prendre de crack parce que c’est trop bon marché ou quand elle dévoile comment se déroule la drague à Hollywood.

Son staff voyait là des erreurs de communication alors qu’elle était simplement une rebelle en train de faire comprendre à l’interviewer que oui, elle se drogue mais avec des produits de qualité et chers et que oui, toute célèbre qu’elle soit elle restait une femme devant gérer la libido de ses collègues.

Les interviewers ne la ménageaient pas de son vivant : on lui demandait si elle avait des rapports sexuels et avec qui, si elle était gay, on la confrontait à son père gisant sur un lit d’hôpital et lui réclamant de l’argent. Whitney répondait à chaque fois de façon cash ou à côté avec classe, délivrant sa « vérité » ce qui contribuait à brouiller encore plus les cartes. Le documentaire ne la ménage pas maintenant qu’elle est décédée avec des affirmations comme quoi elle aimait trop le sexe au point d’avoir besoin d’un vibro ou d’une prétendue agression sexuelle dans l’enfance. Aucun moyen de vérifier si ces témoignages ne relèvent pas du fantasme, de la recherche d’une publicité ou d’une mauvaise interprétation des faits.

UN DOCU DRAMA

A son insu ou non, Kevin Mac Donald a réussi à créer, plus qu’un documentaire, une œuvre de fiction intéressante en mode cathartique. Tout est parfaitement scénarisé, impeccablement monté, un vrai film de genre, un bon produit cinématographique : le public se délecte de toute façon de ces stories de stars déchues.

La dimension tragique est donc souvent mise en avant au détriment de la vérité factuelle mais il ne pourrait en être autrement : il est impossible de cerner Whitney. C’était vraiment une star, une vraie étoile, selon certains brillant de trop de feux pour ne pas se consumer.

UNE SUPERNOVA ?

De même que lorsque l’on contemple les étoiles, nous ne pouvons qu’en percevoir l’éclat, ces dernières se situant à des années lumières.

C’est ce qui se passe dans Whitney où nous comprenons très vite que les secrets de l’étoile ont disparus avec elle.

A voir pour comprendre, dans notre société où chacun rêve de son quart d’heure de célébrité, qu’être une star n’est pas donné à tout le monde et qu’on même y laisser sa peau.

 

Nathalie Morgado

Nathalie Morgado

http://galeriemoi.over-blog.com/

Moi c’est Nathalie Morg ! Petite comme une myrtille, mais avec de grandes idées dans la tête ! C’est bien simple, je déteste l’ennui. Alors je suis pigiste spécialisée en art contemporain, écrivain franco-suisse, scénariste, j’anime un compte instagram dédié à l’art contemporain et aux galeries, je suis animatrice d’ateliers d’écriture, productrice et auteur de 4 romans. Parisienne d’adoption résolument Rive Gauche, je suis obligée de traverser la Seine pour voir mes amis qui par esprit de contradiction, vivent tous Rive Droite.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Le documentaire, consacré à la chanteuse tragiquement disparue en 2012 n’est pas, comme certains l’ont affirmé, un reportage indiscret sur le destin contraire de Whitney Houston.  C’est un vrai document, qui penche vers la fiction malgré des images d’archives, avec un scénario en béton, une évocation historique des affrontements raciaux aux Etats-Unis, et des mises en perspectives intéressantes sur les métiers de chanteuse et d’actrice. Une sorte de réflexion sur la condition de star dont Whitney est un tragique exemple. On attend donc le futur biopic qui sera, sans nul doute, plus réaliste que ce documentaire hybride.

UNE AUTRE EPOQUE

Habitués que nous sommes au format de la téléréalité, à l’usage répété de l’autofiction, nous avons oublié cette période d’avant Internet, Instagram et autres Twitter, au cours de laquelle la carrière de Whitney Houston fut à son apogée. Le documentaire se charge donc d’un cours d’histoire accéléré avec des images d’archives hétéroclites qui nous replongent de façon efficace 40 ans en arrière. Cette partie est intéressante car elle démocratise l’accès au documentaire, notamment pour les plus jeunes.

UN SUCCÈS RÉSULTANT D’UN TRAVAIL ACHARNE

Si Whitney Houston était célèbre c’était grâce à sa voix, son talent, ses interprétations, ses concerts et ses rôles au cinéma. De sa personnalité, de son vivant, on ne connaissait que peu de choses, principalement des rumeurs circulaient à son sujet car comme Mickaël Jackson elle fut très vite l’objet de curiosités malsaines.

L’accent du documentaire est d’abord mis sur son travail, sur le temps de formation qu’elle a suivi pour arriver à son rang de star mondiale. Pas de mystère : elle doit son succès à une discipline de fer, l’arrêt de cette dernière signera sa chute. Whitney Houston c’était une machine de guerre, une grande travailleuse, une perfectionniste. Du moins au début de sa carrière.

UNE INTERPRÉTATION DES IMAGES ET DES FAITS

Dans ce documentaire, il ne faut pas prendre toutes les images d’archives et tout ce qui est dit pour argent comptant. The show must go on. Whitney était bonne chanteuse et bonne actrice. Ce que vous allez voir est donc une reconstitution, une déduction, une interprétation des indices un peu à la façon dont procèdent les médecins légistes face à un crime mystérieux. Donc tout est vrai et rien n’est vrai dans Whitney. En fait tout est de l’ordre du possible.

Il n’y a qu’un seul point de vue : extérieur, celui de la famille et des collaborateurs.

whitney un documentaire troublant de la star

Copyright ARP Sélection - Whitney Houston - Whitney

 

LE MYSTÈRE WHITNEY

L’on voit très peu l’intéressée répondre de son vivant aux questions qu’elle suscitait. C’est dommage car Whitney quand on la laissait s’exprimer n’avait pas sa langue dans sa poche : moment d’anthologie quand elle se justifie de ne pas prendre de crack parce que c’est trop bon marché ou quand elle dévoile comment se déroule la drague à Hollywood.

Son staff voyait là des erreurs de communication alors qu’elle était simplement une rebelle en train de faire comprendre à l’interviewer que oui, elle se drogue mais avec des produits de qualité et chers et que oui, toute célèbre qu’elle soit elle restait une femme devant gérer la libido de ses collègues.

Les interviewers ne la ménageaient pas de son vivant : on lui demandait si elle avait des rapports sexuels et avec qui, si elle était gay, on la confrontait à son père gisant sur un lit d’hôpital et lui réclamant de l’argent. Whitney répondait à chaque fois de façon cash ou à côté avec classe, délivrant sa « vérité » ce qui contribuait à brouiller encore plus les cartes. Le documentaire ne la ménage pas maintenant qu’elle est décédée avec des affirmations comme quoi elle aimait trop le sexe au point d’avoir besoin d’un vibro ou d’une prétendue agression sexuelle dans l’enfance. Aucun moyen de vérifier si ces témoignages ne relèvent pas du fantasme, de la recherche d’une publicité ou d’une mauvaise interprétation des faits.

UN DOCU DRAMA

A son insu ou non, Kevin Mac Donald a réussi à créer, plus qu’un documentaire, une œuvre de fiction intéressante en mode cathartique. Tout est parfaitement scénarisé, impeccablement monté, un vrai film de genre, un bon produit cinématographique : le public se délecte de toute façon de ces stories de stars déchues.

La dimension tragique est donc souvent mise en avant au détriment de la vérité factuelle mais il ne pourrait en être autrement : il est impossible de cerner Whitney. C’était vraiment une star, une vraie étoile, selon certains brillant de trop de feux pour ne pas se consumer.

UNE SUPERNOVA ?

De même que lorsque l’on contemple les étoiles, nous ne pouvons qu’en percevoir l’éclat, ces dernières se situant à des années lumières.

C’est ce qui se passe dans Whitney où nous comprenons très vite que les secrets de l’étoile ont disparus avec elle.

A voir pour comprendre, dans notre société où chacun rêve de son quart d’heure de célébrité, qu’être une star n’est pas donné à tout le monde et qu’on même y laisser sa peau.

 

Nathalie Morgado

Nathalie Morgado

http://galeriemoi.over-blog.com/

Moi c’est Nathalie Morg ! Petite comme une myrtille, mais avec de grandes idées dans la tête ! C’est bien simple, je déteste l’ennui. Alors je suis pigiste spécialisée en art contemporain, écrivain franco-suisse, scénariste, j’anime un compte instagram dédié à l’art contemporain et aux galeries, je suis animatrice d’ateliers d’écriture, productrice et auteur de 4 romans. Parisienne d’adoption résolument Rive Gauche, je suis obligée de traverser la Seine pour voir mes amis qui par esprit de contradiction, vivent tous Rive Droite.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

Pas encore rassasiés ?

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Le documentaire, consacré à la chanteuse tragiquement disparue en 2012 n’est pas, comme certains l’ont affirmé, un reportage indiscret sur le destin contraire de Whitney Houston.  C’est un vrai document, qui penche vers la fiction malgré des images d’archives, avec un scénario en béton, une évocation historique des affrontements raciaux aux Etats-Unis, et des mises en perspectives intéressantes sur les métiers de chanteuse et d’actrice. Une sorte de réflexion sur la condition de star dont Whitney est un tragique exemple. On attend donc le futur biopic qui sera, sans nul doute, plus réaliste que ce documentaire hybride.

UNE AUTRE EPOQUE

Habitués que nous sommes au format de la téléréalité, à l’usage répété de l’autofiction, nous avons oublié cette période d’avant Internet, Instagram et autres Twitter, au cours de laquelle la carrière de Whitney Houston fut à son apogée. Le documentaire se charge donc d’un cours d’histoire accéléré avec des images d’archives hétéroclites qui nous replongent de façon efficace 40 ans en arrière. Cette partie est intéressante car elle démocratise l’accès au documentaire, notamment pour les plus jeunes.

UN SUCCÈS RÉSULTANT D’UN TRAVAIL ACHARNE

Si Whitney Houston était célèbre c’était grâce à sa voix, son talent, ses interprétations, ses concerts et ses rôles au cinéma. De sa personnalité, de son vivant, on ne connaissait que peu de choses, principalement des rumeurs circulaient à son sujet car comme Mickaël Jackson elle fut très vite l’objet de curiosités malsaines.

L’accent du documentaire est d’abord mis sur son travail, sur le temps de formation qu’elle a suivi pour arriver à son rang de star mondiale. Pas de mystère : elle doit son succès à une discipline de fer, l’arrêt de cette dernière signera sa chute. Whitney Houston c’était une machine de guerre, une grande travailleuse, une perfectionniste. Du moins au début de sa carrière.

UNE INTERPRÉTATION DES IMAGES ET DES FAITS

Dans ce documentaire, il ne faut pas prendre toutes les images d’archives et tout ce qui est dit pour argent comptant. The show must go on. Whitney était bonne chanteuse et bonne actrice. Ce que vous allez voir est donc une reconstitution, une déduction, une interprétation des indices un peu à la façon dont procèdent les médecins légistes face à un crime mystérieux. Donc tout est vrai et rien n’est vrai dans Whitney. En fait tout est de l’ordre du possible.

Il n’y a qu’un seul point de vue : extérieur, celui de la famille et des collaborateurs.

whitney un documentaire troublant de la star

Copyright ARP Sélection - Whitney Houston - Whitney

 

LE MYSTÈRE WHITNEY

L’on voit très peu l’intéressée répondre de son vivant aux questions qu’elle suscitait. C’est dommage car Whitney quand on la laissait s’exprimer n’avait pas sa langue dans sa poche : moment d’anthologie quand elle se justifie de ne pas prendre de crack parce que c’est trop bon marché ou quand elle dévoile comment se déroule la drague à Hollywood.

Son staff voyait là des erreurs de communication alors qu’elle était simplement une rebelle en train de faire comprendre à l’interviewer que oui, elle se drogue mais avec des produits de qualité et chers et que oui, toute célèbre qu’elle soit elle restait une femme devant gérer la libido de ses collègues.

Les interviewers ne la ménageaient pas de son vivant : on lui demandait si elle avait des rapports sexuels et avec qui, si elle était gay, on la confrontait à son père gisant sur un lit d’hôpital et lui réclamant de l’argent. Whitney répondait à chaque fois de façon cash ou à côté avec classe, délivrant sa « vérité » ce qui contribuait à brouiller encore plus les cartes. Le documentaire ne la ménage pas maintenant qu’elle est décédée avec des affirmations comme quoi elle aimait trop le sexe au point d’avoir besoin d’un vibro ou d’une prétendue agression sexuelle dans l’enfance. Aucun moyen de vérifier si ces témoignages ne relèvent pas du fantasme, de la recherche d’une publicité ou d’une mauvaise interprétation des faits.

UN DOCU DRAMA

A son insu ou non, Kevin Mac Donald a réussi à créer, plus qu’un documentaire, une œuvre de fiction intéressante en mode cathartique. Tout est parfaitement scénarisé, impeccablement monté, un vrai film de genre, un bon produit cinématographique : le public se délecte de toute façon de ces stories de stars déchues.

La dimension tragique est donc souvent mise en avant au détriment de la vérité factuelle mais il ne pourrait en être autrement : il est impossible de cerner Whitney. C’était vraiment une star, une vraie étoile, selon certains brillant de trop de feux pour ne pas se consumer.

UNE SUPERNOVA ?

De même que lorsque l’on contemple les étoiles, nous ne pouvons qu’en percevoir l’éclat, ces dernières se situant à des années lumières.

C’est ce qui se passe dans Whitney où nous comprenons très vite que les secrets de l’étoile ont disparus avec elle.

A voir pour comprendre, dans notre société où chacun rêve de son quart d’heure de célébrité, qu’être une star n’est pas donné à tout le monde et qu’on même y laisser sa peau.

 

Nathalie Morgado

Nathalie Morgado

http://galeriemoi.over-blog.com/

Moi c’est Nathalie Morg ! Petite comme une myrtille, mais avec de grandes idées dans la tête ! C’est bien simple, je déteste l’ennui. Alors je suis pigiste spécialisée en art contemporain, écrivain franco-suisse, scénariste, j’anime un compte instagram dédié à l’art contemporain et aux galeries, je suis animatrice d’ateliers d’écriture, productrice et auteur de 4 romans. Parisienne d’adoption résolument Rive Gauche, je suis obligée de traverser la Seine pour voir mes amis qui par esprit de contradiction, vivent tous Rive Droite.

Fiche technique

Genre

Réalisation

Tête d'affiche

Nationalité

Année de sortie

Le documentaire, consacré à la chanteuse tragiquement disparue en 2012 n’est pas, comme certains l’ont affirmé, un reportage indiscret sur le destin contraire de Whitney Houston.  C’est un vrai document, qui penche vers la fiction malgré des images d’archives, avec un scénario en béton, une évocation historique des affrontements raciaux aux Etats-Unis, et des mises en perspectives intéressantes sur les métiers de chanteuse et d’actrice. Une sorte de réflexion sur la condition de star dont Whitney est un tragique exemple. On attend donc le futur biopic qui sera, sans nul doute, plus réaliste que ce documentaire hybride.

UNE AUTRE EPOQUE

Habitués que nous sommes au format de la téléréalité, à l’usage répété de l’autofiction, nous avons oublié cette période d’avant Internet, Instagram et autres Twitter, au cours de laquelle la carrière de Whitney Houston fut à son apogée. Le documentaire se charge donc d’un cours d’histoire accéléré avec des images d’archives hétéroclites qui nous replongent de façon efficace 40 ans en arrière. Cette partie est intéressante car elle démocratise l’accès au documentaire, notamment pour les plus jeunes.

UN SUCCÈS RÉSULTANT D’UN TRAVAIL ACHARNE

Si Whitney Houston était célèbre c’était grâce à sa voix, son talent, ses interprétations, ses concerts et ses rôles au cinéma. De sa personnalité, de son vivant, on ne connaissait que peu de choses, principalement des rumeurs circulaient à son sujet car comme Mickaël Jackson elle fut très vite l’objet de curiosités malsaines.

L’accent du documentaire est d’abord mis sur son travail, sur le temps de formation qu’elle a suivi pour arriver à son rang de star mondiale. Pas de mystère : elle doit son succès à une discipline de fer, l’arrêt de cette dernière signera sa chute. Whitney Houston c’était une machine de guerre, une grande travailleuse, une perfectionniste. Du moins au début de sa carrière.

UNE INTERPRÉTATION DES IMAGES ET DES FAITS

Dans ce documentaire, il ne faut pas prendre toutes les images d’archives et tout ce qui est dit pour argent comptant. The show must go on. Whitney était bonne chanteuse et bonne actrice. Ce que vous allez voir est donc une reconstitution, une déduction, une interprétation des indices un peu à la façon dont procèdent les médecins légistes face à un crime mystérieux. Donc tout est vrai et rien n’est vrai dans Whitney. En fait tout est de l’ordre du possible.

Il n’y a qu’un seul point de vue : extérieur, celui de la famille et des collaborateurs.

whitney un documentaire troublant de la star

Copyright ARP Sélection - Whitney Houston - Whitney

 

LE MYSTÈRE WHITNEY

L’on voit très peu l’intéressée répondre de son vivant aux questions qu’elle suscitait. C’est dommage car Whitney quand on la laissait s’exprimer n’avait pas sa langue dans sa poche : moment d’anthologie quand elle se justifie de ne pas prendre de crack parce que c’est trop bon marché ou quand elle dévoile comment se déroule la drague à Hollywood.

Son staff voyait là des erreurs de communication alors qu’elle était simplement une rebelle en train de faire comprendre à l’interviewer que oui, elle se drogue mais avec des produits de qualité et chers et que oui, toute célèbre qu’elle soit elle restait une femme devant gérer la libido de ses collègues.

Les interviewers ne la ménageaient pas de son vivant : on lui demandait si elle avait des rapports sexuels et avec qui, si elle était gay, on la confrontait à son père gisant sur un lit d’hôpital et lui réclamant de l’argent. Whitney répondait à chaque fois de façon cash ou à côté avec classe, délivrant sa « vérité » ce qui contribuait à brouiller encore plus les cartes. Le documentaire ne la ménage pas maintenant qu’elle est décédée avec des affirmations comme quoi elle aimait trop le sexe au point d’avoir besoin d’un vibro ou d’une prétendue agression sexuelle dans l’enfance. Aucun moyen de vérifier si ces témoignages ne relèvent pas du fantasme, de la recherche d’une publicité ou d’une mauvaise interprétation des faits.

UN DOCU DRAMA

A son insu ou non, Kevin Mac Donald a réussi à créer, plus qu’un documentaire, une œuvre de fiction intéressante en mode cathartique. Tout est parfaitement scénarisé, impeccablement monté, un vrai film de genre, un bon produit cinématographique : le public se délecte de toute façon de ces stories de stars déchues.

La dimension tragique est donc souvent mise en avant au détriment de la vérité factuelle mais il ne pourrait en être autrement : il est impossible de cerner Whitney. C’était vraiment une star, une vraie étoile, selon certains brillant de trop de feux pour ne pas se consumer.

UNE SUPERNOVA ?

De même que lorsque l’on contemple les étoiles, nous ne pouvons qu’en percevoir l’éclat, ces dernières se situant à des années lumières.

C’est ce qui se passe dans Whitney où nous comprenons très vite que les secrets de l’étoile ont disparus avec elle.

A voir pour comprendre, dans notre société où chacun rêve de son quart d’heure de célébrité, qu’être une star n’est pas donné à tout le monde et qu’on même y laisser sa peau.

 

Nathalie Morgado

Nathalie Morgado

http://galeriemoi.over-blog.com/

Moi c’est Nathalie Morg ! Petite comme une myrtille, mais avec de grandes idées dans la tête ! C’est bien simple, je déteste l’ennui. Alors je suis pigiste spécialisée en art contemporain, écrivain franco-suisse, scénariste, j’anime un compte instagram dédié à l’art contemporain et aux galeries, je suis animatrice d’ateliers d’écriture, productrice et auteur de 4 romans. Parisienne d’adoption résolument Rive Gauche, je suis obligée de traverser la Seine pour voir mes amis qui par esprit de contradiction, vivent tous Rive Droite.

Ça correspond parfaitement à votre envie du moment ? Partagez à vos amis !

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